‹ Prodrome de géologie (volume 2)Chapitre 120 sur 149 · RÉPARTITION DES DÉPÔTS DANS LE SENS VERTICAL · texte numérisé non relu

RÉPARTITION DES DÉPÔTS DANS LE SENS VERTICAL

par les formations plus récentes ; d'un autre côté , beaucoup d'entre eux , à cause de leur ancienneté mêuie^ ont dû être détruits par Toie d'érosion ou de dénudation.

En même temps que l'extension de l'océan diminuait, sa profondeur^ d'abord uniforme sur toute la surface du globe , allait en augmentant sur certains points et en diminuant sur d'autres.

Je dois maintenant préciser le sens qu'il faut donner aux mots bassin géogénique. Pour plus de simplicité^ j'ai supposé, jusqu'à présent, qu'un bassin géogénique était une dépression complètement fermée et d'une étendue restreinte. C'est là une conception théorique qui se réalise rarement. La mer qui, lors de la période jurassique, s'étendait entre les Alpes, les Vosges et l'arête montagneuse allant du Morvan aux Gévennes, communiquait avec d'autres mers par des détroits situés entre les massifs montagneux que je viens de nommer. La dépression occupée par cette mer n'en mérite pas moins la désignation de bassin géogénique.

Les faits généraux que j'ai mentionnés et ceux qu'il me reste à rappeler ne varient pas essentiellement avec la forme des régions où l'action sédimentaire ^ manifeste. Ils s'appliquent au cas où ces régions apparaissent sous la forme de zones allongées et irrégulières, de même qu'à celui où elles atTectent l'aspect de bassins limités et nettement circonscrits, bassins qui peuvent être isolés ou communiquer entre eux.

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itort. — Ce sont les'mouvements de l'écorce terrestre qui déterminent l'apparition de chaque bassin géogénique, et qui apportent dans sa configuration générale des modifications incessantes. Ces mouvements peuvent s'effectuer d'une manière

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lantôt lente, tantôt pins oit moins rapide : ils peuvent se diriger tantôt de liaut en bas, tantôt dans un sens contraire. Je vais examiner ce (|ui se passe dans Tliypothèse la plus simple et, sans doute aussi , la plus en harmonie avec ce qui a lieu réellement : elle consiste à sup[)Oser (jue le sol s'affaisse pour se soulever ensuite et (|u'il ellectue ces deux mouvements avec lenteur et ré<^ailarité.

Peu après que le sol s'est alTaissé pour former les parois du bassin où Taction sédimentaire va se manifester, les matériaux fournis par ladétrition atmos[)héri(|ue sont très nombreux. En etîet, ratîaissemeut du sol n'a pas eu lieu sans amener la fracture et la dislocation d'im itrand nombre de couches ; la direction des cours d'eau a été chanj^ée, et la plupart de ceux qui sont situés dans le voisinage du bassin récemment créé se dirigent vers lui. Ils y entraînent les débris nouvellement fournis par la dislocation des roches, et ceux qui, existant déjà lors de répoque antérieure, sont d'autant plus facilement déplacés que les plans (|ui les sui)portent acquièrent une plus forte hiclinaison. Dès (|ue l'atlaissemcnt du sol qui détermine Tapparition d'un bassin {^éogéniciue se produit, il donne le signal d'une nouvelle production de détritus et marque le point de ralliement de tous ceux qui , d'abord mis i\ Tabri de Taction des courants terrestres par leur position topo{^raphique, se placent sous leur dépendance, dès que cette situation a changé.

Les premiers débris reçus par un bassin géogénique constituent une vaste na|)pc destinée à supporter les couches qui se formeront ultérieurement. Cet ensemble, que je propose de désigner sous le nom iVhifrastratumy ofîre un fciciès essentiellement détritique.

Diverses circonstaîices rendent ce faciès détritique plus prononcé. L'affaissement du sol s'opérant d'une manière lente, il

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