‹ Prodrome d'une histoire des végétaux fossilesChapitre 6 sur 116 · LE · texte numérisé non relu

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Pat À d 2 +" à dont sont susceptibles les individus d’une même espèce de ce genre parmi les plantes vivantes, nous les considérerons comme identiques, et alors elle devra porter le même nom avec l'épithète de fossilis ; mais pour que cette identité puisse être admise, il faut, ou connoître la plante tout entière à l’état fossile , ou du moins un organe essentiel, et dont les variations soient importantes et bien distinctes d’une espèce à une autre, sans quoi l'identité reste douteuse.

Si la plante fossile présente des caractères spécifiques qui la distinguent, mais qu’elle ne diffère pas plus des espèces vivantes que ces espèces ne différent entre elles, je la considère comme une nouvelle espèce du même genre; si les différences sont un peu plus grandes, mais que l'organe qui les présente ne soit pas assez important pour que je puisse croire que cette plante devoit différer des autres plantes de ce genre par tous ses organes essentiels, je changerai seulement la terminaison du nom du genre en iles; ainsi : ZAMI4, Zamites; Tauya, Thuytes; Lycoronium, Lycopodites.

Si, au contraire, une plante fossile, quoique présentant plusieurs des caractères essentiels d’une famille, diffère cepen- . dant plus ou même autant, par l’organe qui est passé à l’état fossile, de tous les genres connus de cette famille que ces genres différent entre eux, alors je serai conduit naturellement à la considérer comme constituant un genre nouveau, entièrement différent des genres actuellement existans,

IL est d’autres cas où les organes conservés à l’état fossile n’ont aucun rapport avec les caractères qui ont servi à élablir les genres parmi les plantes vivantes de la même famille; on est alors obligé,. pour faciliter le classement des espèces et leur détermination, d'établir des genres artificiels, fondés sur d’autres caractères : c’est ce qui a lieu dans la grande famille des Fougères. Enfin, il est des portions de plantes que nous pouvons bien déterminer comme appartenant à une des grandes classes du règne végétal, sans que

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( a Ÿ nous puissions reconnoître la famille dans laquelle elles se rangeoient, soit faute de données suffisantes, soit parce qu’elles devoient constituer de nouvelles familles; dans ce cas nous les placerons après les familles connues, à la fin de la classe à laquelle elles appartiennent.

Telle est la méthode que nous avons adoptée pour nous éloigner le moins possible de celle qui est admise parmi les végétaux vivans, et pour indiquer cependant les doutes qui nous restent sur plusieurs points et qui engageront à éclaircir les parties encore obscures de cette science.

Nous allons maintenant passer en revue l’ensemble du règne végétal fossile, suivant cette méthode, en nous bornant à l'examen des familles et des genres et à l’énumération des

mon Histoire des végétaux fossiles.

Nous avons déja dit que le régne végétal peut se diviser trés-naturellement en six grandes classes ;

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