‹ Procès-verbaux des assemblées du juryChapitre 43 sur 46 · DÜ DÉPARTEMENT DE PARIS · texte numérisé non relu

DÜ DÉPARTEMENT DE PARIS

Paris, le 21 janvier 1792.

L’an IV de la liberté.

J’ai l’honneur de vous communiquer MM., l’extrait qui m’a été remis d’une délibération de l’assemblée des artistes qui désire d’obtenir pour ses prochaines séances une des salles de l’Académie de peinture et de sculpture. Cette disposition ne pouvant avoir lieu qu’autant que l’Académie y consentira, je vous prie MM., en cas de refus, d’indiquer à MM. les artistes un local où ils puissent s’assembler pour

DE l’assemblée des COMMISSAIRES AU SALON DE I791 IO7

procéder à la distribution des prix d’encouragements. La disposition de tout autre emplacement dans l’intérieur du Louvre ne pourroit avoir lieu que par une décision du Roi, prise par M. l’Intendant de la liste civile.

Le Ministre de l’Intérieur, Cahier,

P. -S. De la main du ministre. ^

MM. les artistes m’ont exposés verbalement qu’ils sont on ne peut pas plus mal placés aux Cordeliers et que MM. de l’Académie consentent à leur prêter leurs salles. Je voudrois ne point désobliger l’Académie et accorder à MM. les artistes les facilités qu’ils désirent. Je vous prie, MM. de partager mes sentimens et de me faire promptement connoître le résultat de la vérification que vous aurez faite, je verrai alors à prendre un parti.

Le président de l’assemblée des artistes

NON ACADÉMICIENS AU MINISTRE DE l’InTÉRIEUR

Monsieur,

27 janvier 1792.

L’assemblée générale de tous les artistes qui ont exposés leurs ouvrages au Salon de 1791 m’a chargé de nouveau d’avoir l’honneur de vous prier de vouloir bien me faire celui de me dire si elle obtiendra ou non ce qu’elle a demandé par ses commissaires ; il s’agissoit, Monsieur, d’obtenir une des salles de l’Académie pour y tenir les

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PROCÈS-VERBAL DES SÉANCES ET DÉLIBÉRATIONS

assemblées nécessaires aux opérations relatives aux prix d’en cou ragemens.

J’ay l’honneur, etc.

Lefèvre, président.

Rue Saint-Honoré près Saint-Roch,

Café Anglois. ^

Le directoire du département de paris AU MINISTRE DE l’InTÉRIEUR

' ' ' Paris, le 16 février 1792.

L’an 4® de la liberté.

Vous nous avez communiqué. Monsieur, par votre lettre du 21 janvier dernier, l’extrait d’une délibération de l’assemblée des artistes exposants qui demandoit pour se tenir, une des salles de l’Académie de peinture et sculpture.

Nous avons fait part de cette demande à l’Académie qui nous a répondu que le local qu’elle occupe ne lui appartenant pas, elle ne pouvoit, ni ne devoit se refuser, ni se prêter aux désirs des artistes assemblés.

MM. les artistes insistent sur leur demande. Nous croyons devoir vous observer. Monsieur, que c’est la la municipalité qui a été chargée par l’art, i®'" de la loi du 7 décembre dernier de leur indiquer le lieu où ils dévoient se réunir pour la nomination de leurs commissaires-juges.

En conséquence de cette disposition, la municipalité leur avoit indiqué un local, au ci-devant couvent des Cordeliers ;

DE L^ASSEMBLÉE DÉS COMMISSAIRES. Ali SALON DE I79I I09

depuis elle leur a indiqué l’église de la Sainte-Chapelle haute, où ils s’assemblent maintenant.

Nous ne pensons pas qu’ils aient besoin d’autre local pour finir leur nomination de commissaires-juges, d’autant plus que ces nominations doivent être très avancées, et qu’aussitôt qu’elles seront consommées, ils doivent se séparer.

Il semble à la vérité, d’après leurs délibérations, que c’est particulièrement pour les opérations de leurs commissaires qu’ils demandent un nouveau local ; mais sous ce rapport leur demande est prématurée; ce sera aux commissaires eux-mêmes, lorsqu’ils seront tous nommés, à faire les observations et demandes qu’ils croiront nécessaires pour remplir convenablement les fonctions qui leur sont déléguées par la loi. Quant à l’assemblée générale de MM. les artistes, elle ne doit s’occuper que des élections.

Vous nous avez aussi envoyé par votre lettre du 1 1 de ce mois, un mémoire de la société du Point central des arts et métiers qui demande également une salle pour tenir ses séances; cette société n’étant pas un établissement public, nous ne pensons pas que ce soit à la nation à lui fournir un local pour tenir ses séances, c’est aux membres qui la composent à se procurer à leurs frais le local dont ils peuvent avoir besoin.

Si cette demande étoit accueillie, toutes les sociétés particulières pourroient en former de semblable, et il n’y auroit pas de motif pour les refuser.

Les administrateurs composant le directoire du département de Paris.

J.-L. Brousse, La Rochefoucauld, Davous, Anson, Beaumet:(^, Germain Garnier, Demeunier.

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PROCÈS-VERBAL DES SÉANCES ET DÉLIBÉRATIONS

Le ministre de l’Intérieur a M. Lefèvre président de rassemblée des artistes non académiciens.

Paris, ce 3 mars 1792.

Le directoire du département de Paris, M% vient de répondre à la lettre par laquelle je lui ai communiqué le 21 janvier dernier, la demande de MM. les artistes nonacadémiciens, tendant à obtenir Tune des salles de l’Académie de peinture et de sculpture pour y tenir ses séances.

L’Académie de peinture, à qui cette demande a été proposée par le département, a observé que le local qu’elle occupe ne lui appartenant pas, elle ne pouvoit ni ne devoit se refuser, ni se prêter aux désirs des artistes assemblés.

L’art. I" de la loi du 7 décembre dernier ayant chargé la municipalité d'indiquer aux artistes le lieu où ils dévoient se réunir pour la nomination de leurs commissaires-juges, il a paru au département qu’en exécution de cette loi, c’étoit à la municipalité à pourvoir à ce local.

Le département observe qu’en conséquence de cette disposition, la municipalité a d’abord indiqué aux artistes un local au ci-devant couvent des Cordeliers; que depuis elle leur a indiqué l’église de la Sainte-Chapelle haute, où ils s’assemblent maintenant.

Le département ne pense pas que MM. les artistes aient besoin d’un autre local pour finir leur nomination de commissaires-juges, d’autant plus que ces nominations doivent être très avancées, et qu’aussitôt qu’elles seront consommées, ils doivent se séparer. Quant au local que MM. les

t)E l’assemblée des commissaires au salon de 1791

commissaires pourroient demander en ce moment pour leurs opérations, le directoire du département observe que cette demande seroit prématurée aujourd’hui ; ce sera donc à MM'’ les commissaires eux-mêmes, lorsqu’ils seront tous nommés, k faire les observations où demander ce qu’ils croiront nécessaire pour remplir convenablement les fonctions qui leur sont déléguées par la loi. Quant à l’assemblée générale de MM. les artistes, elle ne doit s’occuper que des élections.

Le département, par sa lettre, ne m’a point encore répondu sur l’objet du payement des dépenses relative à la tenue des assemblées antérieures à la convocation générale de MM. les artistes, pour lequel vous m’avez écrit. Je viens de l’engager de nouveau à me mettre en état de statuer sur cette demande.

Le Ministre de l’Intérieur, Cahier.

Rœderer, procureur syndic du département de Paris, A M. Lefèvre

Paris, le 4 mars 1792.

L’an 5® de la liberté.

Je suis informé. Monsieur, que l’assemblée nationale de MM. les artistes exposans a terminé ses élections. J'attends de jour en jour le procès-verbal pour faire la convocation de MM. les commissaires juges.

Le procureur syndic du département.

Signé : Rœderer.

PROCÈS-VERBAL DES SÉANCES ET DÉLIBÉRATIONS

Lefèvre a Rœderer

Monsieur,

Du 4 mars 1772.

Par la lettre que vous m’avés fait l’honneur de m’écrire, vous m’invitez à vous faire passer les procès-verbaux qui constatent la nomination des 40 commissaires juges pour la distribution des travaux d’encouragement de peinture, sculpture, gravure et architecture, afin de les convoquer. La municipalité. Monsieur, qui par le décret de l’Assemblée nationale étoit chargé d’indiquer un lieu et de convoquer les artistes pour cette nomination, s’est acquittée de sa mission, et les procès-verbaux lui ont été remis il y a plus de 15 jours; l’officier municipal qui a surveillé toute l’opération m’a dit que la municipalité l’avoit chargé de me dire que notre nomination étant faite, et le décret ne disant pasqu’il faudrait une nouvelle convocation pour que nous puissions procéder aux fonctions pour lesquelles nous avons été nommés, nous devions sans perdre de tems y procéder.

Faites- moi la grâce. Monsieur, de me marquer le plus tôt possible si nous avons été induits en erreur, ou si nos opérations sont légales ; mes collègues ainsi que moi ne désirant rien davantage que de respecter les autorités constituées.

J’ai l’honneur d’être, etc.

Signé : Lefèvre, ex-président, et l’un des 40 commissaires juges.

DE l’assemblée des COMMISSAIRES AU SALON DE I79I

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