EXTRAIT DES REGISTRES
4c DU Conseil d'Etat. »
« Le Roy ayant ordonné par Arrest du Conseil du 18 Septembre 1703, pour faciliter le Commerce des Toiles des Manufactures du Royaume, que les droits de Sortie des Toiles fabriquées dans les Paroisses de Sainte- Jame, Carnet et Argouges, demeureroient réglez, ainsi que les droits de Sortie sur les Toiles fabriquées à Marigny et à Laval, à trois livres dix sols par cenl pesant quoi-que les droits soient déclarez pour Toiles de Lin aux Bureaux par lesquels elles sortiroient de l'étendue des Cinq Grosses Fermes : Et Sa Majesté estant informée que les Toiles de Cholet sont de même qualité que celles de Laval et se vendent sur le même pied ; et que cependant lesdites Toiles de Cholet n'estant pas comprises nommément dans ledit Arrest du 18 Septembre 1703, ni dans un autre Arrest du Conseil du 24 Décembre 1701 , par lequel les droits de sortie pour lesdites Toiles de Laval et de Marigny ont esté réglez à trois livres dix sols du cent pesant, les commis des Fermes prétendent estre en droit de faire payer dix livres du cent pesant desdites Toiles de Cholet, lorsqu'elles sortent de l'étendue des Cinq Grosses Fermes : A quoi estant nécessaire de pourvoir ; Ouy le Raport du sieur Chamillart, Conseiller ordinaire au Conseil Royal, ControUeur Général des Finances : Le Roy estant en SON Conseil a ordonné et ordonne que les droits de Sortie pour les Toiles fabriquées à Cholet et dans les environs demeureront réglez, ainsi que les droits de Sortie pour les Toiles fabriquées à Marigny et à Laval, à trois livres dix sols du cent pesant, quoi-que lesdites Toiles soient déclarées pour Toiles de Lin aux Bureaux par lesquels elles sortiront de l'étendue des Cinq Grosses Fermes. Fait au Conseil d'Etat du Roy, Sa Majesté y estant, tenu à Versailles le dixième jour demars 1705. Signé, Phelipeaux. »
« Louis par la grâce de Dieu, Roy de France et de Navarre, Dauphin de Viennois, Comte de Valentinois, Diois, Provence, Forcalquier et Terres adjacentes. A nos amez et féaux Conseillers en nos Conseils les Sieurs Intendants et Commissaires départis pour l'exécution de nos ordres dans les Provinces de notre Royaume, Salut. Nous vous mandons et enjoignons par ces présentes signées de Nous, de tenir la main à Texecution de TArrest dont TExtraif est cyattaché sans le Contrescel de nostre Chancellerie, ce jourd'huy donné en nostre Conseil d'Estat, Nous y estant pour les causes y contenues : lequel Nous commandons au premier nostre Huissier ou Sergent sur ce requis, de signifier à tous qu'il appartiendra, à ce qu'ils n'en ignorent, et de faire pour l'entière exécution d'iceluy, tous Commandemens, Sommations et autres Actes et Exploits nécessaires, sans autre permission : Car tel est nostre plaisir. Donné à Versailles le dixième jour de mars l'an de grâce mil sept cent cinq, et de nostre règne le soixante-deuxième. Signé : Louis. Et plus bas, par le Roy Dauphin, Comte de Provence en son Conseil, Phelypeaux. Et scellé du grand Sceau de cire jaune.
Collationné aux Originaux par Nous Conseiller- Secrétaire du Roy, Maison, Couronne de France et de ses Finances.
Jublains. — M. E. Moreau rend compte du travail sur Jublains qu'il a entrepris en collaboration avec M. G. Savary, notamment en ce qui concerne le castellum.
Communications de M. de Mar tonne, — M. de Martonne donne lecture des diverses notes suivantes :
Villaines-la-Juhel, — Cette ancienne ville est remarquable sous divers points de vue. Les Archives delà mairie sont importantes en documents anciens, peu connus et
dont l'inventaire devra être rédigé. Le château ne consiste plus que dans une masse carrée, atteinte par les fournisseurs de pierres pour les routes et que Ton devrait mieux respecter. De son sommet on découvre tout le pays. C'est un nid d'aigle. En descendant vers la ville on rencontre les restes d'un demi-dolmen, détruit et presque enterré, puis, plus bas, la motte féodale, couverte d'arbres, mais gardant son antique forme de plateau circulaire, servant à rendre la justice en plein vent, selon la coutume étrange de nos aïeux, enfin une chapelle de Saint- Nicolas. Son entrée est ornée d'une charmante porte romane et d'une baie supérieure, d'une élégance naïve. J'espère avoir l'honneur d'en offrir la reproduction par le dessin à la Commission.
L'église paroissiale est ornée d'une porte ogivale du XIV® siècle et d'une tour carrée, très antique, où l'on remarque la disposition des pierres en arête de poisson, qui la classe dans l'architecture romane byzantine antérieure à l'an mil.
Notre honorable collègue M. E.Leblanc a publié dans le volume dernier des Bulletins de la Commission une intéressante notice sur le Collège de Villaines-la-Juhel contenant dans son introduction des i enseignements sur ce pays. M. l'abbé Pointeau rassemble les matériaux d'une notice plus complète. Je crois donc devoir me bornera ces indications, qui suffiront pour noter convenablement cette localité, digne de l'intérêt de l'archéologue.
Aron, — Le château, dont il ne reste qu'une tour, se développait devant un étang, encore rempli, et creusé en demi-cercle. Les constructions formaient la corde de l'arc. De l'autre côté, le château était protégé par des douves, d'ailleurs peu profondes, mais à double fossé et qui se rattachaient aux deux extrémités de la pièce d'eau.
La tour, ronde, ne portant aucune trace d'ornement qui en indique l'époque, est construite en blocage irrégu-
lier, mais probablement antérieur au XIV® siècle ; elle se compose de deux étages superposés, éclairés par des meurtrières qui laissent pénétrer peu de jour ; une terrasse, jadis couverte d'un toit, domine le tout : de là on découvre l'étang d'Aron, celui du grand Aunay et la route ancienne menant à Jublains, puis à Evron. On entre par une porte très basse dans les deux pièces, voûtées grossièrement, sans appareil, en calotte cylindrique ; les murs intérieurs portent les traces de quelques peintures au vermillon. Ce ne devait être qu'une tour de coin, peu habitable pour d'autres que des soldats.
Cosmes. -^ Il existe dans le cimetière une vieille croix en pierre qui parait être du XV® siècle. Son fût octogonal, très élevé et intact, porte au sommet un Christ en croix, accompagné de la Vierge et de Saint Jean, portés sur de petites branches en forme d'S penchée. Le disciple, fort chevelu, prie en élevant les mains, la Mère en les abaissant. Toutes ces figures émanent d'un art très naïf et un peu grossier. Sur le piédestal on voit les armes des anciens seigneurs du pays : un lion rampant renfermé dans un écu avec bordure en orle.
Saint'BeniS'd' Anjou, — J'ai rhonneurd'appelerl'attention de la Commission sur l'intéressante église de Saint- Denis-d'Anjou, où on remarque un beau chœur et un intertransept très élevé, soutenu par des colonnes, dans le style roman, d'un caractère très simple et très religieux. D'après ce que j'ai appris dans ce pays, il est question de démolir entièrement cet édifice, afin d'en reconstruire un nouveau.
Il semblerait plus convenable de remplacer la nef, qui n'a aucun caractère, et de conserver le chœur et les transepts.
Mollièrej dans la commune de Chemazé. Cette église, ancien prieuré de l'abbaye de la Roè, appelée autrefois Saint-Pierre-sur-Roc, est en efiet bâtie, sans fondation.
sur un rocher qui domine une petite vallée. Elle a été restaurée et rebâtie presque entièrement, ce qui lui ôte un peu de sa physionomie ; mais elle renferme dans la sacristie de curieux fonts baptismaux en forme de tombe ou d'auge carrée, en pierre blanche. Ils ont dû être jadis appuyés contre un mur et sont soutenus, à la tête et aux pieds, par deux colonnettes basses. Un grand côté est nu, sur l'autre on voit quatre personnages à genoux : le donateur, le chaperon rejeté sur l'épaule, offrant un cierge au patron de l'église ; derrière lui sa femme et ses deux enfants ; sur un des côtés étroits, qui parait être, pour ainsi parler, la tête du monument, Saint-Pierre est debout. Sur le côté opposé on lit avec peine une inscription mutilée du XIV« siècle. M. le curé m'a assuré qu'elle avait été relevée tout à fait par M. Gadbin, correspondant de la Commission. Je m'entendrai avec lui sur les meilleurs moyens de la faire connaître à la Commission.
L'ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 4 heures.
SÉANCE DU 8 Mai 1886.
La séance est ouverte, sous la présidence de M. Floucaud de Fourcroy.
Sont présents : MM. Cornée, Richard, Le Blanc, Perrot, Garnier, O'Madden, Paul de Farcy, de Martonne, membres titulaires ; Raulin et Chomereau, membres correspondants.
MM. Pointeau, Gadbin et de la Broise s'excusent par lettres.
Le procès-verbal est adopté après lecture.
Nécrologie, — M. le Président, rappelant la mort aussi imprévue que prématurée de M. G. Savary, membre correspondant, prononce les paroles suivantes :
€ Un deuil douloureux, vous le savez. Messieurs, » m'avait empêché d'assister à votre dernière séance, » dans laquelle notre cher secrétaire général vous don- » nait les prémices d'un important travail sur Jublains, » entrepris avec la collaboration de notre regretté col- » lègue, déjà souffrant. L'impression causée par cette » intéressante communication, qui permettait de voir » dans nos deux jeunes confrères les historiens long- > temps attendus de ces ruines uniques en France, n'é- » tait pas effacée que vous appreniez la maladie, puis, » presque aussitôt la mort de M. Savary. Si le triste » événement de famille auquel je faisais allusion me
» priva de me joindre à vous et aux nombreux amis de » notre collègue, du moins je pus constater avec quelle » unanimité de regrets la ville entière suivit au champ » du repos la dépouille du jeune collègue, sur qui vous » aviez le droit de fonder les plus précieuses espé- » rances.
» Vous savez combien M. Savary était heureusement
> doué sous le rapport de l'intelligence et de Tesprit : » une voix plus autorisée a d'ailleurs retracé sur sa
> tombe la trop courte carrière d'un ami, que le Lycée » de Laval s'honorait d'avoir formé et auquel son chef » avait été heureux d'offrir une chaire, à la suite des » plus brillants succès à Paris ; elle a rappelé les quali- » tés qui lui assuraient la sympathie et l'affection de tous, » ainsi que le dévouement reconnaissant du meilleur des » flls envers une mère inconsolable.
> Les deux amis, hélas ! ne devaient pas se trouver » longtemps réunis ; car une maladie qui pardonne rare- » ment a eu bien vite raison, malgré sa jeunesse, du
> professeur déjà éminent qui aurait pu être une des
> gloires de sa patrie d'adoption, après avoir été l'hon- » neur et la consolation de sa famille.
» Nous aussi nous sentons l'étendue de la perte que » nous avons faite ; aussi conserverons-nous tous un bien » précieux souvenir des brillantes qualités du jeune col- » lègue que nous n'avons fait qu'entrevoir, mais que
> nous aimions déjà; aussi unissons-nous nos plus vifs re- » grets à ceux de sa famille et de ses nombreux amis. »
La Commission s'associe unanimement aux regrets exprimés par le Président et elle décide qu'un extrait du procès- verbal sera au plus tôt envoyé à M™« Savary.
M. le Président annonce la mort de M. Ravault, notaire à Mayenne, correspondant de la Commission.
Monnaies. — Il lit une lettre de M. Prévost annon-
çânt une découverte de monnaies sur la butte de la Houssière, commune de Viviers-en-Charnie. Diverses observations sont échangées à ce sujet entre les membres présents.
Communications diverses. — M. le Président donne connaissance à la Commission d*un certain nombre de lettres, auxquelles il n'est donné aucune suite, notamment d'une lettre du Président du musée ethnographique, demandant l'envoi des publications de la Commission.
La Commission décide que les volumes existants de son bulletin seront mis en vente à certaines conditions.
M. Le Blanc communique à la Commission une bague torsade, filigrane, en or, de la fin du xv® siècle, trouvée à Mayenne, dans le champ de manœuvres, lorsqu'il était propriété privée.
M. Garnier présente à la Commission une photographie représentant le triptyque de Jeanne de Laval et du roi René d'Anjou, attribué à Emling, dit le Buisson- Ardent. Il lit une description de ce morceau remarquable placé dans la cathédrale d'Aix, en Provence. Cette description, due à M. Hucher, est rectifiée sur un certain point par une observation de M. Paul de Farcy.
M. Raulin communique à la Commission un procèsverbal de l'assemblée des habitants de la paroisse de Cossé-le-Vivien au xviii® siècle. La Commission demande que M. Raulin fasse, dans une prochaine séance, une communication plus détaillée sur ce sujet.
Présentation d ouvrages. — M. de Martonne ofire à la Commission une publication intitulée : Deuo) noiweauœ Évoques du Mans, et expose en peu de mots qu'il a trouvé jadis des indications sur ces prélats, inconnus précédemment, dans un manuscrit des archives du Loiret-Cher ; ils comblent une lacune dans la série des évoques du Mans.
Divers ouvrages ont été également offerts à la Commission : par M. André Joubert, La restauration artistiqice de l'hôtel Pincé, le comte de Fallouoo, René de la Rouvraye (Appendice), le collège de Requeil; — Revues : Bulletin de la Société d'Agricidture, Sciences et Arts de la Sarthe ; Bulletin et Mémoires de la Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine ; Revice d'Anjou, janvier et février, mars et avril 1886.
Un mig^ion de la cour d'Henri III, Louis de Clermx)nt, sieur de Bu^sy-d'Amboise, par A. Joubert. — Ce volume, dit Fauteur dans son introduction, mentionne successivement les amours de Bussy d'Amboise avec la reine Marguerite de Navarre, ses démêlés et ses duels avec les mignons de Tentourage de Henri III, ses exploits militaires, ses divers séjours à Angers, ses brigandages, ses exactions et ses dilapidations, son expédition dans les Pays-Bas, son intervention en faveur des catholiques d'Anjou contre les huguenots de la province, enfin son assassinat à la Coutancière par le comte de Montsoreau, époux de la belle Françoise de Maridort. » Comme d'habitude, M. Joubert a appuyé son texte, déjà si intéressant par lui-même, de nombreuses pièces justificatives. Citons au hasard : les notes généalogiques sur Claude Colasseau, une généalogie des Maridort, une lettre de Bussy à Villeroy, une notice sur le chartrier d'Avoir et diverses pièces extraites du chartrier de Sourches.
Trois eaux-fortes de M. Léon Vidal, d'après Gaignières, ornent le volume. Ce sont des vues des châteaux de Montsoreau, de ]a Coutancière et d'Avoir.
La séance est levée à 3 heures 1/2.
SÉANCE DU 1^*^ Juillet 1886.
La séance est ouverte à deux heures sous la présidence de M. Floucaud de Fourcroy.
Sont présents: MM. Floucaud de Fourcroy, président, de Martonne, Cornée, Garnier, Richard, Moreau, membres titulaires et MM. Foucault, Bertrand de Broussillon, Raulin, Morisset, Comte de Beauchesne, L. Delaunay, Chomereau, membres correspondants.
M. le Président commence par rappeler le décès de monseigneur le Hardy du Marais, qui était, comme M. le Préfet de la Mayenne, président d*honneur et de droit de la Commission, et prescrit la mention au procès-verbal des regrets qu'il exprime, regrets qui sont partagés par tous les membres de la Commission.
M. le Président souhaite ensuite la bienvenue à MM. Bertrand de Broussillon et Morisset qui assistent pour la première fois aux séances de la Commission.
Lecture est donnée du procès-verbal de la dernière séance qui est adopté.
Présentation d'ouvrages. — Sur le bureau sont déposés les ouvrages suivants : Revue du Maine^ — Revue de V Anjou. Robert Triger. Fresnay le vicomte de 1417 à 1450. — A. Joubert ; Monnaies d'or de Henri VI d'Angleterre frappées au Mans ; Bulletin de la Société archéologique du Vendômois ; — Catalogue du Musée de Rennes.
34 COMMISSION fflSTORIQUE
Proposition de membres correspondants, ^ Sont proposés comme membres correspondants ; i^ M. Duval, archiviste de l'Orne; 2® M. Simonet, ingénieur ordinaire à Château-Gontier ; 3® M. Ponthault,à Mayenne, qui, par l'entremise de M. de Martonne, fait hommage à la Commission de plusieurs photographies représentant : Autel et pilier de Fontaine-Géhard ; Autel de Ghâtillonsur-Colmont; Bas relief de Martigné.
Église de Ballée, — M. R. Gadbin, membre correspondant à Ghâteau-Gontier, envoie une notice sur l'église de Ballée.
Dans cette église, à gauche de la porte d'entrée, on remarque un bénitier ancien, fait de marbre rose analogue au marbre de Saint-Berthevin. Il porte les lettres IHS et les initiales R B. L'auteur pense qu'il peut remonter au XVP siècle. Le soin qui a présidé à sa construction et la richesse de ses moulures le recommandent à l'attention du visiteur.
Au dessus de la grille qui ferme l'entrée du chœur on remarque un christ en croix. Ce christ, selon la tradition catholique, a les deux bras écartés et fixés par deux clous, mais les deux pieds, au lieu d'être superposés et attachés par un seul clou, comme le veut la môme tradition, portent un clou chacun, ce qui semble indiquer une idée janséniste. Les christs jansénistes ont ordinairement les deux pieds rapprochés et joints ; celui de Ballée a les deux pieds sensiblement écartés l'un de l'autre.
Les stalles du chœur proviennent de l'abbaye de Belle- Branche ; à Saint-Jean de Château-Gontier on remarque des stalles en tout point semblables et qui ont la même origine.
Dans le cimetière se trouve une chapelle sans intérêt. Elle renferme l'inscription suivante :
IHS
cy gist le corps de défunte madeleine dvual en son Vivant femme de noel le more marchand tanneur demeurant a ballée, décédée le 2 septembre 1709 — et le dit le more époux en 2* nosse de françoise rapin décédée le 16 feb. 1714. requiescant in page amen.
Tombeau de Saint-Denis-ct Anjou, — M. le Président donne lecture de deux lettres, Tune de M. le Sous-Préfet de Ghâteau-Gontier, l'autre de M. Tlngénieur ordinaire du même arrondissement, au sujet d'un tombeau récemment découvert à Saint Denis-d'Anjou.
Ce tombeau a été mis au jour par suite d'une ouverture de carrière dans le champ des Graviers, prèsdu château de Martigné. Il était creusé et maçonné dans le roc, sans tumulus, sur un point culminant d'où l'on aperçoit le bourg de Saint-Denis-d'Anjou, la campagne environnante et les flèches de la cathédrale d'Angers.
Il était construit en briques. Quelques unes des grandes briques de la voûte, longues de 0,30, et quelques briques plus petites des pieds-droits, envoyées au Musée de Laval, sont déposées sous les yeux de la Commission, ainsi que les ossements qu'il contenait. La longueur était de 1™70, la hauteur de 0"»70. Un croquis très exact est joint à la lettre de M. Simonet, ingénieur.
François Langlois, sculpteur à Laval. — Lecture est donnée d'une .lettre de M. le Préfet de l'Orne signalant, par l'entremise de M. Duval, archiviste du département, l'existence à Laval d'un sculpteur nommé François Langlois.
La lettre est remise à M. Richard, avec prière d'élucider la question.
François de Montmorency - Laval ^ évèque de Québec (Canada), — M. Tabbé Foucault donne lecture de la note suivante :
« Le premier évèque de Québec, capitale du Canada, était allié à la famille de Laval, il se nommait François de Montmorency-Laval. Louis XIV l'avait désigné au choix du pape Clément X. Ce prélat a laissé dans la mémoire de son peuple une grande réputation de sainteté ; aussi le Canada a-t-il l'espoir de placer un jour oflSciellement sur ses autels l'image de ce noble et saint évèque, allié à la maison royale de France.
« L'université de Québec, fondée il y a seulement 35 ans (1851), centre intellectuel du Canada, porte le nom du premier évèque de la nouvelle France : elle s'appelle Université-'LavaL
« Cette institution modèle, n'a pas seulement formé les prêtres, les médecins, les avocats qui honorent le Canada FrançaisI; on doit à VUniversité-Lavaly l'efflorescence de la production littéraire.
Ordonnance de police pour les rues et chemins du bourg de Cessé. — M. Raulin, membre correspondant, donne lecture de la note suivante :