‹ Prodrome d'une histoire des végétaux fossilesChapitre 7 sur 116 · Les phanérogames dicotylédones · texte numérisé non relu

Les phanérogames dicotylédones

C’est dans cet ordre que nous allons examiner les végétaux fossiles qui s’y rapportent.

CLasse I. AGAMES.

“ Tous les végétaux de ce groupe sont constamment dépourvus de toute espèce d’organe spécial destiné à la fécondation, du moins on n’a jamais pu en découvrir aucun indice, et si un acte analogue à la fécondation s’opére chez ces végétaux, ce n’est probablement, comme chez les Con-

—… ferves conjuguées, que par l’action réciproque de parties

dans lesquelles on ne peut distinguer aucune différence

espèces , dont on trouvera les descriptions et les figures dans .

propre à faire regarder l’une comme l’organe mâle, et l’autre comme l'organe femelle. Ces plantes sont entierement formées de tissu cellulaire , sans aucun vaisseau ; on n’y a jamais découvert ni trachées ni fausses trachées, ni rien qui ressemblât à ces vaisseaux. Leur forme varie à l'infini, mais jamais elles n’offrent d’appendices foliacés, c’est-à-dire, d’expansions régulières et symétriquement disposées, formées par un tissu différent de celui de la tige, vertes et susceptibles de décomposer l'acide carbonique par l’action de la lumiére. Quelques plantes de la famille des Algues présentent, il est vrai, des appendices assez semblables au premier aspect aux feuilles des plantes des classes supérieures, mais qui sont plus ou moins irrégulières, et dont le tissu est parfaitement continu avec celui de la tige, dont ces prétendues feuilles ne sont que des expansions.

Ce premier groupe du règne végétal comprend les familles formées aux dépens des Conferves de Linné, c’est-a-dire, les Arthrodiées, les Chaodinées, les Confervées et les Céramiaires ; celles qui ont pour type les genres Ulva et Fucus de Linné, ou les Ulvacées et les Fucacées' ; celles qui sont résultées de la division de la famille des Champignons, ou les Urédinées, les Mucédinées, les Lycoperdacées, les Champignons et les Hypoxylons; enfin, les Lichens. De ces diverses familles deux seulement se sont trouvées jusqu’à présent à l’état fossile : ce sont les Conrerves, en comprenant avec Linné sous ce nom les familles que nous ayons énumérées ci-dessus et qu'on ne peut distinguer sur des impressions trés-imparfaites, et les ALçues, nom sous lequel nous réunissons les Ulvacées et les Fucacées, qui, malgré les caractères bien tranchés qui les distinguent parmi les plantes vivantes, ne peuvent être bien nettement reconnues à l’état fossile.

1 Nous réunissons sous ce nom les Fucacées, les Floridées et les Die.

tyotées de MM. Lamouroux et Agardh.

(287] 1. Faire. CONFERVES.

Sous ce nom nous comprenons ici toutes les cryptogames formées de filamens simples ou rameux, articulés, qui croissent dans l’eau; ce dernier caractère et leur existence de plus longue durée, servent à les distinguer des Mucédinées, dont elles different en outre par plusieurs points de leur or-

ganisation, mais que nous ne pouvonsici chercher à exposer,

puisqu'ils sont tout-à-fait impossibles à‘ observer sur les fossiles, et que de plus, les plantes de cette famille ne se trouvaut que trés-rarement à l’état fossile et n’ayant été jusqu’à présent étudiées que trés-imparfaitement , elles n’occupent qu'un rang très-peu important dans la Flore de l’ancien monde.

On sait que ces plantes, que des observations récentes ont fait distribuer en quatre familles, auxquelles M. Bory de Saint- Vincent a donné les noms d’Arthrodiées, de Chaodinées, de Confervées et de Céramiaires, croissent également dans les eaux douces et dans la mer, à l'exception de la dernière de ces quatre familles, qui paroît habiter exclusivement les eaux salées. On sait également qu’elles sont plus fréquentes dansles climats tempérés ou froids, que dans les mers des zones équatoriales.

Jusqu'à présent on n'a observé d'impression qui puisse se rapporter à ces végétaux que dans deux terrains différens; le plus ancien de ces terrains est la craie. Dans la craie de l’île de Bornholm , à Arnager , on a découvert des empreintes assez

mal déterminées, qui paroissent cependant ne pouvoir pro-

venir que de quelques espèces de Conferves : l’une de ces

… espèces se présente sous la forme de filamens simples, fascicu-

lés, longs de six à huit centimètres, dont on peut distinguer,

… dans quelques parties, les articulations, qui paroissent assez

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rapprochées. Cette plante a un aspect analogue à celui du

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