‹ Prodrome de géologie (volume 2)Chapitre 66 sur 149 · A OSSEMENTS , BRÈCHES OSSEUSES · texte numérisé non relu

A OSSEMENTS , BRÈCHES OSSEUSES

Tufs Siliceux , tufs calcaires. — Traverlin , panchina : époque de la formation du travertin. — Stalactites, stalagmites : calcaire concré* tioDoé. — Eboolis; terre végétale, son origine récente; sable des déserts. — Existe-t-il des dépôts terrestres antérieurs à Père jovienoe? — Grottes et cavernes; leur mode de formation. — Remplissage des grottes et des cavernes : brèches osseuses. — Distribution géologique et géographique des cavernes à ossements et des brèches osseuses. — Gomment les ossements ont-ils été introduits dans les cavernes et dans les brèches? — Les cavernes à ossements et les brèches osseuses au point de vue chronologique. — Dépôts fluviatiles , paludéens et lacustres : passages des uns aux autres.

— Sous le nom de tufs, on peut réunir tous les dépôts que les sources pétrogéniques édifRnt autour du point où elles jaillissent^ avant de se confondre avec les cours d'eau qui entraînent vers les lacs ou vers la mer les éléments qu'elles tiennent en dissolution.

La formation des tufs est un phénomène complexe qui se rattache tout à la fois à l'action geysérienne et aux phénomènes dont l'étude fait l'objet de ce troisième livre. Elle n'est qu'un diminutif d'une action plus générale qui s'est autrefois exercée sur une immense échelle^ et par suite de laquelle les strates d'origine marine ont reçu une partie de leurs matériaux. Les tulEs qui se produisent de nos jours sont de deux sortes, les tufs siliceux et les tufs calcaires.

vofs auieeu. — Les eaux dé source qui charrient une forte proportion de silice doivent cette propriété à leur haute température. Dès qu'elles arrivent à la surface du sol^ elles se refroidissent et laissent se précipiter la silice qu'elles tiennent en dissolution. C'est ainsi que s'effectuent les dépôts de tuf siliceux.

Les régions volcaniques offrent souvent des sources thermales plus ou moins chargées de silice ; mais les deux localités actuellement connues où la formation du tuf siliceux s'opère de la manière la plus active ^ sont le val de Furnas, dans l'île Saint-Michel , une des Afores^ et quelques parties de l'Islande.

Les sources du val de Fumas sont situées dans un terrain formé de lave et de trachyte. Leur température varie de 23® à 9T; elles contiennent, avec la silice, un peu de soufre et de l'argile ; leurs sédiments constituent des lits de un à deux centimètres , qui se réunissent en couches épaisses d'un pied environ, ordinairement horizontales, rarement ondulées. Les eaux saisissent et pétrifient les végétaux qui croissent sur leur passage, et il existe un lit de 3 à 5 pieds de puissance, entièrement composé des mômes roseaux qui végètent encore dans rtle. Le dépftt général parait considérable et forme de petites collines.

L'Islande renferme aussi plusieurs sources siliceuses ; il en est qui coulent d'une manière constante, et l'une d'elles a donné naissance à un dépôt siliceux qui a plus de quatre lieues de longueur. Les autres, situées à six lieues du bourg de Reinkinrik, sont intermittentes et portent le nom de geysers. Ceuxci sont au nombre d'une centaine dans une plaine de trois mille mètres d'étendue, recouverte par une nappe de lave. L'eau du grand geyser a une température de 124'' à une profondeur de vingt mètres, et contient, avec la silice, une forte

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