‹ Procès-verbaux et documents, Volume 4Chapitre 118 sur 123 · ARTICLE DIX · texte numérisé non relu

ARTICLE DIX

» Pour maintenir le service solennel fondé dans l'église des Pères Gordeliers de ladite ville de Laval par deffunt Jean Langlois^ l'un des maîtres orfèvres de ladite ville, le jour de Saint Eloy d'été de chacune année, lesdils maîtres orfèvres et leurs veuves, compagnons et apprentifs seront tenus d'observer ladite fête sans travailler, ny ouvrir leurs boutiques, et d'assister audit service solennel, à peine de trois livres d'amendecontrechacun des dits maîtres ou veuves contrevenants ; lesquelles amendes seront reçues par les jurés-gardes en charge pour èlre distribuées aux pauvres.

» Et sera le présent arrest, ensemble ceux des quatre septembre mil six cent soixante-dix, vingt-deux décembre mil sept cent quarante-et-un et vingt-huit juin mil sept cent quarante-deux, enregistrés au greffe de notre Monnoye d'Angers, si fait n'a été, pour être exécutés selon leur forme et teneur, et pourront les dits jurés en charge les faire impri-

1. Cette fondation paraît avoir été créée au commencement du xviii<* siècle seulement, époque à laquelle nous trouvons un sieur Jean Langlois parmi les maîtres orfèvres de Laval, 4705-

mer et les distribuer à chacun des maîtres et veuves de la dite communauté afin qu'ils aient à s'y conformer et qu'aucun n'en puisse prétendre cause d'ignorance.

» Site mandons mettre le présent arrêst à due et entière exécution, selon sa forme de ce faire donnons pouvoir. Donné en notre cour des Monnoyes, le vingt-unième jour d'octobre l'an de grâce mil sept cent quarante-neuf et de notre règne le trente-cinquième.

« Par la cour des Monnoyes.

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