MANIÈRE DE VIVRE PES ANIMAUX MARINS
Les ptéropodes et les méduses sont^ .avec les céphalopodes^ à peu près les seuls invertébrés marins munis d'organes de locomotion leur permettant de nager à la surface ou dans la masse des eaux de l'océan; ils y jouent le rôle des oiseaux dans Fatmosphère aérienne. Les autres invertébrés marins se meuvent sur le sol sous marin avec plus ou moins de lenteur et quelquefois même y adhèrent d'une manière complète. Dans ce dernier cas^ ils passent toute leur vie sur les points où^ transportés à l'état de larve par le mouvement des eaux, ils se sont rencontrés lorsque la première période de leur existence allait se terminer.
Les gastéropodes rampent au fond de la mer ou sur les corps et les plantes qui s'y trouvent. Ils se meuvent à la faveur de leur pied^ organe constitué par une lame musculaire à laquelle ils impriment des mouvements successifs de dilatation et de contraction.
L'organe de la locomotion^ cbez les lamellibranches^ est une masse charnue, en forme de langue, quelquefois susceptible de s'allonger beaucoup. Ce pied leur sert à tracer un sillon sur le sol ou à s'enfoncer dans le sable ou la vase. Les bucardes ont un pied très long et coudé qui fonctionne comme un ressort et leur (Permet de s'élancer à une certaine distance. Les peignes et les limes ont un pied très petite mais ils peuvent se déplacer par secousses en ouvrant et en fermant leurs valves à plusieurs reprises.
Les deux valves des lamellibranches sont rattachées entre elles par deux ou quatre muscles dont les mouvements ont pour but de les tenir ouvertes ou fermées suivant la volonté de l'animal qu'elles protègent. Les lamellibranches ont deux stations différentes en rapport l'une et l'autre avec la forme de leur coquille. Chez les mollusques orthoconques (op^ç, droit;
xoY/,o;, coquille), ranimai a une station verticale ou peu oblii|ue, les deux valves sont égales, la bouche est en bas et deux tubes, se dirigeant dans le sens opposé, servent, l'un à faire venir l'eau destinée à la respiration, l'autre à rejeter la matière fécale. Ces deux tubes prennent un grand développement lorsque l'animal vit enfoncé dans le sable et dans la vase ou lorsqu'il a des habitudes perforantes; ils contribuent alors à mettre le mollusque en relation avec la surface du sol. Chez les mollusques pleuroconques (^rAEupa, côté; xoy*/o;, coquille), la station est horizontale; les deux valves sont inégales; la bouche est d'un côté, l'anus est de l'autre.
Les échinodermes, lorsqu'ils ne sont pas fixes, rampent à la faveur de petits tentacules qui passent à travers les nombreuses ouvertures dont leur enveloppe est percée; ces tentacules, susceptibles de s'allonger ou de se raccourcir, se terminent par des ventouses.
Dans les rhizopodes, une ou plusieurs ouvertures laissent s'échapper des filaments contractiles, très allongés, plus ou moins ramifiés, servant à la reptation.
J'ai déjà parlé {a7it€, page 51) des mollusques et des animaux perforants que leur destinée retient toute leur vie dans les cavités où ils ont en quelque sorte élu domicile.
Les mollusques des genres Pinna, Gervilia, Avicula, etc., et quelques espèces des genres A?ra et Pecten, sécrètent une substance cornée, élastique, disposée en filaments plus ou moins fins, qu'on nomme leur byssus ([iucio;, lin très fin). Ce byssùs les retient fixés aux corps solides. Un grand nombre de brachiopodes, et notamment tous ceux de la famille des têrébratules, adhèrent aux corps sous marins au moyen d'un pédoncule musculaire qui i>asse à travers un trou pratiqué à Textrémité de leur grande valve. Les cirrhipèdcs de la famille