INFLUENCE DE LA TEMPÉRATURE SUR L'ACTION ALLUVIALE. S
earaetëres, une action ailnviale moins intense que celle du commencement de Tère Jovienne. Parmi elles ^ se trouvent le lehm (loess en Allemagne)^ désignation que Ton donne en Alsace à un âép6t argileux très-puissant qui recouvre le diluvinm et dont l'origine est complexe. Avec le lehm , citons les argiles des pampas de l'Amérique méridionale ^ les argiles diluviennes de beaucoup de pays , la terre à pisé des environs de Lyon, une argile avec nodules calcaires qui règne sur tout le littoral méditerranéen , etc.
4e ta (enpéffvitare tnrraetlon «naTtalc. — L'intensité deS
phénomènes de transport est en relation a^ec la quantité d'eau qui tomhe de l'atmosphère; celle-ci dépend à son tour de la mauière plus ou moins active dont Févaporation s'effectue à la surface du sol; enfln, pour une contrée ou une époque quelconques^ l'évaporation est d'autant plus forte que cette époque ou cette contrée jouissent d'un climat plus chaud. Or^ les terrains de transport diminuent en importance à mesure que l'on s'éloigne des pôles pour se rapprocher de l'équateur^ et^ d'un autre côté, nous venons de voir que l'action alluviale avait atteint son plus haut degré d'énergie pendant chaque période glaciaire ou de froid. L'observation ne vient donc nullement confirmer cette première idée d'une relation entre l'in* tensité de l'action alluviale et l'élévation de la température. Indiquons les causes de cette contradiction apparente.
Dans la zone tempérée , il tombe plus d'eau en été qu'en hiver, et, pourtant, c'est en hiver que les rivières débordent. Mais en été, la pluie ne persiste pas, comme en hiver, pendant plusieurs jours ou pendant plusieurs semaines. En outre, récoulement des eaux est alors plus rapide , une partie des eaux pluviales est reprise par l'évaporation ou absorbée par la
terre desséchée ; le niveau des rivières est plus bas. Aussi les désastres occasionnés par les orages d'été sont-ils ordinairement locaux. *
La quantité annuelle de pluie est plus considérable sous la zone tropicale que sous la zone tempérée^ mais des raisons du même ordre que celles qui viennent d'élre invoquées expliquent pourquoi l'action alluviale n'y prend pas toute l'extension qu'on est porlé à lui supposer dans ces régions. Sous l'équateur, lors de la saison des pluies , les jours pluvieux se suivent sans interruption , mais il ne pleut pas pendant toute la journée ; la nuit est presque toujours sereine, et, pendant la msyeure partie de la saison pluvieuse , les nuages et ia pluie n'apparaisseni que pendant les heures brûlantes de la journée.
Mais ce qui contribue à donner une grande extension à l'action alluviale , ce sont la neige et la glace qui s'accumulent en hiver, surtout dans les massifs montagneux, et qui constituent des réservoirs, destinés à déterminer un écoulement d'eau subit, lorsque la température s'élève tout d'un coup. Il n'est donc pas étonnant qu'une période ou une région à climat froid soient favorables au développement de l'action alluviale.