‹ Prodrome de géologie (volume 2)Chapitre 21 sur 149 · DENSITÉ DU GLOBE · texte numérisé non relu

DENSITÉ DU GLOBE

oonférence au centre, et que la densité de la couche supérieure soit égale à 3, en conclut que la densité du centre de la terre est ^le à 10^047, et que sa densité moyenne est 4^7647.

Piana^ en reprenant Thypothèse de Laplace, mais en admettant pour représenter la densité des couches supérieures 1,83, arrive à un nombre peu différent de celui qui a été obtenu par Reicb au moyen de la balance de torsion : pour représenter la densité du centre de la terre, il trouve le nombre 16,27.

Playtair, en employant le fil à plomb, a trouvé, pour représenter la densité moyenne de la terre , un maximum 4,867 et un minimum 4,559 : la moyenne est 4,713.

Le nombre trouvé par Carlini , par la méthode du pendule, et corrigé par Giulio, est 4,950.

L'emploi de la balance de torsion a conduit aux résultats siriTants :

Observations de Cavendish, calculées par Baily . . 5,148

— de Reich, (1838) 5,440

— de Baily, (1842) 5,660

— de Reich, (1847-1850) 5,577

Les résultats successivement atteints indiquent un nombre

d'autant plus élevé qu'ils ont été obtenus à une époque plus réœnte. Aussi, les expériences faites par Airy au moyen du pendule, en 1854, dans les mines de Harton , avec une précision que Humboldt appelle merveilleuse, lui ont fourni une valeur plus forte que celle obtenue par Baily et Reicb. D'après Airy, la densité moyenne de la terre est 6.566. Une légère modification apportée à cette valeur par Stocke, en raison de l'effet de la rotation et de l'ellipticité terrestres, réduit la densité pour Harton (54'' 48' lat. N ) à 6,565 ; pour réquateur, à 6,489.

Le calcul a conduit les physiciens et les astronomes à recon-

U() PHODBOME DE GÉOLOGIE.

naître que le ^lobe, loin de coiislitiier une masse homogène, ainsi que Hutton le su|)posait, est formé de matériaux dont la densité croît de la circonférence au centre. Mais ce que le calcul n'a pu nous indi(|uer , cest la ])roportion dans laquelle cette densité Aa croissant. Si je ne me trompe, le résultat ;:énéral fourni |)ar la méthode analyticpie relativement à la densité moyenne du iilohe, ne varierait pas sensiblement dans le cas où la propressinn serait uniforme, ainsi que dans celni oîi, d'al)ord très-ra|)ide, cette proi^ression deviendrait ensuite très-lente. Or, je suis porté à croire (jue le lilobe, considéré dans s(M) ensemble , forme une masse à j>eu près liomoLrène sous le ra|)p(>rt de la densité, et (jue cette homoizénéité ne cesse (pie V(M'S la périjjhérie du L:lol)e, la où des substances trèsfusibles et peu denses contril)uei)t à fornuM' l'écorce terrestre. Un observe un rapidt* accroissemenl de densité depuis l'océan, dont la [usanleur spécidcpie est peu supérieure à l'imilé, jus(|u'a la zone où se trouve le basalte, roche (|ui pèse trois fois et ileuiic autaiil qu(* l'rau. Celte zone existe à la profondeur maxini'uu de ^2Mvilomètres. A une profondeur double, e'est-à-dire a M) kiiomèlres, si la densité croît dans la même |)ropor(i(Mî. elle doit élre de ii.:2, et ce nombre atteint, il ne peut j)lus être dépassé ipie dans une pi'oportion très-niiniine. Ce raisonut'UKMit m* perdrait rien de sa valeur quand bien même on supposerait trois lois plus taraude la profondeur à latjuelle le i:lobe ollre celte densiti' m;i\innnn : il n'en scmi ï)as moins fonde, |)uisque It* rayon terrestre a (> iOO kilomètres de longueur.

Ktat Intérieur du f^iohp — Mentionnons une autre difficulté qui

S(^ présente n^lativruienl a la |K'sauteur spécitiquc des suIh stanc(*s (pii entrent d;\us lacotnposition du globe. Ces substances

Page 1