PHÉNOMÈNE DE L'ABAISSEMENT DE LÀ TEMPÉRATURE. SK
il est naturel de penser que cet état de choses est de longue dale^ et que, dès les premiers temps géologiques, l'écorce terrestre aTait assez de puissance pour rendre presque négligeable laugmentation de température produite à la surface du globe par suite de Tafflux de la chaleur d'origine interne.
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a supposé que Faxe de la terre était jadis perpendiculaire à 80D orbite et avait insensiblement acquis son degré actuel d'inclinaison. D'après cela, les diverses régions de la- terre auraient eu toute l'année des jours égaux aux nuits, et le refroidissement causé par la longueur plus ou moins grande des hivers n'aurait pu se manifester et amener toutes ses conséquences : de là l'ancienne uniformité des climats. L'inclinaison de l'axe terrestre ayant été en croissant, les lignes isothermes se seraient insensiblement montrées, et leur apparition aurait eu pour contre-coup l'abaissement général de la température. Quant aux alternatives présentées par ce dernier phénomène , elles trouveraient leur explication dans des oscillations de l'axe terrestre , plus ou moins semblables à celle que les astronomes ont reconnue et désignée sous le nom de mouvement de nutation. Cette hypothèse, combinée avec celle des transformations dans l'altitude , le mode de répartition et l'étendue des masses continentales^ rendrait compte de toutes les modifications climatologiques qui se sont produites à la surface de la terre ; mais nous avons dit, page 427, que l'astronomie ne permettait pas d'admettre cette hypothèse , si simple et si naturelle de prime-abord.
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«c la icwp^nitare. — L*obscrvalion de la faune et de la flore des
temps passés conduit à jun dernier résultat quil nous reste à rappeler : c'est que rabaissement de la température à la surface du globe a été soumis à des oscillations.
Les phénomènes glaciaires démontrent même qu'il y a eu ^ pendant Tère joYienne^ deux périodes de froid ^ Tune vers le commencement^ l'autre vers la fin ^ et , par conséquent^ deux oscillations dans le refroidissement des climats.
Ces oscillations sont plus difficiles à constater pour l'ère tellurique^ mais plusieurs faits démontrent qu'elles ont dû
exister.
Les terrains correspondant aux diverses périodes marines sont loin de posséder la même composition pétrographique ; il en est qui sont principalement formés de grès et de conglomérats ^ c'est-à-dire de roches à éléments détritiques j dont la nature implique des phénomènes d'érosion d'une grande intensité, un climat pluvieux et, par conséquent, relativement froid. C'est ainsi que les terrains houiller, permien et triasique, dans la composition desquels les argiles, les grès et les conglomérats dominent, correspondent à des périodes probablement plus froides non-seulement que les périodes' antérieures, mais aussi que les périodes jurassique et crétacée, pendant lesquelles les dépôts reçus au fond des mers ont été en majeure partie le résultat d'une sédimentation chimique.
Les causes qui ont déterminé l'abaissement de la température ont également produit les oscillations que ce phénomène présente dans sa marche ; elles sont au nombre de deux : les modifications apportées dans la constitution topographique du globe et le refroidissement du système planétaire tout entier.
Puisque l'exhaussement d'un continent est une cause de refroidissement pour les contrées dont il se compose, il a dû se produire, dans chaque période continentale, un refroidisse-