IX. - SYSTÉBIE INFRALIASIQUE
BiBlorf4ae;fyiionyiiile;«lvlftlonenéUi«ef. — Le nom d'infrolias
a été introduit dans la science^ en 4838^ par M. Leymerie pour désigner le choin-bâtard des environs de Lyon^ ainsi que les assises qui lui sont subordonnées dans ce pays et ses équivalents dans diverses contrées. Depuis lors^ ce mot a reçu une plus grande extension^ un grand nombre de géologues s*en servent pour désigner l'ensemble des strates comprises entre les marnes irisées et le calcaire à gryphées : c'est dans ce sens que nous l'emploierons.
L'infralias se divise en deux étages :
I. — Etage rhétien , ainsi nommé parce qu'il est très développé dans les Alpes Rhétiques. Cet étage comprend le bonebed'j le white lias ou lias blanc de l'Angleterre; le grès infra-
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liasique de diverses contrées; Varkose infraliasique de Bourgogne, J. Martin ; la partie inférieure du quatrième étage du lias, d'Archiac; la partie inférieure descottches de Ko$seii; le grès de Kédange (Moselle); les couches de jonction, Oppel; la zone à Avictda contorta; la zone à Baetrylliwn,
n. — Etage hettangien, (Hettaxige, village de la Moselle^ où se trouve le grès de ce nom). Cet étage comprend : le choinbâtard ÙQ Lyon; le calcaire de Valognes et d'Osmanville , en Normandie; le grès d'Bettange ei du Luxembourg ; la lumachelle et le calcaire foie de veau de la Côte d'Or, J. Martin; la partie supérieure des couches de Kossen, et du quatrième étage du lias d'Arcbiac; les zones à Ammonites Burgundiœ, A. Moreanus, A. planorbis, A. angiUatus, A, psUonotus de divers auteurs.
Lorsqu'on tient compte de la manière insensible dont le trias passe à Finfralias^ on conçoit que la question des relations existant entre ces deux terrains ait donné lieu à une vive controverse. Le trias et Tinfralias se montrent ptesque constamment en stratification concordante^ bien qu'entre les époques qui laur correspondent, deux systèmes importants, ceux du Mont Seny et du Thuringerwald^ aient surgi en Europe. Vers leur point de contact;, ces deux terrains sont souvent composés des mêmes roches ^ et renferment un assez grand nombre de fossiles communs. Lorsqu'on est parvenu avec peine à tracer les deux lignes qui timitent^ en haut et en bas^ Fétage rhéUen , il resta à rechercher à laquelle des deux séries tria* sique ou liasique ce nouvel étage doit être rattaché. M. Leymerie^ en employant l'expression d'infratias^ pensait que les assises dont on devait faire plus tard l'étage rhétien y appartenaient à la partie supérieure du trias. Cotte opinion était jadis assez généralemement adoptée; mais les géologues
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4|ui la partagent semblent deveoir de moins en moins nombreux, et l'on peut prévoir le moment où Ton s'accordera à voir dans l'étage rbétien le premier terme de lasérie jurassique.
I et p«irogni»Me «e riaiMiM — Ce que nousavons dit relativement au mode de répartition du terrain triasique en Europe s'applique également à l'infralias. Les mers où ces deux terrains se sont déposés avaient presque les mêmes rivages; après le dépôt de l'infralias^ les pbénonènes^ qui s'étaient manifestés vers la fin de la période triasique, se sont reproduits dans les mêmes contrées et dans les mêmes coi^ ditions : aussi les régions où le trias se montre à l'observation sont également celles où l'infralias apparaît. En d'autres termes^ ces deux terrains offrent presque le même mode de distribution géographique.
L'infralias présente une constitution pétrographique très variée; des arkoses^ des grès quartaeux, calcarifëros ou psammitiquesj des argiles, des marnes scbistoides, des calcaires et deedolomies entrent dans sa composition. Les grès dominent en Allemagne où ils sont plus ou moins psammitiques, dans le nord-est de la France où ils forment quelquefois des assises assez puissantes, et autour du plateau central où ils prennent fréquemment le caractère de macigno ou d'arkose. Lorsque l'infralias est réduit à sa plus grande simplicité, on le voit or-dinairement formé d'une mince assise degrés que les auteurs distinguent par l'épitbète d'infraliasique. Les calcaires sont surtout répandus dans l'infralias de l'Angleterre et de la région des Alpes; c'est dans la partie orientale de cette dernière ré* gion et sur le versant sud-est du plateau central que se montrent les dolomies infraliasiques. Les roches d'origine détritique et les calcaires entrent pour une part à peu près égale
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dans la composition de Vinfralias; ce qui permet de dire que ce terrain^ au point de Tue pétrographique^ sert de passajjc entre les terrains triasique et jurassique. Remarquons, en outre, que, dans le centre de TEurope, Tinfralias est fréquemment imprégné de galène et de diverses substances métalliques, dernier produit de l'action geysérienne qui s'était manifeslt^ avec tant d'énergie pendant les périodes antérieures à la période infraliasique.
L'épaisseur de l'infralias est loin d'être uniforme ; elle Tarie depuis un jusqu'à quatre vingt mètres. Ce terrain acquiert sa plus grande puissance dans le massif alpin; dans le Tyrol, il a jusqu'à 600 mètres d'épaisseur. Les recherches multipliées dont l'infralias a été l'objet pendant ces dernières années ont démontré qu'il se rencontre dans un grand nombre de contrées et qu'il est très étendu dans le sens horizontal.
aoiic-kc4;ftimicinfiniitasuiie. — Au dessus des mames iri> sées, on observe en Angleterre, dans le nord-est de la France et en Allemagne, un banc qui a reçu, du grand nonibu de débris dont il est quelquefois pétri , le nom de lit à ossements ou de bone-bed. Ce lit n'a que quelques centimètres d'épaisseur, mais il se montre sans solution de continuité sur de grandes étendues. Il existe dans le sud-ouest de l'Angleterre , dans le nord-est de la France , le nord de la Suisse et en Allemagne. Il est presque exclusivement formé decailles, de dents, d'os et de coprolites de poissons; à ces débris se trouvent mêlés des restes de sauriens et notamment d'icbthyosaures. Quelquefois, les débris organiques sont rares et Je bone-bed est alors remplacé par un grès blanc micacé, lu grand nombre des espèces dont proviennent les débris du bombed se retrouvent dans le muschellkalk de l'Allemagne, ce
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qui a fait donner à ce lit à ossements le nom d'ossuaire du trias. Parmi ces espèces je citerai les Saurichthys apicalis y Hybodus plicatiliSy H. cloacimts, Gyrolepis tenuistriatus, etc. La faune de Tinfralias^ étudiée depuis peu de temps et^ par conséquent^ encore peu connue, ne présente pas de caractères bien saillants. Les fossiles caractéristiques de ce terrain sont : Nautilus striatus^ Ammonites Burgundiœ, A, angtdatuSy A. planorbis, Belemnites infraliasicus^ Anatina prœcursor, Avicula contorta^ A. gregarea, Cardinia concinna, Megalodon triqueter^ Cardium rhœticum, C. cloacinum^ Mytilus minu^ tus, Pecten vcUoniensis, P. lugdunensis, lima hetiangiensis, Terebrattda gregarea, Spirifer Munsteri.
Linfnusf en Ansicicrre; le widte lias. — En Angleterre, Tinfralias s'observe le long d'une zone qui se développe d'Axmoutb à Worcester, à travers les comtés de Devon^ de Somerset^ de Gloucester et de Worcester. Sur la rive droite de la Severn, aux environs de Gloucester^ une falaise très escarpée, appelée Wamlode Cliff, montre une série qui a 12 mètres d'épaisseur cl qui est formée d'argiles feuilletées alternant avec dqs lits minces de calcaire ; cette série appartient à Tinfralias. Les (ossiles dominants sont la Modiola minima et Y Ammonites planorbis. Parmi les assises qui font partie de cette série se trouvent: lo un calcaire à insectes (Insect limestone), ainsi nommé à cause des débris de coléoptères^ etc.^ qu'il renferme; â^" un calcaire lacustre^^avec valves de cypris^ et débris de plantes^ de Cyclas et à'Unio, ce qui permet de penser que^ lors de l'époque infraliasique^ un estuaire existait sur ce point.
C'est sans doute un des bancs de la série de Wainlode Cliff qui change d'aspect à une certaine distance et devient le lias blanc, white lias, des Anglais. On donne ce dernier nom à
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une assise qui s'obserre aux environs de Bath et qui montre. sur une épaisseur de trois mètres^ une vingtaine de lits alternants d'argile et de calcaire argileux , compacte , blaui jaunâtre. Le lias blanc est toujours au dessus du botie-éed.
i.*lBfnaiM éMMB la OdM étmr; arlMtc , luBacbeUc» foie «e Te«o • - D'après M. J. Martin^ toutes les assises liasiques, déposées avan! Tapparition de la gryphée arquée se divisent^ dans le dép irtement de la Côte d'Or^ en trois groupes principaux, savoir Varkose (qu'il nous parait utile de distinguer par répithctc d'infraliasique, afin de ne pas la confondre avec les aiitid arkoses appartenant à divers niveaux de la série géologique ; la Itimachelle et le calcaire foie de veau.
Le groupe de Varkose est l'ensemble des strates gréseusts. arkosiennes ou marneuses comprises entre les marnes irisées ti les lumacbelles; il renferme tout ce qui, au dessus du trias, c^i arkose dans l'acception minéralogique du mot. Il est souvent dit ficile d'établir une ligne de démarcation entre l'arkoseetle trias.
L'arkose avait été regardée jusque dans ces derniers tenii 5 comme dépourvue de débris de corps organisés; aiyourd'h'i on y a recueilli un assez grand nombre de fossiles, tels que Anatinu prœctirsor, Cypricardia suevica, Myophoria inpotn, M, multiradiata y Cardium rhœtictim, C. doacinum, Mytn>-' minutusy spéciaux au groupe de l'arkose ; Cerithiiim semvh-. PectenvaloniensiSy qui passent dans les deux groupes suivants , Avicida contorta, qui date du trias et arrive jusqu'à la lumachelle. Certains grès du groupe de l'arkose renferment dts débris de poisson et représentent le bone-bed.
Le groupe de la lumachelle forme un certain nombre de lits peu épais, généralement argilo-calcaires , quelquefois gréseux, séparés entre eux par des marnes qui, par lajbigar-
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rare de leurs teintes, rappellent souvent les marnes irisées. Les innombrables coquilles dont la lumacbelieest pétrie la rendent facile à distinguer des autres assises. C'est dans ce groupe que se rencontre le minerai de fer exploité dans les arrondisse* inents de Beaune et de Semur. Le groupe de la lumacbelle atteint rarement plus de 2 ou 3 mètres d'épaisseur. Parmi les fossiles qui lui sont spéciaux se trouve V Ammonites Burgundiœ; mais la plupart de ceux qu'elle renferme, tels que Cat^ ffinia cancinna, Pecten valoniensh , Ostreairregularis^eic., passent dans les assises supérieures.
Le groupe du foie de veau, ou zone de VAmmonites Moreanus^ constitue un dépôt argilo-calcaire, épais de 2 à 3 mètres au maximum, et extraordinairement ricbe en fossiles, les uns spéciaux à cette zone, les autres passant dans le calcaire à grypbées. Nous citerons parmi les premiers. Ammonites Mareanus, Littorina dathrata, Cai'dinia insignis, Mytilus scaipmm, et parmi les seconds, Nautilusstriatiis, Ammonites planorbis , Cardinia concimia, Pecteti valoniensis,
L*taflrtfUs «uw IM aairct conir«e« «e la vnuiec. — Les trois assiseS de rinfralias de la Côte d'Or persistent tout autour du Morvan, mais, à mesure que l'on s'éloigne des montagnes granitiques, Tarkose perd son feldspath et finit par céder la place à un grès passant soit au macigno, soit au psammite. Au dessus de Tarkose, on observe une lumacbelle argileuse ou siliceuse, avec marnes noires et rognons de calcaire argileux, puis uncalcaire argileux, exploité pour la cbaux hydraulique. Si l'on se dirige vers Touest, en suivant la ceinture du bassin jurassique de Paris, on retrouve l'infralias dans la Nièvre, dans l'Allier où les roches dont il se compose se pénètrent de carbonate de magnésie, dans l'Indre, où il présente, sur une épaisseur de 70
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mètres^ des alternances de calcaires argileux^ de marnes et de quelques grès, dans la Vienne, où il est formé de doloroiesa\ei silex noirs. Ici, Tinfralias subit, comme le trias, une interruption pour ne reparaître que dans la Manche, où il comprend le calcaire de Valognes, et dans le Calvados, où il est constiltie par le calcaire d^Osmanyille.
Dans le Doubs, la Haute Marne et les Vosges, Tinfralias praît n'être représenté que par un grès quartzeux grisâtre: mais, en se dirigeant vers le nord, il augmente rapidement d'importance. Il se compose de grès dont l'aspect varie beaucoup et qui sont accompagnés de marnes et de calcaires. Ce>t à rinfralias qu'appartiennent le grès exploité à Hétlange, piè> do Thionville, et celui sur lequel est bâti Luxembourg.
L'infralias des environs de Lyon comme celui de la CoU' d'Or, se compose de trois assises qui sont de bas en haut : t' dt> grès quartzeux, formant une masse de 20 mèti-es d'épaisseurei accompagnésde calcaires magnésiens, rougeàtres ou jaunâtre.-; 2« une assise de six mètres d'épaisseur, comprenant un calcain compacte, un peu marneux (choin-bàtard) , recouvert de calcaire lumachellique ; 3° une assise de 5 mètres de puissance, formée par un calcaire quartzifère, un peu cristallin, jaunâtre, avec Pecteîi lugdunensis. — Dans le déparfement du Gard, Ii première assise de l'infralias est formée par un grès immédiatement superposé aux marnes irisées; la seconde par des marnes avec fossiles nombreux , mais peu déterminables, et par dL^ calcaires compactes, gris de fumée, avec Pecien lugdunemis ? P. valoniensis ? Ammonites torus; la troisième, par desdoIonne> grisâtres ou blanc jaunâtre, sans fossiles, en couches régiilièit^ et constituant un ensemble qui a 100 mètres de puissance. — L'infralias se retrouve dans les départements de l'Aveyron et du Lot, mais, au delà, lorsque Ton suit le bord du plateau cen-
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nire de leurs teintes, rappellent souvent les marnes irisées. Les innombrables coquilles dont la lumachelle est pétrie la rendent facile à distinguer des autres assises. C'est dans ce groupe que se rencontre le minerai de fer exploité dans les arrondissements de Beaune et de Semur. Le groupe de la lumachelle atteint rarement plus de 2 ou 3 mètres d'épaisseur. Parmi les fossiles qui lui sont spéciaux se trouve V Ammonites Burgundiœ; mais la plupart de ceux qu'elle renferme, tels que Ca$^ dinia concinna, Pecten valoniensis, Ostreairregularts,eic., passent dans les assises supérieures.
Le groupe du foie de veau, ou zone de VAmmonites Moreantis, constitue un dépôt argilo-calcaire, épais de 2 à 3 mètres au maximum, et extraordinairement riche en fossiles, les uns spéciaux à cette zone, les autres passant dans le calcaire à gryphées. Nous citerons parmi les premiers. Ammonites Horeanus, Uttorina clathrata, Cardtnia insignis, Mytilus sccUprum, et parmi les seconds, Nautilmstriatus, Ammoîiites planorbis , Cardinia concinna, Pecten valoniensù,
. &i*tBflr«llâf «ans im aatrct coniréct «e la vnunec. — Les trois aSSises de rinfralias de la Côte d'Or persistent tout autour du Morvan, mais, à mesure que l'on s'éloigne des montagnes granitiques, l'arkose perd son feldspath et finit par céder la place à un grès passant soit au macigno, soit au psammite. Au dessus de l'arkose, on observe une lumachelle argileuse ou siliceuse, avec marnes noires et rognons de calcaire argileux, puis un calcaire argileux, exploité pour la chaux hydraulique. Si Ton se dirige vers Touest, en suivant la ceinture du bassin jurassique de Paris, on retrouve l'infralias dans la Nièvre, dans l'Allier où les roches dont il se compose se pénètrent de carbonate de magnésie, dans l'Indre, où il présente, sur une épaisseur de 70
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sjles se |)onieQt ^ quelques biyalTes indétennû^. Cette assise atteint pi^r places une puissance de 30 mètres. 2* Une assise moyenne, épaisse de 4 à 10 mètres et qui se compose de grès, de sables jaunes, d'argiles gris bleu, de calcaire argilo*sab|eux, mêlés à des congloin^éi^ats coquillîers. L^ fossiles, généralement à Tétat sp^t^iique, sont nombrem : parmi lesprincipales espèces se trouvent : Ammonites angtdatt^ A. p^Uonotusj Cardinia listeri, Plagiostoma duplicata, P. Bermannij Pecten glaber, Pinna Hartmatj^ni, Ostrea lamellosq, M. Dunker a tro^yé à Spertingsberg, près d'HalhçrsI^dt, une faune et une flore très riches, comprenant des planorbes^ des pa^udines^ des ampuUaires, des néritines^ des ammofU)^ des fougères et des cycadées. ^ Une assise supérieure, consistant en une argile grjs bleu, avec géodes ferrugineuse3y sans fossiles, alternant yer^ le haut avec des sables jaunes et blancs.
Linflndiaft «ans le iMMif alpin. -^ Comme le tria^ {antèj page 563), rinfralias présente sur les deux versants des Alpes les mêmes caractères. De part et d'autre, Tinfralias se divise en deux étages; un étage inférieur ou à Avicula contorta et un étage supérieur ou à faune hettangienne. —L'étage inférieur comprend deux assises : Tassise schisto-argileuse ou à Bqctryllium et rassise calcaréo-marneuse à Terebratula gregarea. Il y a une extrême ressemblance entre les schistes noirs qui, en Savoie, se placent à la base de Tinfralias, et ceux qui se trouvent au même niveau en Lombardie, où ils sont caractérisés par le Bactryllium striolatum. Les lumachelles compactes, quij en Lombardie I complètent l'assise schisto-argileuse, sont les mêmes que celles qui sont pétries d'acéphalet^ sur le versant nord-ouest des Alpes. Le calcaire à Terebratula gregarea d'A^zarola, en Lombardie, se retrouve en Savoie. EnQ^, le^-
STSTÊBnS LIÂSIQUE. 5^7
cairë du Sasso deglî stampî à faune hettàngîènïie rëftiémble paifaitement au calcaire de Meillerie (Savoie) avec Pèctèh va* lonienshy limahettangienstSy etc. (Stoptiani.)
Dans le tyrol septentrional^ Tinfralias présente la compost* tîon suivante. Au dessus du calcaire de Hallstadt viennent les lits de Dachstein, dont la puissance totale est de 600 ihètreè, et qui sont formés d'un calcaire blanc ou grisâtre en bancs d'un mètre eiiviroîfi (^'épaisseur. La partie supérieure ëàt fossilifère et contient quelques bancs de coraux {Lùhoàendron). lÀ partie inférieure est dépourvue dé fossiles. Parmi les coquilles caractéristiques sont VBemicardium Wulferit, le Cardttm iriqitetmm {Megalodon triqmter), et d'autres grande bivalVes. Au dessus deâ lits de fiach^tein viennent les lits de Koëssèn y d'une épaisseur totale de 15 mètres^ et consistant en calcaire gris et noir^ avec marnes calcaires. Parmi ses foésiles quelques espèces sont communes au lias ; un grand nombre^ telles que Avicula contorta, Pectcn valoniensis^ Càrdium rfuêtitim, Spirifer Mufisterii, sont spéciales. Les coucheâ contetiàiit ces fossiles alternent avec les lits de Dachstein. (Lyell.)