CARACTÈRES PISTINCTIFS DU DILUVIUM^ ETC
d*éroaon ont creusé, dans ce second terrain de transport, une deuxième Tallée, et ils ont agi avec assez d'énergie pour attein« dre la première masse alluviale.
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■léct. — Le mot diluoium a plusieurs significations en géologie. Il est quelquefois employé dans un sens chronologique et, pour beaucoup de géologues, il est le synonyme de l'expression terrain quaternaire. Mais le i^éritable sens qu'il faut attacher au mot diluYium est tout géogénique. Il doit désigner les terrains de transport qui se placent sous la dépendance des glaciers ; c'est ainsi que le diluvium alpin est formé par les cailloux roulés qui se sont accumulés dans la vallée du Rhône à la suite de la fonte des glaciers.
< En été, dit M. Ch. Martins, quand un glacier fond, le torrent qui sort de son escarpement terminal entraîne avec lui des fragments empruntés aux moraines; il les roule, il les arrondit et les dépose à une distance plus ou moins grande du glacier. Le torrent ne s'échappant pas chaque année du même point de l'escarpement terminal , la vallée se trouve parcourue successiirlment dans toute sa largeur par des torrents qui la couvrent de cailloux. Nous pourrions multiplier les exemples qui montreraient qu'un glacier est, pour ainsi dire, précédé d'un diluvium qui lui doit son origine. Quand le glacier est en voie de progression, c'est sur le diluvium qu'il édifie ses moraines. Quand le glacier fond et se retire , c'est sur le diluvium qu'il laisse sa moraine profonde unie à la moraine superficielle , ce qui constitue le terrain erratique éparpillé. »
M. Agassiz a émis l'opinion que les galets rayés entraînés par les torrents des glaciers perdent leur burinage à peu de distance de leur origine, pour prendre l'aspect mat et uni des
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galets de tranëport aqueux. A Tappui de cette opinion, M. Eâ« Gollomb cite rexpérience suivante.
Une cinquantaine de galets rayés, de roche schisteuse assesi dure, recueillis sur la moraine de Wesserling (Vosges), ont été mis dans un grand cylindre horizontal creux, en fonte, fermé ailx extrémités par deux disques également en fonte et tournant sur son axe. Ces galets ont été préalablement mélangés ayec un yolume égal de sable de rivière et 25 litres d'eau, puis on a imprimé au cylindre un mouvement lent de 15 tours par minute seulement. Ce mouvement de rotation , en agitant les galets I le sable et Teau dans tous les sens ^ imite l'action pro* duite dans la nature par le frottement de ces cailloux les uns contre les autres dans le courant des rivières. Après six heures de mouvement , on en a retiré quelques-uns : les stries les plus délicates étaient déjà efTacées, il restait encore la trace des raies plus profondément dessinées. Après vingt heures de mouvement, les stries ont complètement disparu; il n'en res-> tait pas trace sur les galets, qui avaient l'aspect des galets de rivière.
Le terrain de transport qui se forme dans la région immé* diatement contigûe à un glacier peut recevoir le nom d'dl«* luoion glaciaire. Son origine est accusée par les stries et les raies que les cailloux roulés qui la composent portent à leur surface ; mais à mesure que ces cailloux s'éloignent de leur point de départ, les stries s'effacent, et l'origine glaciaire d'un terrain de transport ne peut être reconnue qu'en consultant son âge et sa situation topographique.
Les terrains de transport^ de même que les vallées où ils sont encaissés, se coordonnent par rapport aux massifs montagneux d'où proviennent les débris dont ils se composent. Lorsqu'ils dépendent de massifs montagneux occupés par les gla-