‹ Prodrome de géologieChapitre 77 sur 170 · POISSONS · texte numérisé non relu

POISSONS

houiller de Goalbrook-Dale (Angleterre) et de Saarbrûck, où Ton a recueilli des ailes de névroptères et des élytresde coléoptères. Le terrain houiller des environs de Prague ( Bohème ) a fourni une empreinte de scorpion fossile. Depuis le terrain houiller jusqu'aux formations les plus récentes^ des strates arec empreintes d'insectes, de myriapodes et d'arachnides se montrent à divers intervalles ; les strates renfermant ces em« preinles sont celles dont le dépôt s'est effectué dans des conditions spécialement favorables à la conservation des débris de corps organisés.

Le développement des insectes a été nécessairement influencé par cchii du règne végétaL Les forêts des périodes paléozoîque et mésozoïque étaient exclusivement formées de cryptogames et de conifères; elles n'ont pu évidemment abriter des insectes ne vivant que du suc des fleurs à corolle grande et colorée.

C'est à la partie supérieure du terrain silurien qu'appartient la roche qui a fourni l'exemple le plus ancien de l'existence des poissons à la surface du globe. Près de Ludlow^ en Angleterre, il existe^ à la jonction des terrains silurien et dévonien, un lit qui n'a que quelques centimètres d'épaisseur et qui s'étend sur une longueur de 70 kilomètres, jusque dans le Gloucetshire. Ce lit est formé de fragments roulés d'os de poissons appartenant pour la plupart à l'ordre des placoïdes.

Tous les étages, depuis le terrain silurien jusqu'au plus récent, renferment des débris de poissons, ce qui démontre que ces animaux n'ont jamais cessé de faire partie de la faune marine ; lorsqu'on étudie leur mode de répartition, on observe les faits suivants.

L'ordre des téléostéem^ comprenant les poissons dont l'or*

ganisalion est la moins parfaite^ n'apparaît que vers la Gd de la période crétacée^ augmente rapidement dimportancc et forme la presque totalité de la lauae ichtbjologiquL actuelle.

Les ganoîdes, dont font partie Testurgeon et les poissons i formes anormales de la période paléozoïque, commencent a\e. réta<^e dévonien, atteignent leur maximum de développemen' pendant la période jurassique et^ depuis lors^ sont en décroissance.

Lesplacoîdes, qui ont pour types la raie, le requin, etc., e! qui, sous le rapport de leur organisation, sont les plus ék\ii de tous les poissons dans la série animale, se sont montrés l* ' premiers à la surface du globe ; ils datent, ainsi qu'on \ieii! de le dire, de la On de la période silurienne. Cet ordre a acqii> son maximum d'importance dès la période carbonifère ; deI)U^ lors , à part quelques oscillations, il parait être en décrci:isance.

Tous les poissons antérieurs au lias, osseux ou cartilagineux sont hétérocerques ( sauf les genres sans nageoires candales ] : depuis et y compris le lias, tous les poissons osseux ( sauf di très rares exceptions } sont homocerques 0).

sepuiM. - Dans l'état actuel de nos connaissances, la premier: apparition des reptiles remonte à la période dévoniemie siiptrieure ; elle est attestée par la découverte faite près d'Elgin, do:^ le terrain dévonien supérieur du Moraysbire, d'un squelct^

(1) Dans les ^oissont^ homocerques (6|ià; , semblable; xifuo; , queue) . ^ nageoire caudale^ exclusivement composée de rayons, esttantdt simple, Uitôt également divisée ; la colonne vertébrale ne se prolonge dans aocu nulobes. Dans les poissons hétérocerques (sTepoç, autre ; xépxo; , queae}, tcl> «r le requin et l'esturgeon , la queue est inégalement bilobée, et se prolonge iLi : le lobe supérieur qui est dominant.

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iaconiplet d'uQ reptile qui n'avait que 15 centimètres de longueur. Ce reptile a été désigné sous le nom de Telerpeton Elginense; le docteur Mantell n'a pu décidersi c'était un petit lézard terrestre ou un batracien d'eau douce ressemblant aux salamandres; peut-être ses caractères en faisaient un animal intermédiaire entre les sauriens et Jes batraciens. La même carrière où a été rencontré le Telerpeton avait fourni^ une année auparavant! c'est àdire en i85i, une plaque de grès portant 34 empreintes de pas d'un quadrupède. Ces empreintes sont disposées par paires^ en deux séries parallèles et séparées les unes des autres par une distance telle qu'on peut évaluer que l'animal qui les a produites avait une enjambée de 40 centimètres ; elles ont été attribuées à un reptile à respiration aérienne, ainsi que celles qu'on a découvertes, en Pensylvanie, dans un schiste rouge très ancien que les géologues américains rattachent au ieirain dévonien supérieur ou au terrain carbonifère inférieur. Les reptiles étaient encore peu nombreux pendant les périodes carbonifère et houillère; on ne connaît encore qu'un très petit nombre d'échantillons recueillis dans les terrains correspondant à ces périodes. On a découvert dans les schistes bitumineux (terrain carbonifère) de Munsterappel, dans la Bavière rhénane, une vague empreinte de 16 lignes de longueur, sur laquelle H, de Mejer a établi son Apaieonpedestris, en supposant que cet animal était voisin des salamandres. Le bassin houiller de Saarbruck a fourni les .squelettes de trois espèces distinctes de reptiles appartenant au genre Archegosaurvs ; \îi plus grande avait près d'un mètre de longueur. Enfin on a signalé, dans les couches houillères Je Pensylvanie, des empreintes de pas se rattachant au type Cheirotherium. Les reptiles augmentent en nombre pendant la période permienne; pendant la période mésozoïque, leurs espèces sont si nombreuses.

si variées de formes^ que Toa considère avec raison cette période comme ayant été le « règne des reptiles, > tandis que la période paléozoîque avait été le a règne des poissons, i» A dater du commencement de la période teriiaire^Ia faune des reptiles perd de son importance; sa décroissance est rendue plus sensible par le développement de la faune des mammifères et des oiseaux.

On a découvert dans le trias et^ plus récemment, dans le terrain dévonien, des empreintes de pas qui rappellent la forme des pieds de tortue plus que celle des pieds d'autres reptiles ; mais ce n'est que dans le terrain jurassique que Ton a trouvé les plus anciens débris donnant la preuve certaine de l'existence des chéloniens. Les restes d'ophidiens manquent absolument dans tous les terrains antérieurs à la période tertiaire et sont même très rares dans les formations correspondant à cette période. Les batraciens ne datent que du dépôt du terrain falunien; on voit que la première apparition des batraciens, des ophidiens et des chéloniens est relativement récente ; si l'on tient compte de leur extension pendant l'ère jovienne, on peut dire qu'ils sont en voie de développement.

L'ordre des saitrienSj qui a pour types le lézard, le crocodile, est, après les labyrinthodontes, le plus ancien de tous ceux dont se compose la classe des reptiles ; il compte encore des représen* tants dans la faune actuelle. Peu après sa première apparition, qui date de la période permienne (Protorosaurus Speneri, des schistes cuivreux de Thuringe), l'ordre des sauriens a pris une extension sans cesse croissante jusqu'à la période jurassique ; alors il a offert des espèces très nombreuses et souvent reniar(|iiabies par leur forme ou leur taille gigantesque. Î3e[»urs \i\ ï^ériode jurassique, qui a vu son maximum de déve* loppeisicat^ Tordre des sauriens est en voie de décroissance.

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