CHAPITRE VI
ee08iDBiiAYioir$ osNxaàLUs son ls rbukf «xTiniBim du olobs»
Résomé sur la gtraclare de la pariie périphérique da globe (Gg. 6). -* Mode de répartition de Peau el de la terres-ferme peodant Fépoqae actuelle el lors des périodes neplunienne et telluriqua. ^^ Niveau dea mers. •*- Relief extérieur du globe : sol émergé. — Influence exercée par les mouvements de Técorce terrestre sur son modelé. — Inégalités de la surface du globe : illusions sur la forme du bassin des mers et l'aspect des montagnes. — Dernières remarques : moyens d*observatioD employés par la géologie. — Cartes, reliefs, coupes , vues géolo^ giques.
màtwmi tm la airadovc «e la »«rtte pérlpbértqRe <a slolbe. — Dans
ce chapitre , je me propose de placer quelques considérations sur Taspect général de la surface du globe ; mais, auparavant^ je vais appeler l'attention du lecteur sur la figure 6 dont je me servirai pour résumer ce que j'ai dit sur la structure de récorce terrestre et des zones placées dans son Toisinage.
Vers le haut de la figure 6 se trouve indiquée la partie infé* Heure de l'atmosphère ^ A. On a vu^ page 138, que diverses appréciations ont été émises relativement à la puissance de i'eoveloppe gazeuse du globe ^ puissance qui^ selon un grand nombre de savants^ serait de 8U à 100 kilomètres, et qui, d'après M. liais, serait quatre fois plus considérable. Dans cette enve^ loppe atmosphérique , il faut distinguer une zone inférieure dont la hauteur est à peine de 8 kilomètres et qui oiRre les particularités suivantes.
Son poids représente plus de la moitié du poids de Tatmo*sphère terrestre : la pression barométrique qui est, en moyenne, au bord de Tocéan, de 761 millimètres, n'a plus été que de 310 millimètres au point culminant atteint par MM. Barrai et Bixio dans leur ascension en ballon.
La diminution de la pression et l'abaissement de la température rendent l'atmosphère complètement impropre à la vie au delà de la zone que nous avons en vue; probablement même, la limite supérieure de cette zone ne pourra jamais être atteinte par l'homme ni par aucun être organisé. Humboldt a vu un condor s'élever jusqu'à plus de 7000 mètres audessus du niveau de l'océan; c'est, dit-il, de tous les êtres créés, celui qui peut, à son gré, s'éloigner le plus de la surface de la terre. La hauteur la plus grande à laquelle l'homme soit parvenu est celle de 7049 (ascension aérostatique de Barrai et Bixio, 27 juillet 1850). Le 16 décembre 1831^ Boussingault et Hall se sont élevés, le long du Chimborazo, à 6004 mètres.
D'après Arago, la hauteur des nuages orageux varie entre 214 et 8080 mètres. Rappelons, enfin, que le mont Everest, point culminant de la surface du globe, a 8840 mètres d'altitude.
Divers signes, que le lecteur reconnaîtra avec facilité, représentent, dans la figure 6, les altitudes dont il vient d'être question, et marquent la limite supérieure de la couche atmosphérique si remarquable à plus d'un titre.
Au-dessous de l'atmosphère, viennent l'océan, 0, puis l'écorce terrestre. Celle-ci a une épaisseur probable de vingt kilomètres; elle est constituée, comme on l'a vu, par des fragments prismatiques juxtaposés, et se décompose, dans le sens vertical, en trois bandes.
La bande S est la zone stratifiée qui ne cesse de croître de bas en haut et a, dans l'océan, le siège de sa formation.