GISEMENTS DANS LES FORMATIONS TERKESTRES
vatîoD des débris de corps organisés qu'ils renferment^ est applicable aux strates marines qui ont été reçues soit dans des estuaires^ soit dans des goUes profonds^ abrités contre les vents par divers accidents de terrain.
«Iscmenu dans les fonnailont terretiret. -- J'ai dit que ceS gisements^ spéciaux à Tère jovienne et riches surtout en débris de mammifères j étaient les cavetmes à ossements, les terraim de iramport, les formations terrestres, telles que le tuf , et les tourbières.
Les mammifères de Tère jovienne ont laissé des débris assez abondants dans les alluvioiis qui ont comblé en partie les vallées, et qui sont designées sous le nom A'alluvions anciennes à ossements. Lorsque ces allnvions accusent, par le volume de leurs éléments, un transport violent, les ossements qu'on y rencontre sont fréquemment séparés les uns des autres. Mais lorsque ces éléments sont à l'élit de limon ou d'argile, ainsi que cela s'observe pour le lelim du Rhin, les pampas de l'Amérique méridionale , etc., les squelettes sojit fréquemment entiers. Parmi les terrains de transport que leur richesse eu ossements ou diverses particularités ont rendus célèbres^ je citerai lesalluvions du val d'Arno, en Toscane, et lesalluvions de Perrier, en Auvergne; celles-ci ont fourni la trace la plus ancienne de l'existence de l'homme à la surface du globe.
Les ossements humains et les débris de l'industrie de l'homme se rencontrent fréquemment, dans les cavernes à ossements et dans les brèches osseuses, avec des restes d'animaux ayant appartenu à des espèces anéanties. Les cavernes à ossements et les brèches osseuses ont attiré déjà notre atteulion (voir tome I, page 34i et suivantes).
Les tourbières renferment souvent des débris d'animaux
dont j'indiquerai plus tard le mode d'enfouissement et de conservation (voir livre XI, chap. ii). C'est aussi dans les tourbières, ainsi que dans les amas de tuf, qu'ont été recueillis presque tous les débris de végétaux qui ont servi à reconstituer la flore de l'ère jovicnne.
' votiiiet 4a focein. — Un gisement 1res remarquable par la parfaite conservation et la délicatesse des débris de corps organisés qu'il contient, est lesuccin ou résifie fossile, que Ton recueille sur les côtes méridionales de la Baltique , en Prusse , où il est rejeté par cette mer, entre Kœnisberg et Memel. La drague en retire des fragments encore adhérents aux arbres faisant partie d'un gisement de lignite mis à découvert au fond de la Baltique.
Ce succin est le produit de plusieurs arbres résineux dont les espèces sont perdues et notamment de celle que l'on a nommée Pinites succinifer. Il a jadis coulé sur les troncs de ces arbres, lorsqu'ils formaient des forêts, en englobant, pendant qu'il conservait son état visqueux, des débris de végétaux et des insectes dont tous les organes , même les plus fragiles, ont persisté. On prétend que le cabinet d'histoire naturelle d'Upsal possède un morceau de succin qui renferme dans son intérieur une corolle parfaitement conservée. M. Gœppert,qui a étudié avec soin la faune et la flore du succin, y signale des enveloppes de phryganes, des larves d'insectes, des poils de mammifères, une plume d'oiseau, plusieurs espèces de mousses, des moisissures développées sur des insectes, des chatons de cyprès, de chêne, d'aulne, des grains de pollen, etc.