CHAPITRE III
BMPAKINTBS PHTS;0 LOGIQUES , ORGANIQUES ET PHYSIQUES. GISEMENTS DES FOSSILES.
Empreintes physiologiques. — Ornithichnites.— BmpreiDles organiques.
— Traces d'animaux perforants. ^ Empreintes physiques ; forêts , gouttes de pluie, ondulations, etc., fossiles. — Gisements de fossiles.
— Conditions qui ont présidé à ^enfouissement des vertébrés dans les strates marines. — Rareté, dans ces strates , des oiseaux et des animaux à respiration aérienne. — Enfouissement subit des animaux.
— Gisements dans les strates marines ou lacustres : fossiles remaniés.— Gisements dépendant des formations terrestres; terrains de transport, cavernes à o-semeiits, tourbe. — Fossiles du succin.
BMpretaiMpii7stoi«ai«aes — Par empreintes physiologiqueSj il faut entendre les traces que les animaux ont laissées en se mouYant à la surface des roches, au moment où celles-ci étaient en Toie de formation et, par conséquent, plus ou moins molles.
M. Hitchcock, géologue américain, a donné le nom d'Omtthicknites (opviç, opviOoc, oiseau; tyvoc, trace), aux traces de pas d'oiseaux. Celles qui s'observent dans les terrains les plus anciens ont été signalées par lui dans un grès rouge de la Tallée du Connecticut (Massachusetts) ; on suppose que ce grès rouge appartient au terrain triasique. Les traces de pas pou- Tant être rapportées aux reptiles sont plus fréquentes que celles d'oiseaux. Les plus anciennes ont été observées dans le terrain dévonien de TAngleterre et de l'Amérique du nord ; les plus remarquables et les mieux connues ont été rencon-
trées dans les terrains permien et triasique; elles ont donné lieu à rétablissement du genre cheirotherium dont je parlerai plus tard. On cite, en Angleterre , dans le comté de Glocester, des traces de poisson fouillant la boue et, à Mostyn, des traces laissées par des poissons marcheurs voisins des siluroîdes.
On mentionne également des empreintes physiologiques produites par des animaux invertébrés , mais ces empreintes sont très rares et souvent d'une authenticité contestable. Des traces de pas de crustacés paraissent avoir été observées près de Bath et de Lyme Régis. Des empreintes d'annélides marins ont été plusieurs fois signalées dans le terrain silurien. Des sillons tracés dans le lias du comté de Glocester ont été indiqués comme laissés par des bivalves marchant.
Les ossements rencontrés dans le sol et les cavernes portent quelquefois des stries et des sillons que les hyènes et les animaux carnassiers ont produits en les rongeant; d'autres présentent des empreintes déterminées par le choc d'une flèche ou d'un instrument manié par la main de l'homme; il en est même qui offrent des dessins dénotant également l'action humaine. Toutes ces empreintes doivent être considérées comme fossiles lorsqu'elles datent d'une époque antérieure aux temps historiques.
■mprciniM orranitoet. — Selon nous , cette désignation doit être affectée aux empreintes que les animaux ont laissées sur les roches et les corps sous marins , pendant qu'ils étaient en repos, ce qui établit une distinction entre elles et les empreintes physiologiques. Les empreintes organiques ont été produites pendant la vie de l'animal ou bien au moment même où il a cessé de vivre ; c'est en cela qu'elles di Lièrent des moules intérieurs ou extérieurs qui ne se sont formés que pendant