‹ Procès-verbaux et documents, Volume 4Chapitre 42 sur 123 · HISTOIRE DE SAINT-DENIS-D'A N JOU AU XIX® SIÈCLE · texte numérisé non relu

HISTOIRE DE SAINT-DENIS-D'A N JOU AU XIX® SIÈCLE

Il existe à Saint-Denis-d*Ânjou un hôpital et un pensionnat qui sont placés sous la protection de Saint-Jean- Baptiste. L'auteur de ces utiles fondations est un homme de bien dont le nom est resté justement vénéré des habitants. J.-B.-A. Gehère-Lamotte naquit le 16 juin 1779 à Saint-Denis-d'Anjou. Il était jeune encore quand, pour éviter les persécutions révolutionnaires, sa famillo se réfugia à Sablé, puis à Angers. C'est dans cette seconde ville que le jeune homme étudia avec ardeur, la médecine et la botanique, sous la direction des professeurs les plus renommés. Il profita rapidement de ces savantes leçons. Reçu docteur-médecin de la Faculté de Paris, après avoir subi de brillants examens, il ne tarda pas à revenir se fixer au pays natal, où il se consacra tout entier à l'exercice de sa noble profession. Jusqu'à la fin de sa vie, il se dévoua, avec un zèle digne d'éloges, au soulagement des misères et des soufirances dont il était le témoin quotidien. Il s'éteignit le 4 septembre 1861, aimé et regretté de tous ceux qui savaient apprécier son rare mérite, uni à une touchante modestie. Il avait rempli à la satisfaction générale les difi(érentes fonctions que ses concitoyens avaient tenu à honneur de lui confier. Le souvenir de ses bienfaits est demeuré profondément gravé dans les cœurs reconnaissants de ses compatriotes, et nous sommes heureux de rendre ici un hommage respectueux à sa mémoire respectée.

Nous devons ajouter aux détails fournis dans les chapitres précédents que l'étude du notaire en résidence à

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SfiiDtf-Denis-d'Anjou contient une série de pièces qui remontent au xv* siècle et se continuent jusqu'au xviii®. On y trouve, d'après une lettre que M. G. Fautrat a bien voulu nous adresser, des renseignements intéressants sur les visites et les réunions des membres du Chapitre de âaint-Maurice d'Angers, qui étaient, comme nous l'avons déjà raconté, seigneurs spirituels et temporels de la châtellenie de Saint-Denis«-d'Ânjou. Nous avons constaté, au premier chapitre de cet ouvrage, l'importance de la culture de la vigne à Saint-Denis--d'Anjou au xix* siècle.

Un certain nombre d'habitants de Saint-^Denis^'Anjou, formant une compagnie spéciale, prirent part au soulèvement organisé par le général Clouet, Gaullier fils, Guittet, dit Saint^Martin, Tancrède, Leroy et les chefs de la Chouannerie, à la An de mai 1832. Cette troupe se réunit, avec les autres combattants, dans la nuit du 23 au 24 du même mois, au château de la Barre de Bierné. Elle était placée sous les ordres de Saint-Martin et prit part au combat de Chasnay livré le 26 mai.

A la fin du mois de janvier 1871, les Allemands occupaient Sablé et menaçaient les bourgs voisins. Voici quelques extraits du tome second de l'ouvrage publié sur Le Corps Cathelineau, pendant la guerre (1870^1871), par le général Cathelineau : < 23 janvier 1871 . Monsieur le colonel, j'ai l'honneur de vous informer que je viens d*anprendre que deux uhians ont été vus aujourd'hui à Saint-Denis-d'Anjou, annonçant une colonne de 2,000 hommes. J'ai fait fouiller le bois de Bergault; aucun ennemi ; rien à Meslay. Mes travaux avancent et toutes les routes, en avant de Château-Gontier, sont maintenant barrées, barricadées comme des fortifications, jusqu'à Saint-Denis-d'Anjou. — 24 janvier. Huit cavaliers sont venus à Saint-Denis-d'Anjou. — 25 janvier. Du cété de Saint-Denis d'Anjou, sur ma droite, un seul cavalier est venu hier. Il a été tué entre cette route et celle

de Château-Gontier à Laval par Grez. » — On lit, d'autre part, dans le Journal de Maine-et-^Loire du 28 janvier : « Nouvelles des journées des 25 et 26 janvier. Les Prussiens sont toujours retranchés à Sablé, leurs éclaireurs ont paru à Saint-Denis-d'Anjou. Un autre petit combat avec des uhlans a eu lieu, ce matin, en avant de ce bourg. > Le jour où l'armistice fut connu, qui était un dimanche, un obus, envoyé par l'artillerie prussienne, établie sur la route de Souvigné, au sommet de la côte, tomba sur la ferme de l'Hommelière.

On a découvert, l'an dernier (1886), dans la vigne des Graviers, sur le roc, presque à fleur de terre, non loin du chemin qui relie l'ancien château de Martigné à la route qui conduit de Saint-Denis-d'Anjou au village de Varennes-Bourreau, une tombe en caveau, de l'époque gallo-romaine, construite en larges tuiles maçonnées et couverte en forme octogonale. Ces tuiles sont à rebords, bien cuites, d'une pâte dure et rouge, réunies par un ciment solide. L'aire de cette sépulture est pavée avec ces tuiles et recouverte, comme les murs, d'un enduit résistant de mortier. Sa longueur est de 1™ 70^ et sa hauteur de 0*" 70^. Cette tombe renfermait des ossements et des tuiles. Dans la même région, on rencontre aussi, fréquemment, comme nous l'avons dit, des sarcophages qui appartiennent à la période mérovingienne.

Liste des desservants et curés-doyens :

1800-18H. MM. Jameaux.

1812-1837. Nupied (René).

1837-1847. Piednoir-Gerbeux.

1847-1868. Sargeul.

1868-1886. Desnos.

1886-1887. Prud'homme.

Liste des maires :

MM. Couanon fils, l®"" novembre 1792-16 nivôse an ii. Bodereau fils. 16 nivôse an ii-8 ventôse an m.

Géhère (Pacifique). 8 ventôse an iii-4 frimaire an IV.

Derouel (Gabriel). 4 frimaire an iv-l®"^ vendémiaire an VI.

Pénii (René), l®"" vendémiaire an vi-24 vendémiaire an IX.

Olivier. 24 vendémiaire an ix-13 pluviôse an x.

Matignon, 13 pluviôse an x-2 juin 1815.

Ch. d'Héliand. 2 juin 1815-23 septembre 1815.

Lemonnier. 23 septembre 1815-18 avril 1817.

Gruau, adjoint, remplit les fonctions de maire du 18 avril 1817 au l*"* décembre 1826.

Dupaty. l®"- décembre 1826-16 août 1848.

Pénil (René). 16 août 1848-15 avril 1860.

Ch. d'Héliand. 15 avril 1860-21 janvier 1881.

Bouttier. 21 janvier 1881-15 mai 1882.

Raffray (Eugène). 15 mai 1882-5 décembre 1885.

Bouttier. 1886-1887.

André JOUBERT.

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