‹ Prodrome de géologieChapitre 61 sur 170 · TEMPS NÉCESSAIRS A LA FORMATION DU COMBUSTIBLE. SU · texte numérisé non relu

TEMPS NÉCESSAIRS A LA FORMATION DU COMBUSTIBLE. SU

des plantes exerçait une grande kiBuence sur le caractère des eombustibles. Je n'ai pas bemn 4'ajouier qu'à cqndiUons égales, TatKHidance du combustible accumulé sur un point donné dépend de la richesse de la végétation dans la contrée et à répoque où il s'est formé.

Influence du climat, de la composition de faimasphêre et des motwements du sol. — Le climat exerce une influence considérable sur la formation des combustibles puisque^ comme nous Tarons constaté^ les gisements de tourbe et de bouille sont concentrés dans une zone qui ne commence que vers le 40* degré de latitude nord ou sud et se prolonge ensuite vers Tun on Tautre pôle. On peut conclure de là que les climats chauds ne sont pas favorables à la production des combustibles.

Un climat pluvieux favorise doublement la formation des combustibles. Dans les pays et lors des époques dont le climat est pluvieux^ les dépressions marécageuses qui sont fréquent^ ment le siège d'une production de combustible, doivent gagner en nombre et en étendue. Des pluies abondantes donnent plus d'énergie aux phénomènes de transport et plus de puissance aux amas d'argile, de sable et de gravier qui, en recouvrant les débris de végétaux, exevceot une forte pression sur eux et les mettent à l'abri du contact de l'air atmosphérique.

Les mouvements du sol, lorsqu'ils sont dirigés de haut en bas, et «nrtout lorsqu'ils se produisent dans le voisinage de la mer, ont pour résultat de déterminer l'arrivée de sédiments qui concourent également à préserver les débris de végétaux du contact de l'atmosphère.

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Lorsque le convbustible se censlîtuesur place, le temps néoes. saire à sa formation varie beauccmp; il dépond nolainmcntile

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l'énergie des agents de transport et de rétendue des forèlB couTrant les régions qui environnent le point où s'accumulent les débris de végétaux. Des évaluations plus précises peuvent être indiquées lorsqu'il s'agit d'un combustible formé sur place ; du moins, ces évaluations sont alors resserrées entre certaines limites qu'il est facile d'établir une fois que l'on s'est fait une idée de l'origine de ce combustible. Jusque dans ces derniers temps^ on a donné des appréciations beaucoup trop fortes relativement à la longueur du temps qu'a exigé la formation des combustibles. On a calculé, par exemple , que , d'après la quantité d'acide carbonique actuellement contenue dans l'atmosphère et la végétation de nos forèls , certaines couches de houille auraient exigé 500000 ans pour se constituer et que toute la période houillère aurait eu une durée de neuf millions d'années. Je ne puis admettre ces évaluations; on sait, en eflTet, par des expériences directes et des calculs, qu'un hectare d'une forêt de haute futaie de iOO ans, réduite à Tétat de houille, produirait une couche de 15 milUmètres d'épaisseur : il ne faudrait donc que 6660 ans pour la production d'une couche d'un mètre d'épaisseur, ce qui , pour un bassin houil- 1er dont toutes les couches de combustible réunies auraient une puissance totale de 40 mètres, correspondrait à une durée de 266400 années, nombre auquel il faudrait ajouter celui qui représente le temps qu'a exigé le dépôt des roches détritiques avec lesquelles la houille alterne. Après cette addition, on aurait un nombre représentant approximativement la durée de la période houillère. Ce nombre serait certainement bien moins élevé que celui de neuf millions d'années qui vient d'être indiqué; mais nous allons voir qu'il serait encore trop fort, ce qui démontre combien est exagérée l'idée que Ton se fait de la durée des temps géologiques.

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