PREUVES ASTRONOMIQUES, ETC
rinfluence des causes que j'ai énumérées, ne cessait pas de M rapprocher du centre de la terre et de suivre la masse du globe dans son mouvement centripète.
En prenant pour bases les données qui nous ont servi dans nos appréciations , c'est-à-dire un océan primilif d'une profondeur de 2 500 mètres, et une capacité de Técorce terrestre pour Teau égale à 1/50, on peut conclure que la totalité des eaax aura pénétré dans la masse du globe lorsque la croûte du globe sera égale à 2 500 X 50, c'est-à-dire 125 000 mètres. Cette longueur représente à peu près la cinquantième partie du rayon terrestre. La terre sera donc loin d'être totalement consolidée lorsque l'océan aura disparu de sa surface, et cela nous conduit à penser que la lune pourrait bien posséder encore des volcans en activité.
»reavc« aftiroiionilqves de la permanciice des condition» de rexisience
dicraïc da «loke. — Si l'on interroge l'astronomie sur la variabilité des phénomènes qui font partie de son domaine, on trouve en elle de nouvelles preuves du fait que nous tenons à mettre hors de toute contestation , en soutenant que les conditions de l'existence sidérale de la terre n'ont pas varié d'une manière sensible pendant les temps géologiques.
Grâce à l'astronomie , nous savons que la densité des comètes est tellement faible que leur rencontre avec notre planète ne peut apporter aucun changement à sa constitution sidérale. II est même douteux que la substance d'une comète soit assez dense pour pénétrer dans l'atmosphère terrestre. C'est un hit qu'il ne faut pas perdre de vue, puisque la cause invoquée pour expliquer, soit le déplacement brusque de l'axe terrestre, soit un changement dans le mouvement do translation de la terre, est le choc d'une comète (/O. D'ailleurs, d'après
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PREUYEd ASTRONOMIQUES^ ETC. 13 S
aJDsi jusqa'à ce qu'un événement qu'il est impossible de pré^ voir survienne tout à coup. Alors ce ne seront pas les conditions acluelles de Texistence de ce système qui se trouveront cornpromises^ mais son existence elle-même. La seule chose qui ait ▼arié d'une manière sensible , et qui soit destinée à varier encore, c'est la quantité de chaleur émise par le soleil, par la terre et par tous les corps répandus dans Tespace interplanétaire : i'ai déjà indiqué dans quel sens et dans quelle mesure cetie variation avait lieu.
Il faut donc renoncer à chercher en dehors de notre planète les causes des révolutions fi^cologiques. Mais^ si le géologue doit se renfermer dans une sage réserve^ en est-il de même pour celui qui porte sa pensée^ soit vers Torigine^ soit vers l'avenir de notre planète et de tout le système dont elle fait partie î Evidemment non.
L'univers n'est pas condamné à un statu quo étemel. Le système solaire a eu un commencement. Dans le Cosmos rien n'étant définitif^ ce système aura une fin dans un temps indéterminé. Entre ces deux dates extrêmes^ le système solaire a été et sera sujet à des changements : pour l'intelligence d événements aussi imprévus, aussi considérables, l'astronomie ne suffit pas à elle seule. Toutes les ressources de l'esprit humain mises à contribution ne peuvent conduire qu'à des résultats approximatifs et souvent contestables.
Ce qui nous fait illusion sur la permanence des faits astronomiques^ c'est la manière insensible dont ils se modifient; c'est aussi la longue série de siècles que ces modifications exigent pour se produire. On peut dire qu'ici, comme dans tous les phénomènes astronomiques , il y a relation entre l'espace et le temps.
Si , des régions célestes, notre pensée descend sur la surface
du globe^ elle n'y trouye plus le caractère d'immuabiliié qui revêt le monde qu'elle vient de contempler. Gomme individu, nous portons un germe de mort, et une étude superficielle suffit pour nous convaincre que Tespèce elle-même n'a qu'une exi&tenoe limitée. Nous savons que de nombreux changements se sont accomplis, soit dans le relief du sol, soit dans les climats. Les idées de catastrophes, de révolutions subites dans les choses, d'instabilité extrême dans les causes, de menaces de fin prochaine remplacent celles qui naissent dans uotre esprit, lorsque nous portons nos regards vers la sphère étoilée et que notre pensée s'égare dans les profondeurs de l'espace. Mais c'est là un sentiment contre lequel le géologue doit réagir. Il faut qu'il se rende bien compte de la portée des mots révolutions géologiques y et qu'il se pénètre de l'idée que ces révolutions se sont manifestées à la surface de la terre et non dans réconomie générale de la nature.