CHAPITRE IV
CLASSIFICATION OÉNSnALE DES TEHRAINS PROPOSÉE PAR l'aUTBUR.
Temps cosmogoniqaes , platoniques et géologiques. — Division des temps géologiques en trois grandes ères : ères neptunienne , tellurienne et jovienne. — Division en cinq grandes périodes : périodes azoïque, paléozoïque, mésozoïque, néozolque et homozoïque. — Division en neuf séries : séries azoïque, trilobitiqae , psammitique, triasique, jurassique, crétacée, nummulitique , proboscidienne et glaciaire. — Caractères généraux des terrains correspondant à ces divers groupes. — Division de Téchelle géologique en systèmes.
Ttmpft coimof onlqaet. plotoDlqaes, féoloMaes. -— L'bistoire du globe, depuis le moment où il était à Tétat de nébuleuse jusqu'à l'époque actuelle, peut se partager en trois grandes périodes correspondant : la première aux temps cosmogoniqueSy la deuxième aux temps plutoniques et la troisième aux temps géologiques. (Tome I, page 27.)
Au commencement des temps cosmogoniques, une matière diffuse^ très peu dense, lumineuse par elle même, possédant une très haute température^ constituait toute la masse du globe encore à Tétat gazeux. A dater de ce moment cette masse a subissons l'influence d'un refroidissement continu, une condensation progressive qui devait avoir pour résultat de le faire insensiblement passer à l'état nuageux, puis à l'état de liquéfaction ignée, et, enfin, à l'état solide; par «état nuageux^ » j'entends une manière d'être comparable à celle des nuages parsemés au milieu de la masse atmosphérique. Ces phéno*
mènes successifs de vaporisation^ de liquéfacUon et de solidification ont été le résultat de Taction réfrigérante exercée sur le globe par le milieu où il est plongé : leur cause se trouve donc placée extérieurement par rapport à notre planète. Dans rintérieur du globe, au contraire, existe un foyer de chaleur qui agit en sens opposé; sous l'influence de cette chaleur, les parties solidifiées, à mesure qu'elles tendent à se rapprocher du centre de la terre, repassent à Tétat liquide et les parties liquides, dans les mêmes circonstances, reprennent l'état de vapeur. Il faut donc admettre que les phénomènes de vaporisation, de liquéfaction et de solidification s'effectuent du dehors en dedans et non du dedans en dehors, comme on le dit quelquefois; ils se sont opérés et ils s'opèrent encore par zones superposées; ils se continuent dans le centre de la terre où la matière, à Tétat de liquide élastique (tome I, page 140), est toujours aussi peu dense que lors des premiers temps cosmogouiques.
Pendant que ces phénomènes simultanés de refroidissement et de concentration de la masse terrestre se manifestaient, notre planète éprouvait vers sa périphérie des transformations constituant les diverses phases de son développement.
Les temps cosmogoniques peuvent se partager en deux périodes. Pendant la première, la terre constituait encore une nébuleuse et formait une masse où la matière était, dans toute son étendue, à l'état gazeux. Pendant la seconde, la terre, devenue un soleil,' possédait déjà une pyrosphère, ou, en d'autres termes, une zone où la matière était déjà passée à l'étal de liquéfaction ignée; au dessous de cette pyrosphère, les substances les plus denses et les moins volatilisables déterminaient un nucléus semblable à celui qui existe au centre du globe, mais plus étendu que lui ; au dessus, les substances