AIXUVIONS SE RATTACHANT AUX MASSIFS AVEC GLACIERS
par une éléyation de la température. A la suite de ce phénomène^ qui n'a pas été accompagné de modifications importantes dans le relief du continent européen , les glaciers ont perdu tout l'espace qu'ils ayaient conquis : ils ont rétrogradé vers leur point de départ. L'action alluviale s'est ranimée; la masse des eaux mise en mouvement à la surface des continents s'est accrue; les courants fluviatiles ont pris une autre fois le caractère d'agents de comblement, et c'est alors que tous les dépôts réunis, d'une manière générale^ sous les noms de diluvium et i'allitvions anciennes, ont commencé à s'opérer.
La seconde période glaciaire a vu se renouveler les phénomènes qui s'étaient manifestés pendant la première. Il y a eu une époque où les glaciers ont repris une partie de leur ancienne extension^ et pendant laquelle le phénomène du creusement des vallées s'est reproduit. Autour des massifs montagneux avec glaciers, cette époque a été précédée et suivie d'un diluvium , c'est-à-dire de la formation de puissants terrains de transport.
Ordinairement, le diluvium qui a précédé la seconde période glaciaire et celui qui a suivi la première ne sont pas immédiatement superposés l'un à l'autre; ils ne se suivent pas d'une manière continue dans la série des siècles géologiques. Il existe entre eux une ligne de démarcation résultant des phénomènes d'érosion qui correspondent à l'intervalle pendant lequel la température atteignait son maximum^ en même temps que l'action alluviale était très-ralentie. Dans les zones glaciale et tempérée y qui sont celles que nous avons surtout en vue dans ces considérations générales , une élévation de température peut ralentir l'acUon alluviale en s'opposant à l'accumulation des neiges et des glaces dont, par moments, la fonte subite ravive ou entretient l'action glaciaire,
372 PROPROMB DE GiOLOGIE.
En résumé. Vête jovientie a vu se succéder, ftutûur des massifs montagneux, sept périodes, alternativement caractérisées par des phénomènes dé comblement et de creusement des vallées : c'est là une classification théorique, et nous ver^ rons par la suite que les faits concordent avec elle.
Allaflons ie ratuicliant en tofallté ov en partie aax mawllii mamUf
«nein sans «laeieni. — Dans ces contrées, la série des alluvions qui se sont déposées pendant Tère Jovienne se divise en deux grands groupes correspondant respectivement à la première et à la seconde période glaciaire.
An premier groupe appartiennent, !• le terrain de transport du val d'Arno, et tous les conglomérats qui, sur le littoral méditerranéen , se placent entre les sables astiens et le terrain dit quaternaire; S^ les alluvions sous-volcaniques de la montagne de Perrîer (Auvergne) : les débris de mammifères renfermés dans ces alluvions appartiennent, d'après M. P. Gerva», dont Topinion fait autorité dans les questions de cette nature, à une faune intermédiaire par ses caractères entre les faunes plio* cène et quaternaire proprement dites ; 3^ les alluvions ponceuses de Palerme, etc. ; 4® les alhmom anciennes d'un grand ncmibre de contrées. C'est dans ces alluvions que se trouvent les gisements d'or exploités en Californie, «n Australie et dans l'Oural; ceux d'étain de la Cornouailles, et de fer en grain de divers pays. Ces alluvions renferment également le platine , le diamant et diverses pierres précieuses. Ces substances ont été détachées de leur gisement primitif par les agents atmosphériques, puis entraînées, lavées et triées par l'action alluviale. Enfin, c'est dans les alluvions anciennes qu'ont été rencontrés les seuls aérolites fossiles que l'on connaisse.
Les alluvions du second groupe indiquent, par tons leun