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CHAPITRE IV

THiORIB GilTBRALB, AU POINT DB VUB GBOLOGIQUB, DB LA FORMATION DBS GOMBUSTIBLBS BT DBB^ROCHBS GARBONiSS.

Accamalation des débris de végétaux. — Formation des combustibles sar place et par voie de charriage. — Exemples pris dans le delta da Misslssipi. — Forêts de Taxodiam. — Lignite de la Bresse. — Circonstances favorables à la formation des combustibles ou susceptibles d'exercer une influence sur leurs caractères minéralogiques ; effets de l'eau , de la pression , de la température « de la végétation , du climat, de la composition de l'atmosphère et des mouvements du sol. — Origine des hydrocarbures. — Répartition géologique et géographique des combustibles fossiles et des roches carbonées. — Temps nécessaire à la formation d'un amas de combustible.

I dct «ebrif de véffciani- -* La formation de la houille et de la tourbe sont des cas particuliers d'un phénomène général que je vais maintenant étudier dans son ensemble. Les procédés que la nature a mis en œuvre pour accumuler sur un point déterminé les débris de végétaux destinés à se transformer en combustible sont au nombre de deux. Tantôt ces débris ont été transportés plus ou moins loin de leur lieu d'origine et entassés dans les lacs^ à l'embouchure des fleuves et au fond de la mer; tantôt des végétaux, en vertu de circonstances spéciales^ se sont changés en combustible sur la place même où ils ont vécu. En un mot, il y a un mode de formation du combustible par charriage ei un mode de formation sur place ; je vais les décrire tous les deux en empruntant des exemples à l'époque actuelle et aux temp^géologiqueft.

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vorauuioBdMconii^wiUbiMrarpuiec. — La condition essentielle pour que le cbangemeut des végétaux en combustible puisse s'effectuer, c'est que leurs débris soient mis à l'abri du contact de Fair. Par conséquent, dans le cas où des végétaux doivent se transformer en combustible sur place, il faut, pour que cette condition se trouve remplie, que ces végétaux, pendant qu'ils existent, soient plongés en totalité ou en partie dans l'eau ou dans un milieu très humide. Il en est ainsi pour les dépôts tourbe'ux d'origine exclusivement marine ; ces dépôts sont formés de Fucus, d'Ulva et de Zo$tera(i), qui constituent, au fond de la mer , de véritables prairies ondoyant sous l'influence des courants. On conçoit que les Zostera puissent à la longue déterminer des lits plus ou moins épais d'un combustible qui est, d'ailleurs, de mauvaise qualité. Mais la flore marine est excessivement pauvre, surtout en- végétaux ligneux ; les arbres, don t les tiges et les branches concourent a la formation des combustibles ne vivent pas au fond de l'océan et ne peuvent croître que sur le sol émergé. De cette nécessité, connbinée avec la condition essentielle de la présence de l'eau, on en conclut que, chaque fois qu'il y a formation de combustible sur place , le phénomène s'est effectué dans des dépressions lacustres ou marécageuses et a exigé une végétation particulière. C'est ce que nous venons de constater en recherchant dans quelle circonstance la houille et la tourbe s'étaient produites. Ces deux combustibles ne sont peut être pas les seuls qui

{{) Les Zoêtera sont des monocotylédonées de la famille des naiadées; elles Croissent submergées sur l^s côtes de presque touU*s les mers; leur tige rampante porte des feuilles linéaires, rubtnnées, engainantes à leur base. L^s feuilles des Zostera marina sont employées comme engrais et pour les emballages. Quant aux Uloa^ Fucus, etc., ce sont des cryptogames dont les foVroes varient beftocoop ^ <l0Dt.U ttroctiire est toujours celluiaire. •

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