‹ Prodrome de géologieChapitre 7 sur 170 · TÉGUMENTS ET PIÈCES CORNÉES DES ANNELÉS · texte numérisé non relu

TÉGUMENTS ET PIÈCES CORNÉES DES ANNELÉS

entre 48 et 60 pour cent. Les proportions de principes terreux Tarient non seulement d'une espèce à l'autre , mais aussi pour les diverses parties de Tenveloppe d'un même individu ; aussi existe-t-il des espèces dont on ne trouve que la carapace dorsale j d'autres , les pinces , etc. Les crustacés du genre Pagurus, vulgairement désignés sous le nom de Berriard fkermite, ont l'abdomen mou ^ et , pour le proléger, ils se logent dans une coquille dont ils chassent l'habitant et qu'ils traînent après eux y ne montrant que leurs pinces antérieures qui sont presque les seules parties de leur corps aptes à se fossiliser.

Les Cypris sont des crustacés de très petite taille , parfois presque microscopiques. Leur corps est contenu dans une carapace formée de deux valves qui peuvent Couvrir et se fermer au moyen d'une charnière. Ces valves se montrent en telle abondance dans certaines strates que celles-ci sont désignées sous le nom de calcaire ou de marnes à Cypris.

Les parties dures de cirrhipèdes se rapprochent beaucoup par leur composition, en majeure partie calcaire, des coquilles de mollusques; aussi leurs conditions de fossilisation sont-elles les mêmes. C'est parmi les cirrhipèdes pédoncules, près des anatifes^ que l'on s'accorde maintenant, après une longue discussion , à placer les animaux auxquels appartenaient les Aptyckus. Les aptychus se présentent sous la forme de deux lames subtriangulaires , un peu concaves , à surface tantôt lisse , tantôt marquée de gros plis plus ou moins réguliers et parallèles.

Les annélides tubicoles sécrètent des tubes où l'animal peut se cacher complètement. Ces tubes sont calcaires dans les genres SerptUa, Spirorbis, etc.; dans le genre Terebella , ils consistent en une membrane que des grains de sable aglutinés Tendent plus solide.

Les débris d'insectes sont très rares à l'état fossile. Cette rareté s'explique par le milieu où vivent ces animaux, presque tous à respiration aérienne , par la fi*agilité de leurs organes, et par la faible quantité de chitine et de matières terreuses qui entrent dans la composition de leurs parties tégumentaires. Les débris d'insectes n'apparaissent que sur les points où des circonstances exceptionnelles ont déterminé leur conservation. On rencontre , dans le terrain lacustre de l'Auvergne , des couches de plus de deux mètres d'épaisseur, con^ stituées en majeure partie par des induses. Les induses se présentent sous la forme d'étuis dont les parois résultent de l'aglutination de grains de sable , de petites coquilles d'eau douce et de menus fragments de végétaux. Ce sont les enveloppes des larves de phryganes, insectes névroptères qui ressemblent beaucoup à des phalènes.

Oo^ttlilcf «I parties daret «et moUoMiaei. — PreS(|Ue tous les mollusques vivent dans l'eau, c'est à dire dans le milieu où s'effectue la formation des strates; il n'est donc pas étonnant que leurs débris existent en si grand nombre dans les terrains sédimentaires. D'ailleurs, la composition de leurs parties dures, presque toujours très riches en carbonate de chaux , est on ne peut plus favorable à leur fossilisation.

Les mollusques sont raremtmt nus. Ordinairement, une enveloppe extérieure ou coquille les recouvre et les protège. Les espèces du genre Phorus, formé aux dépens des Trochtis, possèdent même la propriété d'aglutiner, autour de leur coquille, des corps étrangers; elles se fabri(|uent ainsi, au moyen de graviers et de fragments de coquilles ou de coraux, une seconde enveloppe, dont les divers éléments sont quelquefois disposés avec un certain ordre.

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