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rAcadémie Royale de Peinture cjii’en voulait la nouvelle Société. Le triomphe de celle-ci ne pouvait être complet’ qu’à la condition de s’établir sur les ruines fumantes de la vieille Académie en face de qui elle se posait en rivale. Nous n’entendons pas refaire l’historique de cette lutte où l’Académie était destinée à avoir le dessous, mais on n’a pas dit, ou on l’a dit insuffisamment, quel fut le rôle de la Commune des Arts, sans doute parce que jusqu’ici on ne savait que peu de chose de cette Société révolutionnaire, dont l’importance, on ne le voit que trop, fut très réelle dès i 75^0. Restout et David, et Quatremère avec eux, n’auraient pas eu grande puissance s’ils étaient demeurés sans partisans dans les milieux artistiques. Leur force fut dans la création de la Commune des Arts, où ils groupèrent toutes les ambitions, et dont ils se servirent avec beaucoup d’intelligence, d’activité et d’à-propos.
L’Académie de Peinture ne cessa pas un instant de se défendre ou de se faire défendre contre la Commune des Arts en général, et plus particulièrement contre les sourdes attaques des meneurs : Restout et David, et aussi Q^uatremère. Voici, à ce sujet, une lettre très suggestive de Renou, secrétaire de l’Académie de Peinture :
Monsieur le Président,
Vous verrez par les détails de ma lettre que j’écris moins à M. le Président qu’à M.Verniaux. J’ai l’honneur de vous envoyer tout ce que nous avons fait pour éclairer l’Assemblée Constituante. Je vous prie de lire surtout notre nouveau plan de statuts, et V esprit des statuts, où j’ai déduit clairement les raisons de notre régime, qui n’a pour bases que l’ordre et l’émulation. Mais dans un temps d’anarchie, intermédiaire peut-être inévitable, avant d’arriver à une liberté bien ordonnée et soutenue par des lois fermes, parce que dans l’anarchie, dis-je, la moindre règle paroit un attentat à la liberté.