‹ Prodrome de géologie (volume 2)Chapitre 119 sur 149 · BASSINS GÉOGBNIQUES; DISPOSITION GBNÉBALE DES DÉPÔTS DONT SB · texte numérisé non relu

BASSINS GÉOGBNIQUES; DISPOSITION GBNÉBALE DES DÉPÔTS DONT SB

COMPOSE UNE UâMB FORMATION.

limites des aDciennes mers. — Changements dans la configuration des bassins géogéniqaes. -- Répartition des dépôts d'un môme bassin géogénique dans le sens vertical : infrastratum , interstratam , soperstratum , dépôts superficiels. — Répartition dans le sens horizontal , dépôts côtiers, pélagiens, thalassiques. — Faciès; relations entre la faune d'un terrain et'sa constitution pétrographicfue. — Influence de ractioQ geysérienne, des climats et des mouvements des eaux sur Taspect de chaque dépôt.

■jotftM «et «■€!«■■€• men. — > Dans ses investigations, le géologue est souvent conduit à rechercher les limites des mers qui ont successivement recouvert la contrée qu'il étudie. Pour rendre plus facile la recherche des anciens rivages, il doit se rappeler les phénomènes qui se passent actuellement au bord de l'océan, tels que l'usure des rochers du littoral par le mouvement des vagues, les perforations des animaux pétricoles qui ont les côtes pour habitat, l'accumulation des débris de coquilles roulées sur la plage, la formation des cordons de galets, etc. Ces moyens d'étude peuvent surtout être mis à proflt pour les mers des époques peu anciennes. Mais à mesure que les mers dont on veut retrouver les limites appartiennent à des époques plus reculées, les traces des anciens rivages deviennent de plus en plus rares ; les dépôts réellement côtiers ont, eux-mêmes, disparus en totalité ou en

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partie. Aussi ^ lorsque le géologue marque remplacement des ancienaes mers, en examinant l'étendue des formations qu'elles ont reçues , il ne doit pas perdre de vue que les limites des terrains ne coïncident pas toujours avec celles des mers auxquelles ils correspondent. Les lambeaux du calcaire pisoUtique des environs de Paris n'occupent qu'une faible partie de l'emplacement que recouvrait la mer où ce terrain a été ;reçu ; de même, les limites de la mer de l'époque crétacée supérieure doivent être portées bien au-delà des deux ou trois lambeaux de craie blanche dont la présence a été signalée dans le Jura.

CtengencBlii dant la canflfiiraUoii des bualDS fféofféBl^iic». — Remontons à rère neptunienne qu'il nous faut toujours prendre pour point de départ dans nos déductions; nous voyons un océan sans rivage recouvrir le globe tout entier, puis des îles se montrer çà et là les unes après les autres. Plus tard, pendant l'ère tellurique, la ierre*ferme, ainsi que je l'aï dit (page 289), ne cesse de croître en surface et en élévation. C'est pendant l'ère jovienne qu'elle atteint son maximum d'étendue. En même temps, les mers, d'abord largement ouvertes, se ferment de plus en plus pour se transformer en mers intérieures, puis en golfes dont l'emplacement est aujourd'hui occupé par des bassins hydrographiques, tels que œux du Rhône et de la Garonne.

Ces faits généraux se déduisent de l'examen de la configuration des mers qui , depuis l'époque du trias jusqu'à oos jours, se sont montrées en Europe. Quant à la période paléo* soique, il est difficile d'indiquer quel était alors le mode de répartition des terres et des mers. Les dépôts correspondant à cette périoflte sont, sur tm grand nombre de points, recouverts

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