‹ Prodrome de géologie (volume 2)Chapitre 3 sur 149 · CONSTITUTION PBTSIQ0B BU SOLEIL ET DE LA LUNE · texte numérisé non relu

CONSTITUTION PBTSIQ0B BU SOLEIL ET DE LA LUNE

certaine indépendaoce entre elles et les taches noires. Pourtani, dans la plupart des cas, les facules se montrent près dés taches noires > annoncent en quelque sorte leur apparition prochaine et les remplacent souvent. Les taches et les facules peuvent se déplacer sur la surface du soleil en vertu d'un mouvement qui leur est propre : en même temps^ elles aooompsgnent le disque solaire dans son mouvement de rotation. Quelques-unes disparaissent tout à coup pendant leur passage du bord oriental au bord occidental du disque solaire : d'autres persistent pendant cinq ou six semaines : on en cite une qui s'est maintenue pendant 70 jours.

L'observation des taches solaires a permis de constater et de mesurer le mouvement de rotation du soleil. C'est aussi en se iiasant sur l'étude des diverses circonstances qui précèdent, accompagnent et suivent leur apparition, que l'on s'est efforcé d'arriver à la connaissance de la constitution physique de cet astre. Cette étude a donné lieu , dans la science, à deux courants d'idées. Pour l'explication des taches solaires, plusieurs astronomes ont fait intervenir deux ou trois atmosphères superposées à un noyau obscur : d'autres ont admis pour le soleil une constitution physique plus simple. Je ne veux pas entrer dans les détails de cette controverse : il me suffira d'eX' poser sommairement l'opinion qu'Arago avait été conduit a formuler, et de rappeler comment des découvertes récentes oot eu déjà pour résultat de démontrer combien était attaquable l'hypottièse émise par l'illustre auteur de VAHronomée populaire.

D'après Arago, le soleil serait formé d'un noyau obscur qu'envelopperaient trois atmosphères : la première serait nuageuse, réfléchissante, comparable à l'atmosphère teri^re lorsque celle-ci est le siège d'une couche de nuages :

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la seconde ou photosphère serait lumineuse par elle-même et déterminerait par son contour les limites visibles de Tastre : la troisième serait diaphane. Chacune de ces atmosphères serait séparée de l'atmosphère sous-jacente par un intervalle qui existerait également entre l'atmosphère nuageuse et le noyau obscur. La rapidité avec laquelle se forment et disparaissent les taches et les facules obligerait à considérer ces atmosphères comme le siège de leur production. Une ouverture ou éclaircie s'établissant à travers les deux atmosphères inférieures laisserait apercevoir le noyau opaque et déterminerait l'apparition d'une tache. Si l'ouverture de la photosphère était plus petite que celle de l'atmosphère réfléchissante y on aurait une tache sans pénombre : si elle était plus grande^ il y aurait une tache avec pénombre. En outre , l'écartement de la substance dont se compose l'atmosphère réfléchissante occasionnant une accumulation de matière près des bords de l'ouverture donnerait lieu à une augmentation dans la réflexion des rayons lumineux et par suite à une facule. Une disposition particulière dans les talus entourant la cavité formée par l'écartement des atmosphères expliquerait pourquoi^ contrairement aux lois de la perspective, la partie occidentale de la pénombre irait en augmentant d'étendue , et la partie orientale diminuerait pendant que la tache se rapproche du bord* occidental du disque solaire. Enfin , les facules isolées proviendraient de ce qu'une surface gazeuse incandescente et d'une étendue déterminée est plus lumineuse si on la voit obliquement que sous l'incidence perpendiculaire : la surface solaire ofi'rant des ondulations, devrait fournir un éclat comparativement faible dans les parties de ces ondulations qui se présenteraient perpendiculairement à l'observateur, et plus brillante dans les parties inclinées : toute cavité conique devrait donc se pré-

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