‹ Prodrome de géologie (volume 2)Chapitre 52 sur 149 · PREMIÈRE APPARITION DE LA TERRE-FERME · texte numérisé non relu

PREMIÈRE APPARITION DE LA TERRE-FERME

D'après Uurocber, certaines roches semi-cristallines de la Scandinavie^ postérieures au gneiss et aux schistes cristallins , présentent une apparence poudingiforme et bréchiforme ; elles semblent avoir été brisées et reconsolidées sur place^ de même que cela s'est produit pour beaucoup de calcaires bréchi formes. Mais, sur d'autres points de la même contrée ^ on voit des schistes qui recouvrent le gneiss^ et qui sont antérieurs au terrain cumbrien^ renfermer un conglomérat avec gros cailloux roulés de 50 centimètres de longueur. Ces cailloux roulés appartiennent à diverses roches ; ils jouent^ au même titre que les cailloux striés des glaciers^ le rôle de fossiles, car ils indiquent le moment où la surface de Técorce terrestre ^ dans son mouvement d'ascension^ a rencontré le niveau où les eaux de l'océan sont agitées. Mais rien ne prouve que Témersion du point d'où provenaient ces débris fût complète.

Sur le plateau central de la France ^ le granité primitif et le gneiss se montrent à découvert sur une grande étendue; ainsi que je l'ai déjà dit^ il n'est pas probable que l'absence de terrain stratifié sur ce plateau provienne d'une action dénudatrice dont on ne trouve plus les traces. On peut conclure de là que le plateau central formait déjà une île au milieu de l'océan^ où s'effectuaient les premiers dépôts sédimentaires venant immédiatement après le gneiss. Toutefois, cette conclu* sien n'est fondée que dans une certaine mesure, car le plateau central [louvait, pendant cette époque, constituer un bas-fond où, par suite des courants et de l'agitation des eaux, il n'était permis à aucun dépôt de se constituer.

Si l'on tient compte de la présence, dans les roches antérieures à répoque cumbrienne , de l'anthracite ou , tout au moins, du graphite, dont l'origine est végétale, on ne doit pas hésiter à t>enser que l'apparition de la terre-ferme a eu lieu

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vers la fin de l'ère neptunîenae. Les indications suivantes semblent devoir donner à cet événement une date moins ancienne; mais il fant, dans ces appréciations, prévoir de futures découvertes, et les escompter, pour ainsi dire, quant aux conclusions qu'elles pourront Tournir.

D'après les recherches de Gœppert, la flore des époques cumbrienne et silurienne est exclusivement marine. Ln flore du terrain dévonien inférieur présente la plus ancienne plante terrestre connue: c'est ]a Sigillaria Uausmamii, trouvée en Scandinavie. La ûoro du terrain dévonien supérieur comprend 53 espèces, dont 4 seulement appartiennent aux aignes; les autres sont terrestres.

Les lifs à ossements du groupe de Ludiow supérienr renferment de nombreux corps globulaires qui, suivant le docteur Hooker, seraient des spores d'une plante cryptogame terrestre.

La première trace d'un animal pouvant avoir eu une respiration aérienne a été trouvée dans le terrain dévonien du Morayshii-e : ce sont les débris d'un reptile de petite taille, intermédiaire entre les lacertiens et les batraciens : ce reptile est connu sous le nom de telerpeton elffinense.

Je dois signaler ici les difficultés qui se présentent lorsque l'on veut reconnaître l'état des choses, pendant l'ère neptu- DÎenne et au commencement de l'ère tellurique. La majeure partie du terrain paléozoïque est recouvert par les formations de date plus récente : sur beaucoup d'autres points, il a disparu à la suite des puissantes dénudations qu'il a subies, à cause de sa grande ancienneté.

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— Pendant l'ère tellurique , il j a eu tendance , dans le irgé, ù former, non des Ues également réparties à la

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