‹ Prodrome d'une histoire des végétaux fossilesChapitre 20 sur 116 · REED · texte numérisé non relu

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ment constant dans la même espèce. Les pétioles sont toujours disposés à des distances égales dans ces séries, et ceux d’une ‘série alternent avec ceux des deux séries voisines, de manière à former une sorte de quinconce , composé de lignes

qui montent en spirale.

Toute la surface extérieure de ces tiges se trouve ainsi couverte, aprés la chute des feuilles , de disques d’une forme parfaitement réguliére et toujours semblable, disposés avec

. la symétrie la plus admirable et la plus agréable à l’œil.

Les tiges de Fougères en arbre doivent à ce genre d’organisation un caractère tout-à-fait particulier, qui les fait re-

. connoître sans peine au milieu d’une infinité d’autres."

Les feuilles elles-mêmes, qui par leur mode d'insertion donnent lieu à cet aspect singulier de la tige, ont une structure très-particulière. Elles sont presque toujours simples; les Polypodium quercifolium , P. Gaudichaudü et P. Willdenowii sont presque les seuls dont la feuille soit composée de vraies

- folioles articulées’. Dans la plupart des plantes de cette fa-

mille les feuilles sont simples, c’est-à-dire, continues dans toutes leurs parties, mais plus ou moins profondément divi-

. sées. On a cependant généralement l'habitude, à laquelle

nous nous conformerons dans les descriptions, de désigner

1 Plusieurs de ces tiges ont été figurées depuis quelques années. J’ai

) représenté celle du Cyathea excelsa (Class. des vég. foss. , tab. 4, fig. 6). * M: Martius a donné des figures des tiges du Cyathea compta, et du Cya-

thea phalerata (De plantis nonnullis antedil. , tab. 1, fig. 1, 2,3). M. Stern-

» berg a publié celles du Didymochlena sinuosa , du Cyathea Delgadi, du . Cyathea Sternbergi, et du Polypodium armatum. (Flor. der Vorw.,

fasc. 4, tab. 4, B, C, E.) 2 Voyez les figures de ces trois espèces dans les Ænnales des sciences naturelles , t. 5, pl. 12,13, 14, où M. Bory de Saint-Vincent a bien éta-

.bli les caractères qui les distinguent du Polypodium quercifolium de

Binné, et a formé de ces plantes une section particulière sous le nom

. de Drynaria.

par les mots de pinnées, bipinnées, t{ripinnées, etc., les feuilles dont les divisions sont tellement profondes qu’elles paroissent autant de folioles distinctes, et de n’employer le nom de pinnatifide que lorsque ces divisions n’atteignent pas la nervure moyenne. Le mode de division, le nombre et la forme de ces divisions, varient à l'infini , non-seulement d’une espèce à l’autre, mais quelquefois dans des individus d'âge différent ou dans les diverses parties d'une même feuille; mais un caractère plus constant et qui est en rapport avec la forme essentielle des feuilles , et dans quelque cas avec la disposition des fructifications, c’est le mode de distribution des nervures. On sent que ces nervures, formant pour ainsi dire le squelette des feuilles, déterminent leur forme primitive, tandis que les modifications qu’on remarque dans la forme extérieure dépendent souvent de-l’union ou de la division plus ou moins profonde du parenchyme de da feuille. En outre, les fructifications des Fougères étant toujours portées sur les feuilles, soit que ces feuilles n'aient éprouvé aucune modification, soit qu’elles aient été déformées par la présence des capsules, et ces fructifications étant presque toujours fixées sur les nervures, on conçoit qu'il doit exister plus de rapports entre la structure des fructifications et la disposition des nervures, qu'entre celle-ci et la forme générale de la feuille : c’est en effet ce qu’on remarque dans plusieurs genres.

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On doit aussi observer que si, par suite de la classification

adoptée dans cette famille, les caractères des genres ne sont pas toujours en rapport avec la disposition des nervures, on ne pourra du moins établir des sections naturelles dans ces genres qu’en les fondant sur le mode de distribution des nervures, et non sur la division plus ou moins profonde des feuilles, qui varie trés-souvent dans la même espèce.

Cela est si vrai que nous voyons les genres les plus naturels nous Cfrir dans la structure de leurs feuilles une uniformité

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