‹ Prodrome de géologie (volume 2)Chapitre 7 sur 149 · FORME GÉNÉRALE DE LA TERRE · texte numérisé non relu

FORME GÉNÉRALE DE LA TERRE

pédition fut de fournir pour la valeur de Taplatissement la fraction ^. Ce résultat, modifié par les observations ultérieures

de savants autres que ceux de l'expédition , est devenu ^. En général , les observations du pendule indiquent un aplatissement plus considérable que ne le font les mesures directes.

Enfin ^ Laplace a le premier fait intervenir la méthode analytique, en prenant pour base de ses calculs les inégalités lunaires ou perturbations de la lune en longitude et en latitude, perturbations qui sont en rapport avec la forme de la terre. « La terre, dit Arago, maîtrise la lune dans sa course. La terre est aplatie. Un corps aplati n'attire pas comme une sphère. Il doit donc y avoir dans le mouvement, nous avons presque dit dans Tallure de la lune, une sorte d'empreinte de l'aplatissement terrestre. Telle fut, dans son premier jet, la pensée de Laplace. » Le nombre trouvé par Laplace a d'abord éiég^, qu'il a plus tard remplacé par—.

La méthode analytique a pour avantage de donner un résultat général, indépendant des variations locales auxquelles sont soumis les résultats fournis par les autres méthodes. Le degré d'exactitude auquel les mesures directes et l'emploi du pendule peuvent conduire est en raison même du nombre des observations recueillies. Mais ces deux méthodes ont pour la géologie le grand avantage de démontrer que la forme de la terre n'est pas rigoureusement celle d'un ellipsoïde de révolution : en d'autres termes, que cette forme ne peut être produite par le mouvement d'une ellipse autour d'un de ses axes. Les méridiens ne sont pas des ellipses régulières : les parallèles et l'équateur ne sont pas des cercles parfaits. Je m'occaperai plus tard de ces inégalités qui reconnaissent une cause toute géologique.

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