‹ Prodrome de géologie (volume 2)Chapitre 59 sur 149 · LIMITE ACTUELLE DES 9TEI6ES PERPÉTUELLES. SOS · texte numérisé non relu

LIMITE ACTUELLE DES 9TEI6ES PERPÉTUELLES. SOS

la fin de la période crétacée. Quant à la couche de glace , elle a^ depuis lors, augmenté de dimensions; elle est destinée^ ainsi que je Tai déjà dit, à se développer en une nappe qui finira par recouvrir le globe tout entier.

Peu après le moment où les neiges éternelles prenaient possession des régions polaires, elles se montraient successivement d'abord sur les massifs montagneux les plus élevés et les plus Toisins des pôles, puis sur ceux qui atteignent une moindre altitude ou qui se rapprochent de la zone équatoriale. L'extension des amas neigeux était due à deux circonstances : i"" à l'abaissement des lignes isoatmothermes ; ^ à Texhaussement du sol. Cette apparition des neiges éternelles a été suivie de celle des glaciers.

UMiie actoene des ntîgtê perpétaciiet. — La limite des neiges perpétuelles est celle où la neige tombée dans le courant de Tannée ne fond pas en élé. Cette limite dépend d'un grand nombre de circonstances, telles que : i'' la direction des vents régnants et leur contact soit avec la mer, soit avec la terre ; ^ risolement d'une montagne ou son raccordement à un massif montagneux; 3<» la quantité de neige qui tombe en hiver et de celle qui fond en été. Elle s'élève dans les continents où la quantité de neige tombée en hiver est plus petite que près de la mer, tandis que la quantité de neige fondue en été y est plus grande. C'est pour le même motif que cette limite s'abaisse de Téquateur vers les pôles , mais non d'une manière uniforme.

La figure 13 représente approximativement la courbe dessinée par la limite des neiges perpétuelles. Cette courbe ne coïncide pas avec la ligne isoatmotherme 0^ ni avec aucune autre. A la hauteur où se trouve cette courbe, la température moyenne

306 PRODROME DE GÉOLOGIS.

de l'air est^ près de Téquateur^ de + i% 5; dans les Alpes, de — 4^, et en Norwège, sous le cercle polaire , de — 6».

Dans le tracé de la limite des neiges éternelles^ on a pris pour base le tableau que Humboldt a placé dans le tome m de VAsie centrale, et qui se trouve reproduit dans la plupart des traités de météorologie. Les données fournies par Humboldt n'atteignent pas le 78"^ de latitude nord. Les observations recueillies par Durocber» dans son voyage au Spitzbei^ et dans le nord de la Scandinavie^ lui ont permis de retrouver le point où la limite des neiges perpétuelles rencontrait le niveau de Tocéan. Les neiges descendent jusqu'au niveau de la mer sur la côte nord-ouest du Spitzberg^ par 19^ 30' de latitude. D'après Durocber^ leur limite inférieure s'y trouve même un peu au-dessous^ et le point de coïncidence entre cette limite et le niveau de l'océan doit être placé vers le IB"* de latitude nord.

La ligne représentée dans la figure 13 diffère très-peu de celle que Durocber a dessinée dans ses Etudes sur la limite des neiges perpétuelles. La différence la plus importante consiste en ce que la ligne que j'ai tracée a constamment sa convexité dirigée dans le même sens^ tandis que, d'après Durocber, cette convexité, d'abord tournée vers le ciel, se dirige en sens opposé , depuis le 70° jusqu'au pôle.

(mPITRE IL

PHÉNOMiEiYES d'Érosion et db transport : dégradation

Page 1