‹ Prodrome de géologieChapitre 45 sur 170 · EXPÉBIBNCES DE MM. FOURNET^ CA6NIARD DE LA TOUR^ ETC · texte numérisé non relu

EXPÉBIBNCES DE MM. FOURNET^ CA6NIARD DE LA TOUR^ ETC

e ■■. ronnict, cacnlaHl de la vear, CMcp^rt, Tloictie, Mi«»rée» Muroaucr. — <f Eq 1835 , x> dit M. Fournet , a j'ai été amené à fabriquer artificiellement^ sinon de la bouille^ du moins quelque cbose d'approcbant , en déterminant entre les molécules du ligneux une réaction du -genre de celles que je supposais avoir dû se produire dans la nature. Tout se réduisait à enfermer un morceau de bois dans un tube hermétiquement scellé. Mais on conçoit qu'en procédant ainsi, l'opération n'aurait point eu de terme; il fallait mettre les principes organiques en mouvement, et, pour remplacer le mouvement intestin qu'il m'était impossible d'obtenir a froid , j'ai eu recours à la chaleur. Malheureusement mon tube, qui était en fer, tut troué par quelque pyrite contenue dans le coke dont je m'étais servi pour le chauffer, de façon que mon essai se trouva manqué. Vers cette époque , je fis part de mes idées à M. Cagniard de la Tour qui s*empressa de les mettre en exécution à l'aide des tubes de verre dont le maniement lui était familier. It obtint ainsi une fusion de bois, dont il résulta un bitume accompagné.d'une certaine quantité de gaz » (0.

C'est peu de temps après que M. Gioeppert fit , sur la transformation des fougères soumises à une forte température , les expériences qui ont déjà été relatées (antè, page 25).

En iM8, M. Violette, commissaire des poudres , commença, sur la carbonisation du bois, une série de recherches dont j'aurai tout à l'heure à mentionner les principaux résultats. Il constata notamment que le bois enfermé dans un vase entièrement clos et exposé à la chaleur de 300 à 400 degrés , éprouve une véritable fusion; il coule, s'aglutine et adhère au vase. Après le refroidissement, il a perdu toute texture organique et

(1) Voyez» tome I» page 179, ce qui a été dit sur l'emploi des tubes pour obtenir à la fbis ane température très élevée et une forte pression.

ne présente qu'une masse noire , miroitante et cayerneuse. Il ressemble entièrement à de la houille grasse qui a éprouvé un commencement de fusion.

M. Daubrée s'est également livré à des expériences dont il rend compte de la manière suivante : a En soumettant des fragments de bois à l'action de l'eau surchauffée, je les ai transformés , au milieu même de Teau , en lignite , en houille ou eu anthracite^ selon la température; j'ai obtenu ^ en outre, des produits liquides ou volatils ressemblant aux bitumes naturels et possédant jusqu'à l'odeur caractéristique du pétrole de Bechelbronn. Des fragments de bois de sapin se sont transformés, dans l'eau surchauffée et sous une forte pression, en une masse noire, douée d'un vif éclat, d'une compacité parfaite, ayant, en un mot, l'aspect d'un anthracite [pur, et assez dur pour qu'une pointe d'acier le raye difficilement. Cette sorte d'anthracite , bien qu'infusible , est entièrement granulée sous forme de globules réguliers de diverses dimensions, d'où il résulte clairement que la substance a été fondue en se transformant; elle ne donne par calcination que des traces de substances volatiles ; la matière ligneuse y est donc arrivée à son plus haut degré de décomposition. Cette matière , qui n'est que du carbone très compacte , ne se consume qu'avec une excessive lenteur, même sous le dard oxydant du chalumeau; elle diffère des charbons formés à haute température , en ce qu'elle ne conduit pas l'électricité, non plus que le diamant.»

En 4858, M. Baroulier a imaginé, à Saint-Etienne, un appareil au moyen duquel on peut exposer des matières végétales enveloppées d'argile humide et fortement comprimées à des températures longtemps soutenues, comprises entre 200 et 300 degrés. Cet appareil , sans être absolument clos, met obstacle à l'échappement des gaz et des vapeurs, de sorte que la

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