OISEAUX
Occupoiis-iious maintenant de trois ordres de reptiles qui sont spéciaux aux temps géologiques et dont aucun n'a été représenté pendant la période tertiaire.
l« ptérodactyles commencent avec le lias [Ramphorhyn-chiis macronyx du lias de Lime Régis) et finissent avec la craie blanche {Pterodactyhis giganteus, à Maidstone, en Angleterre).
L«s énaliosauriens comprennent deux familles : les simosauriens et les ickthyosatiriens. Les premiers sont spéciaux à la période triasique ; les seconds (Ichthyosaurus, Plesiosaurtis, Pliosaurus) commencent avec la période liasique et atteignent, dès ce moment, leur maximum de développement; ils sont ensuite en décroUsance et disparaissent vers le milieu de la période crétacée.
Xes labyrinthodontes forment un ordre intermédiaire par ses caractères entre les sauriens et les batraciens ; ils ont eu dans la période dévonienne leur première apparition [Telerpeton Elginense ) ; très abondants pendant la période triasique, ils n'étaient plus représentés, lors du dépôt du lias, que par une seule espèce, le Rhynosaurus Jasy-Kovi, recueilli dans le gouvernement de Simbirsk.
mÊÊtmwi. — Quelques unes des empreintes de pas signalées par M. Hitchcock dans le grès rouge du Massachussetts paraissent bien avoir été produites par des oiseaux ; c'est donc à la période triasique qu'il faudrait faire remonter la première apparition de cette classe. (0 Les traces de l'ancienne existence des oiseaux
(i) Quelques pHléontologistes se refusent à voir dans ces empreintes les traces de pas d'oiseaux ; je ^ais énumérer les faits sur lesquels on peut s^appo^er pour être autorisé à reconnaître en elles des omithichnites.
les traces de pas signalées par H. Hitchcock sont composées dé trois !mpressioDs comme celles que feraient les trois doigts d'un oiseau , la médiane étant la plu? longue* La plupart de ces impressions montrent le même nombre
chés à quatorze espèces différentes et aux genres Triconodon, Spalacotherium et PlagiatUax; ces diverses espèces offrent, dans leur organisation^ des traits de ressemblance avec celles qui viennent d'être cftées.
On n'a pas encore découvert^ dans les terrains antérieurs à la série tertiaire^ de débris de mammifères autres que ceux dont je viens de parler. Ces débris^ jusqu'à présent^ manquent d'une manière absolue dans le terrain crétacé. Les mammifères représentés par les restes recueillis dans le trias et le terrain jurassique ont été en quelque sorte les avant-coureurs et les espèces prophétiques de la faune mastozoïque qui a joué un rôle prépondérant pendant la période tertiaire^ considérée avec raison comme ayant été le a règne des mammifères. »
Comparons maintenant entre eux les divers ordres de mam« mifèresj en ne tenant pas compte toutefois des données qui nous sont fournies par les débris antérieurs à la période tertiaire ; nous avons vu^ en effets qu'il existe encore beaucoup d'incertitude relativement à la place qu'il faut accorder^ dans la classe des mammifères^ aux animaux représentés par ces débris.
Des débris appartenant incontestablement à des didelphes ont été rencontrés en petit nombre dans le gypse de Mont* martre et dans les assises correspondantes du midi de la France ; il en a été recueilli aussi dans le terrain miocène inférieur de l'Auvergne. On n'en cite pas dans le terrain pliocène. Us sont très nombreux dans le terrain diluvien^ mais seulement en Australie ; dès le commencement de l'ère jovienne^ les didelphes avaient, par conséquent, le même mode de distribution géographique que de nos jours.
Ce que nous venons de dire des didelphes est également applicable aux édentés. Ils ne sont représentés ^ dans le ter-