‹ Prodrome de géologie (volume 2)Chapitre 57 sur 149 · PHÉNOMÈNE DE L'AEAISSEMENT DE LA TEMPÉRATURE · texte numérisé non relu

PHÉNOMÈNE DE L'AEAISSEMENT DE LA TEMPÉRATURE

ment par rapport à la période marine immédiatement antérieure. Toutefois, il faut observer que les transformations topographiques qui constituent ces périodes altematiTement marines et continentales, n'affectent pas, dans un moment donné, toute la surface du globe; les oscillations de température, qui en sont la conséquence, suivent la même loi et ne se manifestent que dans des régions plus ou moins restreintes.

Le mode de répartition des terres émergées , leur groupement sous forme dlles ou de continents, leur situation sous les pôles ou sous Téquateur exercent , sur l'état thermomé* trique de la surface du globe, une action plus générale. Sir Lyell a placé, dans ses Principes de géologie, tome I, deux cartes montrant la disposition que les mers et les continents, avec leur étendue et leur configuration actuelles, devraient occuper pour apporter à la surface du globe le maximum et le minimum de chaleur. Le maximum de chaleur correspond au cas où toutes les terres, groupées vers la zone équatoriale, recevraient verticalement les rayons du soleil, absorberaient une grande quantité de chaleur et la répandraient ensuite par voie de rayonnement dans l'atmosphère : on sait, en effet, que les corps solides ont, pour le calorique, un pouvoir absorbant bien plus considérable que celui de l'eau. Si ces mêmes terres étaient concentrées vers les pôles, la quantité de chaleur solaire reçue par le globe serait bien plus faible. Rappelons-nous encore les diverses circonstances qui ont été précédemment mentionnées comme faisant des montagnes autant de réservoirs de froid, surtout lorsqu'elles pénètrent dans la région des neiges perpétuelles ; un même massif montagneux exercera une action réfrigérante d'autant plus considérable qu'on le supposera placé plus près du pôle.

Cela posé, on conçoit que le mode de répartition des terres

émergées^ ayant yarié d^une période à la suiTante^ aitaia» déterminé des oscillations dans rabaissement progressif de la température : par conséquent^ ces oscillations peuvent nonseulement être reconnues par Tobservation directe, mais aussi se. deviner et se démontrer à priori.

Les oscillations de température ont revêtu^ pendant Tère jovienne^ un caractère incontestable de généralité^ et se sont manifestées dans un intervalle de temps qui n'a pas vu se produire d'importantes modifications dans la constitution topographique du globe. Les causes dont ces oscillations ont été le résultat sont^ au moins en partie^ différentes de celles qui viennent d'être mentionnées; elles se trouvent en dehors de notre planète. Elles rappellent , sur une large échelle^ celles qui se manifestent de nos jours ^ lorsque l'on voit des hivers très-rudes venir après des hivers très-doux , et des étés trèsehauds après des étés tempérés. Elles dénotent des changements dans l'état thermométrique du milieu planétaire dans lequel la terre se meut; l'uniformité de température de ce milieu planétaire n'est pas telle qu'il ne puisse y exister^ entre des points plus ou moins éloignés^ des différences de trois à quatre degrés.

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les diverses appréciations que l'on est conduit à émettre sur les modifications climatologiques, on a toujours en vue la température moyenne. Mais afin de se rendre un compte exact de ces changements , il faut se rappeler la distinction établie par les météorologistes entre les climats marins et les climats continentaux. Des contrées voisines de la mer et ^ à ce titre ^ jouissant d'un climat tempéré et uniforme pendant toute l'année, ont la même température moyenne que d'autres régions où

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