DISTRIBUTION DES BANCS DE CORAUX
rableao déyeloppement des polypiers^ ne paraît pas être une circoDStaoce aussi importante qu'on le pensait^ car nulle part ces bancs de coraux ne sont aussi dételoppés que le long des côtes de la Nouvelle Calédonie et du nord est de TAuslralie^ où les roches appartiennent au terrain primaire. En outre^ les plus grands atolls, tels que les iles Maldives^ Chagos^ Marshal^ Gilbert et les iles Basses, ne laissent voir d'autres roches que celles qui constituent les polypiers eux mêmes. M. Darwin fait remarquer que toute la côte occidentale de rAmérique, au nord et au sud de Téquateur, de même que les îles Gallapagos, n'offrent point de bancs de polypiers, malgré Télévation de la température. Dans le voisinage de ces dernières îles, la température a varié de 14'' à 20"; cet abaissement serait dû au courant froid méridional qui longe la côte d'Amérique et qui maintient Teau à 15'',6 au lieu de iS'^fi. La température moyenne de Feau de la mer, autour des lies Basses et des atolls de Taîti, quoique plus éloignée de Téquateur, s'est trouvée'de SS"» ; de sorte qu'une difTérence de S"" dans la température moyenne et une de lO*" dans les températures extrêmes suffisent pour empêcher le développement des polypiers qui construisent les récifs. » ( D'Archiac. )
La côte occidentale de l'Afrique, de même que celle de l'Amérique, est dépourvue de récifs de coraux ; il n'en existe pas non plus dans les lies du centre de l'Océan Atlantique, à l'exception des Bermudes. On en trouve beaucoup dans le golfe Persique et dans la mer Rouge, ainsi que dans cette partie de la mer des Indes comprime entre la côte orientale de l'Afrique et 111e de Sumatra. L'Océan Pacifique renferme un nombre prodigieux de récifs coralliens.
Les récifs de coraux sont également très abondants dans les Antilles et sur la côte occidentale de la Floride. « Grâce aux
146 ' PRODROm DE GÉOLOGIE.
recherches (TAgassiz, on sait à présent que toute la péninsule de la Floride est formée de roches appartenant à notre époque^ et; de pIuS; que ces roches sont surtout composées de bancs de coraux et de coquilles marines. Toutes les parties méridionales
et occidentales de la Floride sont entourées d'une quantité innombrable dlles séparées par des canaux très étroits. Souvent ces îles sont unies entre elles à la marée basse^ ou bien elles s'unissent à la terre ferme par des marécages plats. Ces lies, connues dans le pays sous le nom de keys ( cle£s ), forment des lignes concentriques autour de la terre ferme dont elles ne s'éloignent pas, au maximum, de plus de 40 lieues. Elles ne s'élèvent guère que de 6 à 12 pieds au dessus du niveau de la mer et sont formées, comme la terre ferme, de coraux morts et rejeiés par la mer, et de sables coralligènes, le tout cimenté ensemble par des inlUtrations de carbonate de chaux. Le récif des coraux vivants s'étend parallèlement à la ligne des keys, en suivant les mêmes courbes^ et seulement à une distance qui varie de 2000 à 6000 mètres. Entre le récif et les keys se trouve un canal assez profond pour être navigable ( car il y a de 6 à 7 brasses), et qui communique avec la pleine mer, en un grand nombre de points, par des canaux qui coupent le récif de coraux vivants. Généralement les bancs de coraux formant le récif n'atteignent pas la surface de la mer, excepté sur quelques points où des coraux morts et des sables s'accumulent et commencent à former de petits keys. En dehors des récifs de coraux vivants, vient le gulf-stream, dont la largeur se trouve de plus en plus resserrée par suite de leur extension. » (Maroou.)