‹ Prodrome de géologie (volume 2)Chapitre 121 sur 149 · RÉPABTITION DES DÉPÔTS DANS LE SENS VERTICAL · texte numérisé non relu

RÉPABTITION DES DÉPÔTS DANS LE SENS VERTICAL

en résulte que le bassin géogénique offre d'abord peu de profondear. Les matériaux qui s'y accumulent les premiers socK soumis à Taction des vagues , des marées et des courants flu- Yiatlles ou marine. Ceux que fournit Faction geysérîenne scmt relativement moins nombreux. D'ailleurs^ les courants matins et les mouvements des eaux les entraînent dans d'autréb bassins qui^ plus anciennement formés^ otFk*ent une plus gninde profondeur, les reçoivent et les retiennent.

Remontons à une époque ultérieure* Les détritus diminueni en nombre et en volume; il en résulte une modification correspondante dans le faciès des dépôts en voie de fornilation. Par suite de la plus grande profondeur du bassin, les élé* ments provenant de l'intérieur de l'écorce terrestre à Fétat de molécules chimiques ont trouvé nue zone tranquille où leur dépôt a pu coknmenôer à s'effectuer. Ils ne forment d'abord qfoe des lits d'une importance peu considérable ; rarement ils donnent origine à des roches compactes et homogènes; ils se mêlent surtout aux argiles pour les transformer en marnes, et aux conglomérats pour leur servir dé ciment. On a aussi des alternances de roches arénoïdes ou argiloïdes, avec des calcaires plus ou moins purs.

Plus tard encore, l'affaissement du sol n'ayant pas discontinué , la zone où s'opère de préférence le dépôt des matériaux provenant de l'intérieur de la terre acquiert plus de profon-' deur et un calme plus complet. Quel est le résultat de ce nouveau concours de circonstances? Les roches détritiques sont reléguées près du littoral ou sur les points peu éloignés des eôles où les courants peuvent entraîner les matériaux fournis par les terres émergées. Les roches calcaires prennent une int** portance presque exclusive ; elles constituent des couches puissantes alternant avec des bancs marneux très minces, qui dis-

paraissent même sur un grand nombre de points et notamment dans les parties centrales du bassin. Les dépôts qui s'édifient dans ce bassin^ lorsqu'il est parvenu à ce moment de son existence, peuvent être réunis sous la désignation d'interstratum.

Puis, Tafiaisseraent du sol, ayant nécessairement atteint ses dernières limites ^ s'arrête. Le fond du bassin revient successivement aux mêmes niveaux , soit d'une manière directe par l'exhaussement du sol qui obéit à une impulsion contraire à celle qu'il subissait d'abord , soit d'une manière indirecte par voie de comblement, soit enfin par les deux modes à la fois. Dans tous les cas , le résultat est le même.

Les dépôts qui se produisent alors se rapprochent , par certains caractères, de ceux que le bassin avait d'abord reçus; ils tendent de plus en plus à prendre , comme eux , un faciès détritique , mais le volume de leurs éléments constitutifs est toujours bien moindre; ces éléments sont agglutinés avec moins de force, et les couches qu'ils contribuent à former sont moins nettement et moins régulièrement stratifiées. Tous ces dépôts, qui marquent le terme de l'action sédimentaire dans un même bassin, constituent son superstratuni.

il vient enfin un moment où le bassin géogénique est complètement mis à sec ; sur l'emplacement qu'il occupait , s'édifient peu à peu des dépôts que l'on peut réunir sous la désignation de dépôts superficiels. Ce sont les alluvions et les formations dont j'ai parlé dans le livre précédent. La superposition de ces dépôts ne s'observe que dans les formations récentes, car c'est pendant l'ère jovienne que les dépôts d'origine terrestre se sont montrés sur une grande échelle et avec des chances réelles de conservation. Aux époques plus anciennes, les formations lacustres remplissent le rôle qui est ici accordé aux dépôts superficiels.

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