‹ Procès-verbaux et documents, Volume 4Chapitre 44 sur 123 · Mémorial de la Mayenne, tome r · texte numérisé non relu

Mémorial de la Mayenne, tome r

Laval d'anciennes rivalités entre le chapitre de Saint-Tugal et le clergé de la Trinité ; il y eut des contestations entre les paroisses, relativement aux préséances et à Tordre à suivre dans les processions. Un concordat mit fin, pour quelque temps, à ces débats regrettables : le 29 mai 1597, les parties convinrent que dorénavant, pour toute la ville, il n'y aurait plus qu'une procession le jour de la Fête-Dieu, à laquelle assisteraient le clergé de Saint- Vénérand et le chapitre du Cimetière-Dieu ou de Saint-Michel. La procession devait partir de réglise de la Trinité, et les rangs étaient réglés avec des détails dans lesquels nous ne pouvons entrer ici.

Nous ne savons pas, ajoute M. Isidore Boullier^, pendant combien de temps dura l'exécution de cette clause ; mais, dès la fin du dix-septième siècle, le clergé de Saint- Vénérand et le chapitre de Saint-Michel n'assistaient plus à la procession de la Trinité. La paroisse de Saint- Vénérand faisait, jusqu'à l'époque de la Révolution, sa procession le jour de l'octave de la Fête-Dieu et elle se rendait à Saint-Melaine.

En 1689, M. Bureau, curé de la Trinité, fît changer l'ordre de la procession, établi par le concordat de 1597, et reprit l'ancien usage d'aller sous les halles, où le prédicateur de la station faisait le sermon, dans une chaire qui était à demeure fixe en cet endroit. Cet usage, qui plaisait beaucoup au peuple, contrariait vivement les chanoines. Le chapitre de Saint- Tugal voulut alors cesser d'assister à la procession de la Fête-Dieu de la Trinité et essaya d'engager les communautés à se joindre à lui pour faire une procession à part. M. Bureau obtint, le 6 juin 1691, de M. de Tressan, évèque du Mans, une ordonnance enjoignant au chapitre et aux communautés de continuer la procession comme par le passé.

Cette cérémonie, entourée de beaucoup de pompe, était la procession de la Trinité : le curé en avait la direction et la police ; le chapitre venait s'y réunir. Le pas y était donné au doyen de Saint-Tugal sur le curé, et aux chanoines sur le clergé.

La procession de la Fête-Dieu se fit toujours comme elle

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