CHAPITRE I
OlUGUfl DES ROCHES CARBONÉES ; LEUR MODE DE FORMATION AU POINT DE VUE CHIMIQUE.
Des eomboslibles et des roches carbonées en général. — Origine végétale des combustibles; idées anciennement émises à ce sujet. — Procédés employés dans l'industrie pour la carbonisation du bois. — Expériences de MBI. Fournet, Cagniard de la Tour, Gœppert, Violette, Daubrée , Barouiier. — Transformation , dans la nature , du ligneux en humus et en acide ulmique. — Carbonisation naturelle; la nature n'a pas recours à la chaleur, elle remplace cet agent par le
temps Applications de ca principe. — Rôle joué par la pression
dans la carbonisation.— Métamorphisme des combustibles. ^ Origine du graphite, du diamant et des hydrocarbures.
•m eoaliiuUlilcft et des rocbes carbonées en général. — Sous le
nom de combustibles^ on réunit quelquefois en minéralogie les substances susceptibles de brûler ; à ce titre^ le soufre est un combustible. Mais la désignation de combustibles esl affec-*
i3i PRODROMB DE GÉOLOGIE.
11 me parait naturel d'attribuer au fer carbonate litholde la même origine que pour le fer des tourbières. Lorsqu'il s'est déposé dans les marais où la houille se formait^ il était amené par les sources ferrugineuses^ alors plus abondantes qu'elles ne le sont aujourd'hui ; il provenait aussi de la décomposition des roche» superficielles contenant du fer. 11 s'est accumulé en lits irréguliers, en masses informes, et en rognons dont l'origine a été à tort attribuée à Faction mécanique des eaux. Ces rognons sont quelquefois caverneux et tapissés intérieurement de cristaux lenticulaires bruns, lis sont aplatis; leur cassure présente des zones concentriques; en un mot, ils ont une structure semblable à celle des rognons de fer des marais , mais ils se montrent plus abondants et plus volumineux ; les phénomènes qui s'accomplissaient dans les bassins houillers devaient, plus tard, se reproduire dans les tourbières, mais sur uuQ échelle plus restreinte {Livre XI, chap. m.} Si dans les houillères le fer existe à l'état de carbonate plutôt que d'hydrate, cette difTérence peut provenir de ce que les sources ferrugineuses l'amenaient à l'état de combinaison avec l'acide carbonique. Mais il est probable aussi que l'acide carbonique qui se dégageait de la houille était plus abondant que oelui que la tourbe laisse échapper, et que le passage du fer hydraté à l'état de fer carbonate résultait de cette plus grande abondance de l'acide carbonique autour des débris de végétaux en voie de se transformer en combustible.