‹ Prodrome de géologieChapitre 82 sur 170 · PÉRIODE PALÉOZOÏQUE · texte numérisé non relu

PÉRIODE PALÉOZOÏQUE

mort de im période paiéoxoiQoe — Le a règne des acTOgèncs » commence avec la première apparition des végétaux terrestres et finit avec le dépôt des dernières strates permiennes. D'après cel^^ il correspond à la période paléozoîque ; toutefois, le terrain cumbrien n'a fourni jusqu'à présent aucun témoignage direct de l'existence de végétaux terrestres pendant qu'il se déposait. En rattachant la période cumbrienne au o règne des acrogënes, » on escompte en quelque sorte de futures découvertes qui démontreront sans doute que des cryptogames arborescentes croissaient déjà, pendant cette période, à la surface du globe. Il est naturel de penser que, si la flore cum* brienne nous était connue, elle se présenterait à nous avec les mêmes caractères que la flore paléozoîque tout entière.

Pendant la période paléozoîque, la flore était d'une grande pauvreté. En 1849, M. Ad. Brongniart, en faisant l'énumération des espèces appartenant à cette période, en comptait 500 seulement. Des découvertes postérieures au travail de M. Âd. Brongniart ont accru et accroîtront encore ce nombre, mais elles ne le rendront jamais assez grand pour nous permettre de penser que la flore paléozoîque était aussi riche que la flore actuelle. Les botanistes portent à 6000 le nombre des espèces phanérogames croissant aujourd'hui en Europe. Sans doute, toutes les plantes de la période paléozoîque n'ont pas laissé de traces de leur existence et ne pourront être inscrites dans nos catalogues; mais il faut observer que l'énumération faite par M. Ad. Brongniart comprend des plantes de plusieurs pays et de plusieurs époques dont chacune a duré plus longtemps que l'époque actuelle.

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Non seulement les espèces dont se composait la flore paléozoïque étaient très peu nombreuses , mais, en outre, les types auxquels elles se rapportaient offraient peu de variété. Cette uniformité se retrouvait dans leur distribution géos^raphique; les mêmes espèces, ou du moins des espèces voisines, croissaient en même temps dans le sud de l'Europe et au Spilzberg, où régnaient comme aujourd'hui des nuits de deux mois.

Parmi les autres caractères de la flore palcozoïque, Je signalerai: Tabserice complète des dicotylédonées angiospermes; — Tabsence presque complète des monocolylédonêes; — l'abondance des conifères ; — la prédominance des cryptogames acrogènes et surtout des fougères; l'abondance des fougères était en relation avec la constitution topographique et le climat de la période paléozoïque ; — la forme arborescente des cryptogames; — le développement des végétaux à racine stigmariéc; — Texistence de formes anormales, telles que les aslérophyllites, les annularias, les sigillaires, etc. Quant aux formes les plus remarquables de la flore paléozoïque, je les ai déjà décrites dans un des chapitres précédents. (Voir pages i76 et suivantes.)

e la période paléozoïque. — La période paléozoïque a vu le « règne des poissons. » Pourtant, le témoignage le plus ancien de l'existence de ces animaux ne remonte pas plus haut qu'à l'époque du dépôt du terrain silurien. En faisant commencer le c règne des poissons » avec la période paléozoïque. Je m'appuie sur les mêmes motifs que je viens d'invoquer pour m'auloriscr à considérer cette période comme ayant été le a règne des acrogènes. » Ce que Ton sait sur le mode de répartition des animaux pendant les temps anciens et sur l'aspect général de la surface du globe lors de la période

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