DEUX-CENT-TREIZIÈME SÉANCE
Ce jourd'hui, 17 messidor an deux de la République française, une et indivisible, le Comité d'agriculture s'est assemblé.
Le Comité autorise le citoyen Chamborre , rapporteur de l'affaire du citoyen Lormoy, à demander au citoyen Turpin, agent de la Trésorerie nationale, communication d'un acte du i3 avril 17Q3, passé devant Alleaume, notaire à Paris, contenant vente de la terre de Chàteauneuf, achetée par le citoyen Lormoy, et des jugements et autorisation qui ont précédé cet acte du 1 3 avril, pour les prendre en telle considération qu'il conviendra.
Le Comité nomme les citoyens Lefiot et Roux pour se concerter avec les Comités de législation et des finances à l'effet de présenter à la Convention un rapport en exécution du décret du 8 pluviôse sur la formation d'un grand livre des propriétés nationales^.
Le Comité charge le citoyen Coupé de la rédaction d'une instruction pour remplacer, dans les moissons, la faucille par l'usage de la faulxl3) et pour subvenir à la pénurie des huiles d'olive et de noix
W Le registre des Procès-verbaux est incomplet
;,) C'est le i5 août 1793 que Caml>on avait lu à la Convention son Rapport sur la dette publique , $ur les moyens à employer pour l'enregistrer tur un grand livre et la consolider. . . Le décret du 8 pluviôse an 11 ordonnait un rapport sur la confection d'un grand livre des propriétés nationales et faisait défense d'insérer dans le» actes aucune clause ou expression tendant à rappeler ie régime féodal ou nobiliaire. Sur la création du grand livre on consultera le travail de M. F. Bornabel, Cambon et In Révolution française (Paris, Alcan. iyo5, in-JT).
(si vJe pense donc qu'il sera utile de faire connaître un moyen plus expéditif (que la faucille) de faire la moisson, pratiqué constamment dans quelques contrées de la France — notamment entre la Somme, l'Oise, l'Escaut et la Sarabre — et qui peut l'être partout:
c'est la moisson à la faulx. Depuis longtemps des moissonneurs picards sont venus faucher ainsi des avoines aux environs de Paris et l'année dernière (en l'an 11) quelques Bas-Normands y ont fauché des seigles et des bleds ». J.-M. Cocps* (de l'Oise), Moyens pour la célérité de la moisson et la conservation des récoluts, prairial an m. (Arch. nat., ADxvur 8 10, pièce .">.) L'Anglais Higby,
fi7 mf.ss. a* h] D'AGRICULTURE, COMMERCE, ETC. 245
par la culture du pavot ou œillette et autres oléagineux et par l'extraction de l'huile de faîne et de pépin La séance a été levée.
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