VARIATIONS DANS LA FORME DE LA TERRE
mioera^ par sa rencontre avec les surfaces supérieure et inférieure de Vocéan primitif, deux cercles concentriques séparés Tuo de l'autre par une distance de 2 500 mètres environ , représentant la profondeur de cet océan. La figure déterminée par les deux cercles étant développée^ donnera lieu à un parallélogramme A B G D ^ sur lequel nous pourrons établir notre raisonnement tout en n'ayant recours qu'à la géométrie élémentaire (voir figure 3). Là ligne G D, qui représente la
FiG. 3.
dfconférence du globe à l'époque de l'océan primitif , s'est rapprochée du centre de la terre d'une quantité qu'il s'agit d'apprécier approximativement. M. Delesse évalue à i 430 mètres la diminution de longueur que le rayon terrestre a éprouvée par le seul fait de la cristallisation des roches qui forment l'écorce solide du globe^ et la diminution due simplement à la déperdition de la chaleur intérieure^ qui s'opère constamment à la surface^ a été probablement plus considérable encore. Telle est du moins l'opinion de M. E. de Beaumont : la surface du globe, dit-il ^ s'est rapprochée pro*gressivement de son centre avec les montagnes qu'elle sup* porte, et les mers qui la couvrent en pariie, d'une quantité qui peut-être n'est pas inférieure à la hauteur du Ghimborazo, et même à celle des plus hautes montagnes de l'Hymalaya. {Notice sur les systèmes de montagnes, page 4330.) Admettons que la circonférence se soit rapprochée du centre
de la terre d'une quantité égale à 8 kilomètres; la longueur de cette circonférence et son rayon diminueront dans la même proportion. Le rayon, d'une longueur d'abord égale à 6 400 kilomètres (j'exprime en nombres ronds les quantités que je dois faire intervenir^ afin de simplifier les calculs; ces approximations ne peuvent affecter le résultat d'une manière sérieuse}^ aura diminué dans le rapport de — ou •^; il en sera de même pour la circonférence C D qui^ d'abord égale à 40 000 kilomètres environ^ diminuera dans la proportion de -^ et deviendra égale à 40 000 — 50, c'est-à-dire à 39 950 kilomètres. Soit C" D, la longueur de la nouvelle circonférence : la quantité d'eau qui devra se répartir au-dessus de C" D et élever, par conséquent, le niveau de l'océan, sera égale à 50 X 2,5, c'est-à-dire à la longueur dont la circonférence du glolie aura diminué, multipliée par la profondeur de l'océan primitif, soit 125 kilomètres carrés. Ceux-ci, répartis sur la nouvelle circonférence, donneront lieu à un exhaussement uniforme d'un peu plus de trois mètres. La ligne CD, qui représentait d'abord la surface de l'océan, sera remplacée par la ligne CD'.
Si nous résumons cette discussion, nous voyons que trois causes ont fait varier le niveau de l'océan pendant toute la dmrée des temps géologiques : une d'elles a élevé ce niveau de 3 mètres environ ; les deux autres l'ont abaissé de 296 mètres. Il y a donc eu dans ce niveau un abaissement de 293 mètres environ, abaissement qui s'est effectué d'une manière insensible, mais que l'on ne saurait négliger.
Le volume de la terre a diminué, pendant les temps géolo^ giques , non-seulement à cause de son refroidissement , mais aussi par suite de la disparition, dans sa masse, d'ime partie des eaux qui la recouvrent. Le lecteur ne doit pas perdre de vue que la ligne CD de la figure 5, tout en se déplaçant sous