ALLUYIONS SE RATTACHANT AUX MAB8IPB AVEC GLACIERS
den au mondent de lear dépôts on est natureUement condctit à leur accorder une origine glaciaire; Mais les traces de cette origine disparaissent vite à mesure que les terrains de trans*^ port, à la suite de remaniements successife^ se rapprochent de la mer. Ces remaniements successifs , qui s'opèrent après chaque station d'un amas détritique dans son trajet vers la mer, ont également pour résultat de rendre quelquefois difD^ cile la détermination de Tâge précis d'un terrain de transport. Si une alluvion s'est reconstruite à une certaine distance du point où elle existait primitivement, et dont elle ne s'est éloi« gnée qu'en partie, le géologue peut facilement se tromper lorsqu'il recherche l'âge de deux formations dont les carac^ tères pétrogéniques sont identiques. Les chances d'erreur augmentent pour lui lorsque Talluvion remaniée renferme des ossements de Talluvion primitive.
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phénomènes glaciaires, qui ont marqué le comnnencement de rère jovienne , ne se sont pas montrés tout à coup ; ils ont éié précédés d'abondantes chutes de neige. La fusion totale ou partielle de cette neige donnait naissance, chaque été, à de grandes crues et aux débordements des cours d'eau, qui ac* cumulaient ainsi autour d'eux de puissants amas de blocs et de cailloux roulés. Alors se sont déposées la plupart des formations alluviales qui, par leur fige, sont intermédiaires entre les terrains tertiaire et quaternaire des auteurs. Je citerai parmi elles : l"" le conglomérat bressan ; V le terrain de transport qui se déve^ loppe sur le versant septentrional des Pyrénées, et dont il vient d'être question ; S"" celui qui recouvre la plaine de la Crau, etc. Le refroidissement du climat avait eu poor conséquence h formation de puissants terrains de transport , les plus anciens
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de ceux qui existent. Un autre abaissement de température déterminé la première manifestation des phénomènes gla-* ciaires.
Ce nouvel état de choses semblait devoir amener une recrudescence dans raction alluviale ; mais celle-ci , au contraire , s'est ralentie. Les glaciers ont occupé un espace immense dans l'hémisphère boréal. Les contrées recouvertes par la glace ont été évidemment soustraites à Taction alluviale. En outre^ les neiges, au lieu de disparaître annuellement à la suite de fontes subites et générales, se sont converties en une masse de glace dont répaisseur et rétendue ont été en croissant. Les pertes faites par cette masse se sont produites par voie d'évaporation à sa surface , ou de fusion très-lente au point de contact de la glace et du sol sous-glaciaire. Par conséquent, les fleuves ont reçu moins d'eau ^ et, ce qu'il importe de remarquer, ils en ont reçu d'une manière plus régulière et plus continue.
On doit se faire une idée très-nette de ce qui s'est passé au commencement de Tère jovienne , lorsqu'on a égard au régime des eaux du Rhône, si abondantes pendant Tété, au moment de la fonte des neiges , et si basses pendant l'hiver. En été, les affluents du Pô sont taris sur sa rive droite, tandis que ceux de la rive gauche sont grossis par les eaux provenant de la fonte des glaciers.
Ces changements dans le mode d'aUmentation des cours d'eau ont réagi sur le caractère des phénomènes qui se manifestent sur le sol émergé. Après avoir été des agents de comblement, les fleuves et les rivières sont devenus des agents d'érosion : alors s'est opéré le creusement des vallées , et se sont formées les terrasses indiquant l'ancien niveau des eaux dans les bassins des fleuves , tels que le Rhône et la Garonne. ' La fin de la première période glaciaire a été marquée