‹ Prodrome de géologie (volume 2)Chapitre 78 sur 149 · OUB FAUT-IL ENTENDRE PAR ÈRE JOVIENNE · texte numérisé non relu

OUB FAUT-IL ENTENDRE PAR ÈRE JOVIENNE

lA Bresse^ etc.^ se placent sur le même nireau géologique que les sables astiens.

Dans l'étude des phénomènes qui se sont manifestés lors de rère Jovienne^ ainsi que dans la division de cette période en époques successives^ J'établirai toutes mes déductions sur trois faits fondamentaux que je formule de la manière suivante :

1* Dés le commencement de l'ère jovienne, le mode de rrfpartition entre la terre-ferme et la mer était presque le même qu'aujourd'hui. Les soulèvements locaux qui ont eu lieu sur le littoral méditerranéen sont trop restreints pour infirmer ce fait général. C'est surtout autour du massif Scandinave que les mouvements du sol ont offert le plus d'importance : nous verrons dans quelle mesure ils doivent modifier les conclusions qui peuvent se tirer du principe jgénéral qui vient d'être posé. La partie centrale de l'Europe^ et surtout le massif alpin^ n'ont pas subi de changement important dans leur constitution topographique : les fleuves de l'époque actuelle coûtent précisément dans les dépressions qui ont reçu les premiers glaciers et où se sont accumulés les anciens terrains de transport.

^ L'ère jovienne a eu deux périodes pendant lesquelles les glaciers ont pris une grande extension y et à chacune de ces périodes correspond un minimum de température. Entre les deux périodes glaciaires^ il s'est écoulé un long intervalle de temps pendant lequel la température a été relativement élevée à la surface du globe.

3" Les modifications de climat qui ont eu lieu pendant l'ère jovienne proviennent surtout de changements dans la température du milieu sidéral où la terre a été successivement placée. Elles se sont donc manifestées à la surface du gloôe d'une manière générale et synchronique pour toutes les contrées et pour les deux hémisphères.

PRODBOUE DE GÉOLOGIE.

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MMi. — L'ère joTienoe étant déûnie et limitée ainsi que je Tieas de le faire, on est naturellement conduit à reconnaStre que l'action alluviale, qui s'était à peine manifestée Ters la fin de la période pliocène, constitue un phénomène spécial à ce troisième âge dans l'bistoire géologique de notre planète. Le rapide développement pris i«ir l'action alluviale, au commencement de l'ère jovienne, était dû, en partie, à l'exteosion des continents et à l'exhaussement des massifs montagneux. Mais il provenait aussi d'une modiflcation apportée dans le climat à la suite de l'abaissement progressif de la température.

Depuis le commencement de l'ère jovienne jusqu'à nos jours, l'action alluviale a persisté en subissant, à divera intervalles, des moments de ralentissement, pendant lesquels elle a été en partie remplacée par des phénomènes d'érosion et par le creusement des vallées.

La Qgure 47 est destinée à donner une idée de ces phéno-

mènes allernatib de comblement et de creusement des vallées. Elle représente une première masse alluviale, indiquée par de petits traits et dans laquelle les agents d'érosion ont creusé une large vallée, en laissant de chaque côté deux terrasses qui indiquent l'ancien niveau des eaux. Celte vallée a été, à son tour, en partie remplie par un second terrain de transport représenté par la partie ponctuée de la figure. Puis, les agents

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