ORIGINE DES ATOLLS ET DES RÉCIFS BARRIÈRES. H
rapprocbeat tellement de la surface des eaux que leur existence n'est plus possible. Mais si le sol s'affaisse lentement et d'un mouvement à peu près égal à celui dont le récif s'exhausse, les polypiers se troutent toujours recouverts d'une nappe d'eau suffisante. En examinant ce qui doit se passer dans celle circonstance, on arrive à se rendre un compte exact du mode de formation des atolls et des récifs barrières.
no. 1S7.
Dans la figure iTJ, la partie marquée de traits verticaux représente une lie soumise à un affaissement très lent. Les lignes mm, nn, oo^ correspondent aux divers niveaux de l'océan par rapport à cette ile. Les conséquences auxquelles on va é(re conduit seront les mêmes si , au lieu de supposer que rtle s'affaisse^ nous admettons que le niveau de l'océan s'exbausse. Lorsque le niveau est en mm, les masses coralliennes , indiquées dans la figure par de petits traits , forment des récifs côtiers. Quand le niveau est en nn, ces masses coralliennes se sont exhaussées jusqu'en A^ mais n'ont pas recouvert tout l'espace nouvellement envahi par les eaux : j'ai mentionné les circonstances qui s'opposent à leur développement sur cet espace; la figure montre qu'alors on aura un anneau corallien , entourant une lagune qui enveloppera elle même le sommet de l'ile primitive. Enfin , lorsque le niveau sera en oo, l'tle aut*a totalement disparu et se trouvera rem-
iU PRODHOBfB DE GÉOLOGIE.
placée par une lagune; mais Taoneau coralUen^ grâce au trayail incessant des polypiers^ aura persisté et sera venu se placer en B. Eyidemment^ la théorie que Je viens de résumer est également admissible , quelle que soit retendue de la terre ferme et^ par conséquent^ lorsque cette terre ferme forme un continent. Elle peut donc servir à expliquer le mode de formation des récifs barrières.
olitrikatfon fèologlf ae et f éograpbl«ae des kane» 4e eonim. — Pendant les périodes anciennes^ des bancs de coraux ont pu exister dans toutes les mers de TEurope, même jusque sous les latitudes de TAngleterre ; mais ce n'est que pendant la période jurassique qu'ils ont pris une extension comparable à celle que nous leur voyons offrir de nos jours dans les régions équatoriales. Dès le commencement de la période crétacée^ ils ont rapidement perdu de leur importance en Europe et déjà^ pendant la période tertiaire, il ne s'en formait plus en France et dans les régions situées sous la même latitude. Pendant les temps géologiques, la limite septentrionale de la zone des récife coralliens s'est de plus en plus rapprochée de l'équateur ; ce déplacement a été sitrlout la conséquence de l'abaissement de la température à la surface du globe.
Le développement des polypiers coralligènes est borné aux régions inlertropicales ; les deux lignes qui limitent au sud et au nord la zone où ils peuvent vivre coïncident à peu près avec les tropiques, en s'infléchissant, tantôt vers l'équateur sous l'influence des courants froids, tantôt dans un sens opposé sous l'influence des courants chauds. On attribue au gulf-stream l'existence de récifs de coraux autour des Bermudes, bien que ces îles soient situées par 33» de latitude nord.
« Le voisinage des roches volcaniques, regardé comme favo-