EXEMPLE PRIS DANS LE DELTA DU MISSISSIPI
émergement da sol pendant Tépoque où ce combustible se formait.
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I «e la srMM. — Chaque année ^ au printemps, lors de la tonte des neiges du nord, le Mississipi déborde. A partir de sa Jonction avec le Missouri, ses eaux accnies parcelles de ses 1500 affluents, sont surchargées de matières terreuses à tel point qu'on le prendrait pour un courant de boue. En même temps, le fleuve charrie d'énormes radeaux et un nombre prodigieux détrônes isolés; tantôt ceux-ci suivent les courants de la surface et menacent les navires qui remontent le fleuve, tanlAt ils flottent à la dérive et vont battre en brèche les levées destinées à prévenir les inondations. Les arbres flottants sont quelquefois arrêtés par divers obstacles , tels que les tles et les basfonds; ils forment alors des rafis ou radeaux qui embrassent toute la largeur du fleuve, et fluissent par constituer un sol mobile sur lequel d'autres arbres peuvent croître. En i835, l'Etat de la Louisiane dut prendre des mesures pour détruire un rafl qui entravait la navigation sur FAtchafalaya, une des branches du Mississipi; ce raft avait déjà, en 4816, près de quatre lieues de longueur et, depuis lors , son étendue n'avait pas cessé d'augmenter.
Les arbres charriés par le Mississipi sont en majeure partie déposés dans le golfe du Mexique près de l'embouchure de ce fleuve; quelques uns ont un plus long parcours; ils sont saisis par le gulfstrcam qui les transporte dans l'Océan Atlantique et les pousse même sur les côtes de la Norv^ège et de Vlslande. T6t ou tard, ils doivent être abandonnés par le courant marin qui les entraîne, puisque celui-ci, comme tous les cours d'eau, tend à rejeter sur ses rives les corps légers qu'il charrie ; d'ailleurs,
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le bois» en 86 pénétrant d'eau^ devient plus lourd et tend à se diriger vers les profondeurs où le courant n'est plus sensible. Si nous suivons dans son voyage un des arbresainsi transportés par le Mississipi dans le golfe du Mexique, nous le verrons finir par être rejeté en dehors du courapt ; il s'arrêtera au fond de la mer sur un point où d'autres arbres, pour lesquels les mêmes circonstances se pi*oduiront, viendront le rejoindre. On conçoit que des forêts entières puissent ainsi être transportées par lambeaux au fond des laqs ou des mers, s'y accumuler en amas considérables, puis, par suite d'un changement dans la direction des courants, se recouvrir de sable et de vase et se transformer lentement en combustible.
Les exemples que l'on peut observer d'uqe ^cpumulalico de combustible par charriage sont très rares pour Tépoque actuelle, parce que la presque totalité des dépôts de lignite de formation récente est encore sous les eanx. On peut piler pourtant le lignite ou bois fossile désigné en Islande sous le nom de surtarbt'Oiidur. On eu connaît, au fond de la baie de Yirki , un amas de 110 mètres de long sur 12 d'épaisseur; il est composé de plusieurs couches ondulées, intercalées entre des roches d'origine volcanique. Cet amas est recouvert d'une nappe basaltique de trente mètres d'épaisseur. Le bois est quelquefois à peine altéré et peut être employé pour la construction ; mais, d'autres fois, le voisinage des roches volcaniques a eu pour résultat de le transformer en lignite piciforme et même en une sorte d'anthracite. Le surtarbrandur a été formé par charriage; le bois dont il se comppse est, en bonne partie, venu de loin; la végétation rachitique de Tlslande n'a fourni que quelques troncs de bouleaux. Le gulf^stream apporte les troncs d'une espèce d'acajou ne croissant que dans les contrées qui entourent le gplfe du Mexi(|(;e; c^ tro.pcs spnt