ANALOGIES BNTRB LES TOURBIÈRES ET LES HOUILLÈRES
Son extension est encore plus faible en Espagne et nulle dans quelques pays qui, t^s que ritalie, se trouvent pourtant dans la zone des bouillères. Prenons pour représenter retendue moyenne des bassins bouillers dans cette zone le nombre qui correspond à la France, en d'autres termes, supposons que la houille occupe un centième de la zone où sa formation était possible, nous arriverons à cette conclusion que la houille recouvre les 2/J500 de la superficie de notre planète. Si Ton admet ensuite que, dans chaque bassin houiller, l'épaisseur moyenne du combustible e^t de 40 mètres, il en résulte que toute la houille appartenant à notre planète formerait, si elle était uniformément répartie à sa surface, une couche de 0",05. Cette évaluation est un maximum, puisque, dans toutes les données qui ont servi de base à nos calculs, npus avons employé les appréciations les plus fortes.
iUMtofict cMrc IC0 tooribièrM et les booiuèree. — En prenant connaissance des faits qui viennent d'être «posés au sujet des tourbières et des houillères, le lecteur a dû remarquer les nombreuses analogies qui existent dans les phénomènes qui ont présidé à la formation de lu tourbe et de la bouille.
a) La houille et la tourbe résultent d'une transformation chimique de végétaux; la tourbe élant moins ancienne que la houille^ cette transformation est, pour elle, moins avancée et moins complète, b) La houille et la tourbe se sont formées, non par voie de charriage , mais sur place ; elles se sont constituées dans des marais ou dans des lacs peu profonds, c) Les végétaux qui ont concouru à la production de la houille et de la tourbe appartiennent presque en tolalilé au groupe des cryp-
compte de la partie du terrain houiller qui est cachée soi» les formatioas ploa i^nte» et dont l'existence Q*a pas encore été constatée par rooservatioo directe.
togames acrogènes; ils croissent indéQniment par le sommet^ tandis qu'ils périssent par la base. Le rôle dévolu aux sphaignes dans les tourbières, appartenait, dans les houillères , aux sigillaires et aux végétaux à racine stigmariée. d) Les tourbières reposent ordinairement sur une nappe de terre argileuse qui rend l^eau stagnante et dont le rôle a été jadis rempli . par les argiles et les schistes du terrain houiller ; les grès de ces mêmes terrains correspondent aux bancs de sable qui alternent avec la tourbe, e) Le fer carbonate des houillères est représenté dans les tourbières par le fer des marais; Tun et l'autre se sont constitués à la suite des mêmes actions physiques et chimiques, f) Dans les houillères comme dans les tourbières actuelles, trois végétations distinctes, jouant chacune un rôle spécial, se sont succédées à plusieurs reprises, g) Les tourbières et les houillères offrent la même distribution géographique. La zone de la tourbe coïncide avec celle de la houille. En outre, chacun de ces combustibles est spécial à une période géologique qu'il contribue à caractériser.
Je viens de décrire, dans ce chapitre, les phénomènes qui ont pré^dé à la formation de la houille et à rétablissement des bassins houillers. Depuis leur dépôt, les bancs de houille et les lits de grès ou de schiste avec lesquels ils alternent ont de plus en plus subi Tinfluence des actions dynamiques" qui s'exercent sur Técorce terrestre. Ils ont peu à peu perdu leur horizontalité primitive; ils ont été brisés, disloqués et contournés dans tous les sens. Fréquemment aussi, la forme et l'épaisseur des bancs de combustible s'est modiGée par suite des pressions inégales qu'ils ont dû supporter. Ces phénomènes postérieurs au dépôt de la houille ont déjà été décrits (voir livre Vil, chapitre i, u et lu}.