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ET LES CORPORATIONS DE LAVAL

Les processions publiques étaient jadis Tune des dévolions le plus en faveur.

Pendant les guerres de religion qui ensanglantèrent les bords de la Mayenne au xvi® siècle, François d'Andelot de Coligny qui tenait la campagne pour les protestants en Bretagne, s'approcha du territoire de Laval, en 1567. Charles IX venait de donner le commandement de cette place au capitaine de La Barre ; la contenance de cet ofrtcier et de sa garnison en imposa probablement à d'Ândelot, qui ne paraît pas s'être présenté.

Quoi qu'il en soit, dans cette situation critique, les habitants firent, le 13 décembre 1567, « une grande procession pour demander l'extirpation de l'hérésie*. » Le Saint-Sacrement fut porté dans les rues de la ville, comme au jour de la Fête-Dieu ; tout le clergé séculier ou régulier, toute la magistrature et toutes les corporations y assistèrent pour obtenir du Ciel la fin des guerres et des troubles suscités par les protestants. Parmi les étrangers à la ville, l'histoire locale remarque les religieux du prieuré du Port-Reingeard et ceux de l'abbaye de Clermont, fugitifs dans les murs par l'appréhension des troupes de d'Andelot2.

Lorsque la paix eut été rendue à la France et que Henri IV fut paisible sur le trône, on vit bientôt renaître à

1. Recherches historiques sur l'église et la paroisse de la Trinité de Laval, par M. Isidore Boullier, chap. xvi.

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