‹ Prodrome de géologie (volume 2)Chapitre 58 sur 149 · LIMITE DBS NE1GB8 PERPÉTUELLES · texte numérisé non relu

LIMITE DBS NE1GB8 PERPÉTUELLES

l'hÎYer est très-froid| et Tété très-chaud. Ces diflëreaees, entre des contrées souvent placées sous la même latitude, ont commencé à se manifester en même temps que les lignes isothermes. Par conséquent, tout en persistant à déclarer qu'il s'est produit à la surface du globe un refroidissement évident et que ce refroidissement a été soumis à des alternatives, il est permis de faire dans ce phénomène la part d'un effet plus apparent que réel, provenant de l'apparition des lignes isothermes. Les formes végétales ou animales qui ont déserte nos latitudes ont fui surtout devant la rigueur des hivers, et peutêtre, sous nos climats, la température moyenne des anciennes périodes n'était-elle pas bien supérieure à celle de nos jours. Ajoutons que la température de la grande époque glaciaire, de celle qui a eu pour conséquence l'ensevelissement de presque toute la Suisse sous les glaciers , n'a pas été aussi basse que l'on est porté à le penser de prime-abord; nous verrons que, d'après les calculs de M. Martins, il a suffi pour cela d'une différence de i"" en moins sur la température moyenne actuelle de Genève. Si on fait la part du refroidissement produit par le développement des massifs montagneux, on est conduit à reconnaître que le refroidissement effectif qui a produit les phénomènes glaciaires a été très-faible : aussi, pouvons-nous répéter que, dans le domaine des choses géologiques, de même que dans celui de l'histoire humaine, les plus grands changements reconnaissent souvent les plus petites causes.

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te 0«ke : uotf le «ci aeife» pcrp^uieiic». — Les changements dans la température de la surface du globe attireront de nouveau mon attention, lorsque j'aurai à rappeler comment ces changements ont réagi sur les caractères de la faune et de la dore

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de chaque époque et de chaque pays. Ce que j'en ai dit me sufQra pour apprécier la part d'influence qui retient à ce» changements, dans les variations qui ont été apportées dans les phénomènes géologiques qui se rattachent au sol émergé. Cette influence n'a pas été directe; elle s'est manifestée en modifiant les climats et en déterminant l'état sous lequel l'eau se présente à la surface du globe.

Nous avons admis, pendant les premiei^s temps géologiques, la réalité d'un courant supérieur traversant l'atmosphère dans le sens de l'équateur aux pôles : ce courant existe encore, et nous avons vu (page 452) le rôle qu'il jouait dans la formation des aurores boréales. Jadis , de même qu'aujourd'hui , il s'abaissait en s'avançant vers les hautes latitudes pour y amener les vapeurs dont l'origine se trouvait dans la zone tropicale. En arrivant au-dessus des régions polaires, ces vapeurs se condensaient et se transformaient en pluie. Sur toute la surface du globe, ces régions étaient probablement celles où la quantité de pluie tombée dans une année atteignait son maximum : chaque pôle avait, chaque année , sa saison pluvieuse ; c'était celle où il était privé des rayons du soleil. Pendant cette saison, l'eau se condensait et se transformait en pluie avec une plus grande rapidité. Plus tard, il est venu un moment où l'abaissement de la température a été suffisant pour transformer la pluie en neige , et amener, sous les pôles , l'apparition de couches de glaces d'abord hivernales, puis perpétuelles. L'observation directe n'a pas encore permis, et ne permettra sans doute jamais, de déterminer avec certitude la date où une première couche de glace, encore très-peu étendue, a recouvert pour toujours chaque pôle de la terre. Cette date doit précéder de fort peu l'époque où les lignes isothermes ont commencé à se dessiner nettement, et pourrait bien coïncider avec

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