CIBCONSTANCES FAVORABLES A LA FORMATION, ETC
percés de tarets qui ae vivent que dans tes mers da nord. Les easenees qiie V<m rencontre le plus fréquemment sont les cooifëres et les bouleaux qui sont transportés par les fleuves de la Sibérie, traversent TOcéan Glacial et n'arrivent qu'après s'être dépouillés^ en se heurtant contre les glaces, de leurs rameaux, de leurs racines et de leur écorce.
Un exemple , plus ancien que celui que je vieas de ^iier, d'ane accumulation de combustible par charriage nous est fourni par le ligmte et le bois fossile exploités dans la Bresse et dans le Dauphiné. J'ai déjà mentionné le lac qui occupait toute la dépression bressane (tome 1, page 3Sf ). Be nombreuses forêts recouvraient la région dont ce lac était entouré, et leurs débris, entraînés dans ses eaux, devaient par la suite se trans«former en combustible. L'origine de ce combustibte est accusée parla manière dont les racines, les branches et les troncs d'arbres gisent pête-méte dans les. argiles avec lesquelles te combustible alterne. Des galets et des cailloux roulés, des coquilles fluvialites et lacustres, des ossements de maramitëres que Ton rencontre ça et là, démontrent l'exislonce du phénomène de charriage dont la formation du li^^nite a été la «on* séquence ; ils achèvent de convaincre que les arbres qui -sont aojounl'huî plus ou moins changés en conobustiMe ne se troyvent pas sur la place où ils ont vécu.
tovoniMet à ta fonnattoii ««• eoMlHwilMfli ou fMH
La nature d'un combustible dépend d'abord de l'état où se trouvaient tes débris de végétaux qui ont concouru à sa formai tion lorsque leur enfouissement s'est opéré. Nous avons vu, en efiet, que les végétaux ont pu, avant leur enfouissement, tubir un commencement de carlxmisation dont le passai
de la tourbe à Tacide ulmique nous fournit un exemple. Evidemment les débris de végétaux, ainsi appauvris d'une partie de leur oxygène et de leur hydrogène, donneront origine à des combustibles moins riches en principes bitumineux que ceux qui auront été immédiatement enfouis dans le sol et mis, d'une manière absolue, à Tabri du contact de l'oxygène de l'air. Peut-être est-ce dans cette circonstance qu'il faut chercher en partie l'explication de la différence qui existe entre les diverses variétés soit de houille, soit de lignite, et même entre la houille proprement dite et l'anthracite.
Influence de l'eau. — 11 est absolument nécessaire que les débris de végétaux soient immédiatement reçus dans l'eau ou enfouisdans le sol pour que leur transformation en combustible puisse s'effectuer ; si l'une ou l'autre de ces conditions n'est pas remplie, les débris de végétaux se changent en substances gazeuses qui se répandent dans l'atmosphère et en terreau ou en acide ulmique destinés à disparaître à leur tour. L'eau, si nous en jugeons par le phénomène du tourbage^ agit encore plus favorablement dans le sens de la transformation des végétaux, lorsqu'elle est stagnante et peut se pénétrer de substances antiseptiques. Cet état de la stagnation plus ou moins complète de l'eau existe ou a existé dans les marais où se produit la tourbe, dans les dépressions marécageuses où la formation de la houille s'est opérée et dans les profondeurs des lacs ou des mers où les débris de végétaux aujourd'hui transformés en lignite ont été entraînés.
Influence de la pression.— La pression exercée sur un amas
-de végétaux est déterminée soit par la nappe d'eau au fond de
laquelle ces végétaux se sont accumulés, soit par le sable, le
limon et le gravier qui viennent le recouvrir en bancs plus
ou moins épais. Cette pression a d'abord pour effet de favoriser
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ia transformation des végétaux parce qu'elle rapproche les unes des autres les molécules dont ils se composent ; elle empêche que les substances gazeuses résultant de la formation du combustible disparaissent; elle ne permet pas, enfin, à Tair atmosphérique d'arriver au contact du combustible.
Influence de la tempérahire. — Les expériences que j'ai relatées au commencement du premier chapitre font voir que la chaleur est favorable à la carbonisation des végétaux, lorsque cette carbonisation s'opère envase clos. Mais,dansla nature, toute communication entre l'atmosphère et la masse végétale en voie de se carboniser est rarement interrompue d'une manière complète pendant les premiers temps qui suivent l'enfouissement des débris de végétaux. Si la température de l'atmosphère ou celle du sol sont trop élevées, la décomposition des débris de v^étaux s'etTectuera d'une manière rapide et sera terminée avant que l'arrivée de nouveaux sédiments les ait mis à l'abri du contact de l'air en les recouvant d'une nouvelle nappe. Il 8e produira le même effet qui se manifesterait dans la fabrication du charbon en meules si on n'arrêtait pas la combustion du bois au moment convenable. Aussi , la formation du combustible n'a-t-elle pu avoir lieu que sur les points et pendant les époques où la température était relativement basse. Les tourbières et les bassins houillers n'apparaissent qu'à une certaine distance de la zone intertropicale, et, s'il existe des gisements de lignite dans le voisinage de l'équateur, c'est que ce lignite s'est formé au fond de l'océan où la température est toujours très basse.
Influence du temps. — La nature n'a pas eu recours, dans la formation des combustibles, à la chaleur, puisque l'intervention d*une température plus ou moins élevée est, dans les circonstances ordinaires, une condition défavorable à cette
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âlO "PirODROHE f>Ë GÉOLOGIX.
formation. D'ailleun, même en admettent que des débm Me Tégétaax soient enfouis immédiatement après leur destruction > la source de chaleur dont la nature peut disposer se trouve à une grande profondeur dans Tintérieur de Técorce terrestre ; nous avons vu qu'elle remplace par le temps Taction résultant d'mie haute température.
Infttifence de la végétaiton. — Quoique Tétat imparfait de nos eotanaissances vk nous permette pas d'apprécier à sa jaste valeur l'influence bxercéepar la nature des végétaux sori'ospect et les ^caractères minéralogiques d'un combustible, cette inDuence ne nous en parait pas moins incontestaMe. Evidemment, les circonstances restant les mêmes, un combustible exclusivement formé de troncs de conifères diflërera, tom un ràppbrt dn sous un autre, de celui qui proviendra de mousses, de sigillaires, etc. Plus tard, j'aurai à m'occuper des transformations successives de la flore à la surface du gtobe. Ici, je dois me borner à indiquer sommairement quels sont les végétaux dont les débris, à chaque époque, ont concouru à la formation des combustibles. Ces végétaux, pendant toute la période patéozoïque, appartenaient exclusivement au groupe des cryptogames arborescentes. Pendant la majeure partie de la période mésozoîque , c'étaient des gymnospermes, conifères et cycadéés; on a proposé le nom de stipiie pour des combustibles du terrain jurassique qu'à tort ou à raison on présume formés de troncs ou stipes de cycadéés. Pendant la période crétacée, les angiospermes ont commencé à se montrer à la surface du globe et à participer, avec les gymnospermes, à la formation des combustibles. Enfin, de nos jours, le rôle jadis rempli par les sigillaires a été dévolu aux humbles végétaux de la famille des mousses et surtout du genre Sphagnum.
J'ai suffisamment indiqué comment le mode de Tégétation