CHAPITRE IL
GROUPEMENT DE5 BTAGB8 BN STSTÈUES, SBU1B3, ETC. — DIVERSES MÉTHODES DE GLiLSSIFIG ACTION.
Division de Técorce terrestre en étages. — Définition de Tétage ; comment on évalue son importance.— Groupement des étages en systèmes, séries, etc. — Principes dont rapplication doit guider dans le tracé des lignes qui partagent Fécorce terrestre en formation3 distinctes. — Difficultés que présente l'application de ce principe. — Diverses mé» thodes de classification. — Méthodes dynamique , géogéuique , pétrographique, stratigraphique, orogénique et paléo otologique.
Division de Fécorce terreMre en éîMgtê. — V étage est en géologie , comme Tespèce en zoologie et en botanique , le point de départ de la classification ou Tunité prise pour terme de comparaison. Mais^ pas plus qiie les zoologistes et les botanistes pour Tespèce, les géologues ne sont d'accord surTimporlance plus ou moins grande qu'il faut donner à Tétage. Tandis que la géologie progresse ^ les étages se dédotiblent en sousétages qui deviennent à leur tour des étages proprement dits. Le terrain jurassique, par exemple, a perdu ^ sous un certain rapport, le caractère d^unité qu'on lui avait d'abord accordé; on a reconnu qu'il était en réalité composé d'une série de formations distinctes qu'une observation prolongée rend de plus en plus nombreuses.
D'après le sens qu'il faut, en géologie systématique, attacher au mot « terrain » {antè, page 386), l'importance d*un étage doit se mesurer à la longueur présumée du temps qu'a eiigé
son dépôt. Dans ce cas , la mesure du lemps se ramène elle même à celle de Tépaisseur totale de Tétage. L'appareil sédimeutaire^ tel que nous Tavons décrit (tome {, page 443)^ est^ en effet, comparable au sablier dont les anciens se servaient pour compter les heures. La partie supérieure du sablier correspond à tout ce qui, dans Tappareil de la sédimentation^ est émergé et fournit à l'action sédimentaire les matériaux qu'elle met en œuvre; la partie inférieure où le sable s'accumule est représentée par le bassin qui , dans le même appareil, est recouvert par les eaux et reçoit les débris entraînés des régions voisines.
Le chronopiètre dont il s'agit ne donne pas toujours d'indications à l'abri de toute incertitude ou de toute exagération, soit en plus, soJLt en moins; c'est au géologue à les contrôler avec soin et à faire usage des coefficients, de correction que son expérience ou sa perspicacité lui suggèrent. En prenant certaines précautions, l'emploi de ce chronomètre conduit toujours le géologue à des résultats d'une exactitude suffisante. D'un autre côté, il est naturel d'accorder à tous les étages une importance à peu près égale ou, en d'autres termes, à tous les siècles géologiques (posteà, page 407) une durée à peu près la même. La conséquence directe et immédiate de ce qui précède est que Ton doit tendre à former des étages ayant, en moyenne, une puissance uniforme. Diverses circonstances se sont opposées et s'opposeront longtemps encore à ce que ce principe reçoive toute son application. Les terrains les plus récents €(, par coiiRquent, les plus faciles à observer, ou qui se trou- TCol dans Je^ pays les plus peuplés et auprès des capitales, dans le bassin de Paris et aux environs de Londres, par exemple, $00 1 ceux dont l'étude est le plus avancée; il ne faut donc pas 3'étooner $î ces terrains ont été divisés en étages plus nombreux et, par suite, d'une épaisseur moindre. U en a été de